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COMMENT LES JEUNES  S’INFORMENT – ILS ? VIDÉO

Nous vous proposons 2 ARTICLES relatifs à la manière dont les jeunes s’informent

Voir également notre article publié ce jour :

LES FRANÇAIS NE CONSACRENT QUE 3% DE LEUR TEMPS SUR INTERNET À S’INFORMER. 5 MINUTES PAR JOUR.

ARTICLE 1

COMMENT S’INFORMENT LES JEUNES ?

le 05/03/2021, La Croix,

Baromètre de confiance dans les médias Kantar/Onepoint pour La Croix

Dans la perspective de la Semaine de la presse et des médias à l’école – du 22 au 27 mars -, les journalistes Adeline Françoiset Estelle Cognacq parlent de leur métier, et un universitaire, Arnaud Mercier, analyse la façon dont les 18-24 ans s’informent.Paula Pinto Gomes avec Aude Carasco et Flavien Edenne, 

Les jeunes de 18-24 ans sont moins intéressés par l’actualité et moins confiants envers les médias que les adultes, mais ils s’informent surtout différemment, selon le Baromètre de La Croix.

« Chez les jeunes, il y a un fond de défiance vis-à-vis des médias, qui est en partie liée aux transformations des usages, explique Arnaud Mercier, professeur de science de l’information à Paris2. Le monde de l’information leur paraît fait pour les adultes. À travers leur maîtrise des réseaux sociaux, ils sont entrés dans un autre univers, avec une logique d’acquisition et de partage des connaissances. Ils ont le sentiment que c’est cela le monde d’après. Et que les médias sont le monde d’avant »

La Semaine de la presse et des médias à l’école

Organisée par le Centre pour l’éducation aux médias et à l’information (CLEMI), la 32e éditions de la Semaine de la presse et des médias à l’école aura lieu, cette année, du 22 au 27 mars sur le thème « S’informer pour comprendre le monde ».

À cette occasion, La Croix, partenaire de l’événement, a demandé à deux journalistes de parler de leur métier :

Adeline François, présentatrice à BFM TV. Elle explique notamment la différence entre les vidéos diffusées par sa chaine et toutes celles qui se trouvent sur les réseaux sociaux.https://www.youtube.com/embed/3kGnLguz4PA

Estelle Cognacq, directrice de l’information à franceinfo radio. Elle explique notamment que les journalistes de sa radio ne donnent jamais une information si celle-ci dépend d’une seule source.

VOIR LA VIDEO

ARTICLE 2

MÉDIAS, LES JEUNES S’INFORMENT À LEUR MANIÈRE

Aude Carasco, le 05/03/202, La Croix

Moins intéressés par l’actualité et confiants envers les médias, les jeunes adultes s’informent surtout différemment. Plus présents et vigilants sur les réseaux sociaux, ils sont néanmoins plus conscients des « fake news » que leurs aînés.

Un jeune sur deux suit avec intérêt l’actualité. Arthur, appelons-le ainsi, est élève en terminale. Abonné plus jeune à Mon Quotidien et Géo, il préfère maintenant lire la presse sur son téléphone. Le matin, il prête peu attention à la radio sur laquelle s’informent ses parents, mais écoute volontiers des podcasts sur le chemin du lycée. Le soir, il lui arrive de zapper sur des chaînes d’information en période de grosse actualité. Arthur aime pouvoir s’informer quand et où il veut. Notamment sur Internet.

Tout se passe sur son smartphone. Avant le collège, Arthur fait un tour sur Tik-Tok, Instagram ou Twitter, où il y suit quelques médias. Il lit surtout des posts, des articles courts ou des vidéos comme celles de Brut. Lorsqu’une information l’intéresse, il cherche à en savoir plus en faisant ses propres recherches, en allant voir ce qu’en disent les médias, ainsi que des Youtubeurs ou de Viewers (sur Twitch) avec lesquels il se sent des affinités.

Ils s’informent sur Internet et sur smartphone

Arthur est le portrait-type du consommateur de médias de 18 ans, plutôt éduqués, tel qu’il ressort des résultats détaillés du 34e Baromètre de confiance dans les médias Kantar/Onepoint pour La Croix et de l’étude de Médiamétrie « Les jeunes et l’information » de juillet 2018.

Comme les trois-quarts (76 %, selon notre Baromètre) des 18/24 ans, ils s’informent sur Internet et quasi-exclusivement sur leur smartphone. Les réseaux sociaux (à 46 % des 18/24 ans) sont leur mode d’accès principal à l’information, devant la presse écrite en ligne (31 %), les sites audiovisuels (10 %) ou les « pure playeurs » comme Médiapart (8 %).

« Ils ne connaissent pas bien les lignes éditoriales des journaux, mais fonctionnent dans une logique de marque. Ils les associent à une source crédible, parce qu’un parent ou un professeur leur en a parlé », note Arnaud Mercier, professeur de science de l’information à Paris2.

Sur les réseaux sociaux, cette génération est celle qui fait le plus confiance (à 58 %), avec les cadres et des plus diplômés, aux informations des médias. C’est aussi celle qui se déclare la plus méfiante vis-à-vis des contenus publiés par leurs « amis » sur les réseaux sociaux. Logiquement, elle s’estime aussi la plus confrontée aux « fakes new » (71 % en rencontrent plusieurs par mois) sur Internet.

Le sondage de Médiamétrie met en valeur l’apport d’une éducation aux médias et à l’information (EMI) au sein des établissements scolaires. Un tiers (34 %) des 15-34 ans interrogés déclare avoir bénéficié d’un tel enseignement (création de médias, décryptage de vidéos d’information, participation à la semaine de la presse à l’école…).

Parmi ces derniers, 22 % se déclarent « accros à l’information » (contre 12 % de ceux qui n’ont pas eu d’EMI), 87 % consultent quotidiennement des informations en ligne (contre 75 % pour les autres) et 65 % ont le réflexe de vérifier les informations auxquelles ils accèdent (contre 42 %).

Pour les jeunes, « les médias sont le monde d’avant »

Pour autant, les jeunes adultes accordent une faible confiance aux différents modes d’accès à l’information (44 % de crédibilité pour la radio, 38 % pour la presse écrite, 29 % pour la télévision, 30 % pour Internet) et aux journalistes (indépendants pour seulement 25 % d’entre eux).

« Chez les jeunes, il y a un fond de défiance vis-à-vis des médias, qui est en partie liée aux transformations des usages, explique Arnaud Mercier. Le monde de l’information leur paraît fait pour les adultes. À travers leur maîtrise des réseaux sociaux, ils sont entrés dans un autre univers, avec une logique d’acquisition et de partage des connaissances. Ils ont le sentiment que c’est le monde d’après. Et que les médias sont celui d’avant.

À l’inverse, plus ils sont sur les réseaux sociaux, plus le risque d’être manipulés est grand. Pour s’en prévenir et développer l’esprit critique, Arnaud Mercier suggère de développer aussi une éducation à Internet.

« Il faut qu’ils comprennent qu’ils ne sont pas libres de ce qu’ils reçoivent, car les algorithmes poussent certaines informations plus que d’autres. Ils doivent comprendre que les réseaux sociaux sont des machines à capter de l’attention, qui servent moins la qualité de l’information que leurs modèles économiques ».

S’informer pour comprendre le monde

Est-ce que les médias consultés par les 18/24 ans répondent à leurs attentes ? Oui, répondent-ils, leurs sources d’information leur permettent de savoir ce qu’il se passe ailleurs dans le monde (à 82 %) ou près de chez eux (80 %), à mieux comprendre le monde qui les entoure (70 %) ou à se faire leur propre opinion sur la société (74 %). Ils s’informent aussi pour en discuter avec leurs proches (79 %), mais moins pour passer le temps (48 %) ou conforter leurs opinions (59 %). Ils sont aussi un peu plus nombreux que le reste de la population à estimer que leurs médias les aident à se projeter dans l’avenir (à 48 %, contre 42 %).

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