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Relire Michael Knox BERAN: « Pathology of the elites » (Pathologie des élites)

La « tyrannie de l’imagination sociale »

Né en 1966, à Dallas, Michael Knox Beran a étudié à l’ Université de Columbia, de Cambridge et de Yale. Avocat et écrivain, il a notamment écrit:

  • The Last Patrician: Bobby Kennedy and the End of American Aristocracy, St.Martin ‘s Press (New York, NY), 1998.
  • Jefferson’s Demons: Portrait of a Restless Mind, Free Press (New York, NY), 2003.
  • Forge of Empires, 1861-1871: Three Revolutionary Statesmen and the World they Made, Free Press (New York, NY), 2007.

Il est contributeur à des périodiques, notamment le Wall Street Journal, le New Yorker, le National Review et George. Auteur de divers articles et rédacteur en chef du City Journal (New York, NY)

Nous vous proposons, dans le prolongement de notre publication,

https://metahodos.fr/2020/12/28/la-trahison-des-chefs/ et également sur la suggestion de Maxime Flauw,

un article présentant l’ouvrage de Michael Knox Beran: « Pathology Of The Elites » (Pathologie des élites)

Le sujet de l’ouvrage : « Ils sont au pouvoir et ils s’occupent de tout. Ils savent mieux que personne ce que veut le peuple. Les élites qui nous dirigent profitent de l’État et de l’argent public pour nous faire croire qu’ils veulent notre bien »

ARTICLE

Pathologie des élites , Michael Knox BERAN

Aleps – Bogdan Calinescu

L’auteur de Pathology Of The Elites est un essayiste renommé qui écrit régulièrement dans le City Journal, le magazine édité par le Manhattan Institute et aussi dans le Wall Street Journal ou la National Review.

C’est un conservateur cultivé qui réfute toute forme d’idéologie. Il considère que ceux qui nous dirigent sont tout simplement des élites avides de pouvoir pour lesquelles nous ne sommes qu’un groupe social à satisfaire. Ces élites ne nous voient pas comme des individus (elles n’en ont aucun intérêt). Nous sommes un groupe, une masse qu’il faut conduire et satisfaire. Ceux au pouvoir ne voient que leur propre intérêt : profiter et se faire réélire. Pour cela, ils doivent nous satisfaire. Peu importe si c’est bien ou non.

Ils font preuve de compassion à notre égard et accusent des bouc-émissaires imaginaires (les riches, le libéralisme, la mondialisation, les Chinois, les marchés financiers, les banquiers, etc.) d’être à l’origine de nos difficultés. Ils n’ont aucun mal à le faire car ils arrivent à manipuler une grande partie des médias. Ils sont présents à satiété sur les plateaux de télévision et ressassent le même discours. Ces élites ont remplacé nos parents et nos grands-parents. De toute façon, ils nous prennent en charge mieux que ne l’ont fait nos familles. Et ils nous font comprendre clairement qu’ils sont notre vraie famille.

Ils ne se rendent pas seulement maîtres de l’économie. La culture et l’éducation sont les autres secteurs qu’ils veulent maîtriser. Ils défendent les écoles publiques mais mettent leurs enfants dans les écoles privées. Ils se prononcent pour la culture subventionnée pour tous, mais le font pour faire profiter leurs copains. Ils créent un État au sein de l’État providence. Leur État qui s’appuie sur la bureaucratie et profite des richesses créées par le pays. Ces élites ne peuvent pas se passer de l’interventionnisme. C’est leur raison d’exister.

En s’appuyant sur les écrits de Hannah Arendt, d’Emerson, d’Isaiah Berlin, de Jefferson ou de Lincoln, l’auteur dénonce ce qu’il appelle la « tyrannie de l’imagination sociale ». Les classes dirigeantes sont persuadées d’avoir une mission historique à accomplir, celle d’assurer la « justice sociale ». En France, on la confond avec le modèle social français. Peu importe le niveau du chômage ou les vraies chiffres de la pauvreté malgré d’énormes dépenses publiques. Au nom de la « justice sociale » on entretient une armée de fonctionnaires – devenue une clientèle électorale – et un État obèse.

• Michael Knox Beran, Pathology of the Elites: How the Arrogant Classes Plan to Run Your Life, Ivan R Dee, Inc., 2010, 312 pages

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