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LREM, RN, COMMUNISTES, EELV PERDANTS  : « CES SIX GIFLES QUI RÉSUMENT LES DÉPARTEMENTALES »

UNE ELECTION PEUT EN CACHER UNE AUTRE…MIEUX, DEUX AUTRES

Le président, après avoir tenté de repousser les régionales, a souhaité en faire un exercice de confrontation entre les forces politiques nationales, LREM, RN, LR et Gauche, en préparation de sa candidature à l’élection présidentielle. Puis il a été question de les enjamber, pour finalement les ignorer.

Une autre élection est pratiquement passée sous silence : le scrutin départemental

Dimanche 27 juin s’est  tenu non seulement le second tour des élections régionales mais, bien moins suivi, celui du scrutin départemental.

Quelque peu éclipsées par la présence de possibles futurs présidentiables et autres ministres au scrutin régional, les élections départementales ont cependant livré certains enseignements sur l’équilibre politique au niveau local.

La droite confirme sa domination en conservant 64 conseils départementaux sur les 95 à renouveler, dans une élection qui restera teintée par une écrasante abstention (65,7 %, selon les estimations Ipsos-Sopra Steria). Si les élus sortants ont souvent été gagnants, sept départements ont basculé : certains repassent sous leurs couleurs historiques après une alternance en 2015, d’autres voient la fin d’une longue tradition politique.

La gauche pour sa part résiste dans ses bastions, principalement dans le quart sud-ouest. Elle ne fait basculer que deux départements, la Charente et les Côtes-d’Armor.

EELV est invisible des cartes de ces départementales, le parti progresse toutefois via des alliances avec la gauche dans plusieurs territoires.

Le Rassemblement national, lui, ne remporte que quelques cantons – une quinzaine contre plus du double en 2015 -, principalement dans ses fiefs du Vaucluse, du Gard, de l’Hérault et du Pas-de-Calais, malgré un résultat qui dépasse les 10% des voix au niveau national.

La République en marche est inexistante ou presque dans cette élection.

LREM, RN et Communistes, les principaux perdants.

Bien que le sujet n’ait pas passionné les foules, quelques points restent à noter de cette élection. C’est le propos de Vincent Geny dans l’article que nous vous proposons.

ARTICLE

RN, LREM, communistes : ces six gifles qui résument les Départementales

Par Vincent Geny, Publié le 28/06/2021, Marianne

Il n’y a pas que les régionales… Dimanche, les urnes des élections départementales ont aussi parlé. Dans les deux cas, les mêmes enseignements demeurent : une abstention massive, qui a profité aux sortants de droite comme de gauche. Mais dans le détail, quelques résultats s’avèrent plus inattendus. Voire historiques.

LES COMMUNISTES PERDENT LEUR DERNIER BASTION


Tenu par les communistes depuis 1976, le Val-de-Marne passe aux mains de la droite à l’issue du second tour des départementales. Christian Favier, qui menait l’alliance de gauche a exprimé sa « profonde tristesse » face à cette défaite qualifiée d’« événement historique » par son rival de droite, Olivier Capitanio.

C’était l’opération de la dernière chance pour les communistes. Le parti avait déjà perdu l’Allier lors du scrutin de 2015. Cette perte d’influence s’est poursuivie lors des municipales de 2020 ou le PC avait perdu Champigny-sur-Marne, Choisy-le-Roi ou encore Valenton, autant de bastions historiques.

EN PYRÉNÉES-ORIENTALES, DÉBÂCLE POUR LOUIS ALIOT ET JEAN CASTEX


Dans le département des Pyrénées-Orientales, c’est le Rassemblement National qui est en tête avec 29,14 % des voix. Pour autant, par le jeu des cantons, le parti d’extrême droite n’aura aucun siège au conseil départemental dont la majorité absolue revient à la gauche. Un revers de taille pur Louis Aliot, devenu maire de Perpignan en 2020 et qui espérait voir sa dynamique continuer lors de ce scrutin. Au passage, le département, remporté par Jean Castex en 2015, passe à gauche.

Que fera donc Jean Sol qui menait l’union de la droite ? Lors d’un débat le jeudi 24 juin, il avait affirmé qu’en cas de victoire, offrir la vice-présidence au RN « pourrait se faire dans l’apaisement, sur la base d’une représentativité des différentes sensibilités et surtout sur la mutualisation des compétences autour d’un projet ». Pour autant, son équipe s’est empressée de préciser que ces propos concerneraient également des élus de gauche. Reste à savoir quel camp Jean Sol va finalement préférer.

LREM PERD SON SOUTIEN DANS LE PUY-DE-DÔME…

Le parti présidentiel n’a pas seulement échoué à gagner une région : il perd aussi ses (maigres) ancrages départementaux. Emmanuel Macron disposait d’un soutien dans le Puy-de-Dôme avec Jean-Yves Gouttebel qui avait soutenu sa candidature en 2017. Mais celui-ci n’a pas souhaité se présenter à sa succession. Et c’est la droite qui l’emporte avec 17 cantons alors que la gauche en remporte 13.

… ET RESTE DANS LE FLOU EN SEINE-MARITIME

Seul département présidé par un élu LREM, le destin de la Seine-Maritime est encore incertain. Au terme de la soirée électorale, 17 cantons sur 35 ont été remportés par Bertrand Bellanger, président du conseil départemental. L’issue réside dans le comportement de Dominique Métot, ancien divers gauche, réélu ce dimanche et attaché à son indépendance. Entre les deux tours, il affirmait à Paris-Normandie être « ni dans la majorité, ni dans la minorité » et pourrait « très bien imaginer une coalition à l’allemande ». Pour autant, le récalcitrant avait voté les budgets présentés par la dernière mandature.

LA GAUCHE BUTE DANS LE FINISTÈRE…


Défaite sur le fil dans le Finistère. Le conseil départemental breton passe finalement à droite ce dimanche 27 juin. Depuis l’élection de Pierre Maille en 1996, le département était resté un bastion pour la gauche et ce depuis 23 ans. À l’époque déjà, l’alternance relevait du coup de tonnerre, le Finistère étant tenu par la droite depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Lee groupe Alliance pour le Finistère (droite) remporte 14 cantons sur 27. Une victoire d’autant plus ric-rac que dans celui de Brest-Plouzane, le chef de file de la gauche Marc Labbey aurait perdu de seulement 5 voix.

… ET POURRAIT PERDRE ÉGALEMENT L’ARDÈCHE


La situation est particulièrement serrée en Ardèche. Également tenu par la gauche depuis 23 ans, le département voit son sort suspendu à la décision de Christian Féroussier, maire de Saint-Fortunat-sur-Eyrieux. Électron libre, il pourrait choisir de rejoindre la droite qui l’a soutenu lors de la campagne. « en fonction de nos réunions (lundi) matin. Pour l’instant, je n’ai pas encore pris de décision ». Quel que soit son arbitrage, l’effondrement des voix à gauche reste de toute façon conséquent, passant de 57 262 suffrages en 2015 à 39 569 cette année.

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