
« La semaine de quatre jours fait son chemin en France, entre bien-être des salariés et attractivité des entreprises »
TITRE LE MONDE QUI POURSUIT : « Ce rythme de travail, testé dans le privé et le public, semble favoriser les employés qui ne peuvent télétravailler et les grandes entreprises, particulièrement dans l’industrie. A condition que les horaires sur quatre jours restent supportables. »
« Temps de travail : l’Allemagne hésite sur la semaine de quatre jours »
TITRE FRANCE INFO QUI POURSUIT : « Des voix se font entendre outre-Rhin pour réduire le nombre de jours de travail dans la semaine. Les salariés y sont favorables, mais la classe politique est divisée. »
« Geoffroy Roux de Bézieux: «La semaine de quatre jours n’est pas une solution» »
TITRE LE FIGARO Le Medef, par la voix de son patron Geoffroy Roux de Bézieux, préconisait le 18 mai dernier d’emprunter la voie opposée pour relancer l’économie, à savoir « travailler plus pour gagner plus ».
Le commissaire européen à l’emploi en développe les avantages
Selon Nicolas Schmit, les secteurs ayant « des difficultés à attirer » des employés doivent « devenir plus attractifs », notamment par cette mesure mise en place dans certaines entreprises. VOIR L’ARTICLE CI CONTRE
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La semaine de quatre jours comme solution à la pénurie de main-d’œuvre en Europe, selon le commissaire européen à l’emploi
Plus de productivité, de bien-être des salariés… et solution possible à la pénurie de main-d’œuvre ? L’idée de la semaine de travail de quatre jours progresse – elle est déjà testée dans certaines entreprises. Le commissaire européen à l’emploi et aux droits sociaux, Nicolas Schmit, suggère de la déployer dans les secteurs ayant « des difficultés à attirer [des employés] », dit-il dans un entretien à l’agence de presse portugaise Lusa publié jeudi 25 mai.
Nicolas Schmit considère que « le plus gros problème [dans l’Union européenne] n’est pas tant le chômage » mais plutôt la pénurie de main-d’œuvre. « De nombreux secteurs cherchent désespérément des employés et ne peuvent les trouver parce que les gens ne veulent pas y travailler ou n’ont pas les bonnes compétences », affirme-t-il. « Ils doivent devenir plus attractifs », selon le Luxembourgeois, qui souligne que « c’est quelque chose qui avance progressivement (…) parce que les nouvelles générations ont une certaine vision de l’équilibre entre le travail et la vie personnelle ». Il prévient toutefois qu’il « n’y a pas de position commune » au sein de l’UE sur cette question.
Cette démarche nécessite selon M. Schmit des « négociations entre les partenaires sociaux » et prend l’exemple de l’Allemagne, où le plus grand syndicat du pays, IG-Metall, plaide depuis plusieurs années pour une généralisation de la semaine de quatre jours dans le secteur de la métallurgie.
Lire le décryptage : La semaine de quatre jours, positive pour les salariés… et pour l’employeur
Cette déclaration survient au moment où le Portugal doit lancer un projet-pilote autour de la semaine de quatre jours, sur une base volontaire et sans perte de revenus. Quarante-six entreprises se sont dites intéressées par la mise en place de cette réforme – la plupart comptant jusqu’à dix salariés, cinq d’entre elles employant plus de 1 000 personnes, et évoluant dans les secteurs du conseil, des activités scientifiques et techniques, ou encore de l’information et de la communication.
En France, certaines entreprises – encore largement minoritaires – ont adopté la semaine de quatre jours, qui est également testée dans certains services publics, comme l’Urssaf ou la Caisse nationale d’assurance-vieillesse (CNAV).
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