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François Sureau, « Sans la liberté ».

1. VOIR NOTRE ARTICLE RECENT 05 03 2022 :

https://metahodos.fr/2022/03/05/francois-sureau/

EXTRAIT:

François Sureau convoque la démocratie sous la Coupole, et désigne ceux qui l’affaiblissent, face au siège vide du PR candidat pourtant annoncé.

« Le citoyen…objet de la sollicitude de ceux qui…prétendent, non le servir, mais le protéger, sans… l’efficacité promise« 

L’avocat et écrivain a été reçu à l’Académie française il y a quelques jours par Michel Zink et a rendu un vibrant hommage à son prédécesseur, l’historien Max Gallo. De prestigieux personnages ont occupé le 24e fauteuil de l’Académie française, de Colbert à Jean-François Revel, en passant par La Fontaine, Marivaux, Poincaré et bien d’autres. Il est désormais la propriété de François Sureau, 64 ans, énarque, avocat, écrivain, officier de réserve (avec le grade de colonel).

Des politiques assistaient à l’événement, mais la place réservée à Monsieur Macron est restée vide jusqu’au dernier moment : a t il eu vent du discours que son ami allait tenir ?

«  »Le citoyen réduit à n’être plus le souverain, mais simplement l’objet de la sollicitude de ceux qui le gouvernent et prétendent, non le servir mais le protéger, sans que l’efficacité promise, ultime justification de ces errements, ne soit jamais au rendez-vous.«  »

« « Personne n’aimerait vivre dans un pays ou les institutions généralement défaillantes dans leurs fonctions essentielles, celle de la représentation, celle de l’action, se revancheraient en nous disant quoi penser, quand parler, quand se taire.«  »

Nous vous proposons :

  • une video de son discours publiée par Eric Anceau sur Twitter;
  • la transcription par metahodos de l’intervention;
  • un article de Marianne.

2. François Sureau, le goût de la liberté

FRANCE CULTURE LE 27/09/2021

Réécouter François Sureau,

le goût de la liberté

TRACTS, LE PODCAST

Tracts, le podcast |Depuis 20 ans, François Sureau se fait le témoin d’un certain désamour pour la valeur liberté et pour l’Etat de droit censé la garantir. Face aux restrictions des libertés publiques, l’écrivain et avocat rappelle que « les inconvénients de la liberté, même chèrement payés, ne l’emporteront jamais sur ses avantages ».

« Chaque année depuis un peu plus vingt ans, les plaques tectoniques de notre société politique se déplacent dans une mesure telle que j’ai fini, comme bien d’autres, par me demander si l’amour de la liberté, ou celui de l’État de droit qui vise à le garantir, n’était pas un simple vernis, une référence morte, un propos de fin de banquet », écrit François Sureau dans Sans la liberté (Tracts, Gallimard). 

L’écrivain, membre de l’Académie française et avocat, se fait l’observateur de la disparition du goût de la liberté avec lequel il a grandi. Sous prétexte de renforcer la sécurité, dans des circonstances dites exceptionnelles, sont introduites des mesures liberticides. Ce sont, par exemple, le filtrage des manifestants que prévoyait la loi dite anti-casseurs (proposition par la suite annulée par le Conseil constitutionnel) ou la loi contre les contenus haineux sur Internet – dite « loi Avia » – également remise en cause par les sages. 

Tout se passe comme si (…) des gouvernements incapables de doter, de commander, d’organiser leurs polices ne trouvaient d’autre issue que celle consistant à restreindre drastiquement les libertés pour conserver les faveurs du public et s’assurer de leur vote, dans une surprenante course à l’échalote qui nous éloigne chaque année un peu plus des mœurs d’une véritable démocratie. François Sureau

Alors que la liberté comme valeur première semble disparaître lors des arbitrages entre liberté et sécurité, et face au culte des droits individuels, François Sureau rappelle que la liberté, ce n’est pas le droit pour chacun de faire ce qu’il veut, mais le désir de voir respecter la liberté d’autrui : « Sans la liberté, il n’y a pas de société politique, seulement le néant de ces individus isolés auquel l’État, porté à l’autoritarisme et à l’ordre moral, a cessé d’appartenir. »

Ce livre, « Sans la liberté », je l’ai écrit pour comprendre comment, en 20 ans, on en était arrivé là. Et pourquoi l’expérience de ma vie d’homme aura été celle du déclin de notre amour des libertés. François Sureau

5 réponses »

  1. Cette ode à la liberté de @François Sureau est très édifiante 😇🤩🙌
    Cet essai date de septembre 2019. La citation qui trouve un grand écho en moi est celle-ci : « Personne d’autre que le citoyen libre n’a qualité pour juger de l’emploi qu’il fait de sa liberté, sauf à voir celle-ci disparaître. Ainsi la loi ne peut-elle permettre à l’État de restreindre abusivement la liberté d’aller et venir, de manifester, de faire connaître une opinion, de s’informer, de penser pour finir. »
    @Anne BRUNET

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  2. « La mode est aujourd’hui d’accueillir la liberté d’un rire sardonique, de la regarder comme vieillerie tombée en désuétude avec l’honneur. Je ne suis point à la mode, je pense que sans la liberté il n’y a rien dans le monde », notait @Chateaubriand. 😉
    @Anne BRUNET

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