
LA PUBLICATION DE METAHODOS CONCERNANT CE DOSSIER :
CENSURE D’UNE LIBRAIRIE LORS D’UN DÉPLACEMENT DU MINISTRE DES LIBERTÉS … ET DE L’ORDRE SOUCIEUX DE SON IMAGE – MISE À JOUR 16 12 2022 – ahodos.fr › 2022/12/10CENSURE D’UNE LIBRAIRIE LORS D’UN DÉPLACEMENT DU MINISTRE …10 déc. 2022
« Nice : Le ministère de l’Intérieur au tribunal pour avoir « censuré » des collages féministes ciblant Gérald Darmanin »
TITRE – LE 07/06/23 – 20 MINUTES VOIR L’ARTICLE PLUS LOIN
RETOUR SUR LES ÉVÉNEMENTS :
« Une librairie de Nice fermée de force pendant la visite de Gérald Darmanin afin de cacher des slogans féministes sur sa vitrine »
TITRAIT LE MONDE LE 14 décembre 2022 QUI POURSUIVAIT ( Par Sofia Fischer ) :
NB: LE MONDE N’A PAS TRAITÉ DE CETTE AFFAIRE DEPUIS. RAPPELONS QU’IL EST LUI MÊME CONCERNÉ PAR UNE AFFAIRE )https://metahodos.fr › 2022/09/05CENSURE AU SOMMET DE L’ÉTAT ? : « LE MONDE – metahodos.fr5 sept. 2022 — «Le Monde» a-t-il censuré une tribune sur les déclarations de Macron en Algérie. – Macron, l’Algérie et sa vision des médias.)
« La mairie dément être à l’origine de l’opération. Ni la préfecture, ni le ministère de l’intérieur n’ont répondu au « Monde ». Les libraires des Parleuses, elles, ont saisi la justice.
« Le ministre de l’intérieur Gérald Darmanin était à Nice vendredi 9 décembre pour le lancement des travaux de ce qui devrait être « sans doute la plus grande opération immobilière en matière de sécurité intérieure de notre pays » selon le maire de la ville, Christian Estrosi. …
« Mais de cette visite officielle, malgré les plaisanteries et les louanges partagées entre le maire de Nice et le ministre de l’intérieur, sera retenue une tout autre image. Celle de CRS bâchant de noir une librairie sous une pluie glaciale et une requête auprès du tribunal administratif pour « détournement de pouvoir ».
« Ces slogans qu’il fallait à tout prix cacher au ministre étaient des messages apposés – légalement – sur la vitrine de la librairie Les Parleuses, située juste en face du futur hôtel de police où se tenait la conférence de presse. « Qui sème l’impunité récolte la colère », « Sophie, on te croit », en référence à Sophie Patterson-Spatz, qui avait porté plainte contre le ministre de l’intérieur pour viol – un dossier dans lequel la justice a prononcé un non-lieu. …
« Tasseaux de bois et bâches noires
« … En quelques minutes, une camionnette de la métropole dépose tasseaux de bois et bâches noires. Des policiers nationaux en uniforme aidés par des collègues en civil bricolent, sous la pluie, des grands paravents noirs pour cacher les vitrines. Les gérantes de la librairie, qui tentaient d’ouvrir leur commerce, ont été soumises à des contrôles d’identité. Alors qu’elles demandent si elles sont en infraction, un policier leur répond « Ah, vous savez, la frontière entre la légalité et l’illégalité… », raconte Anouk Aubert. Ce n’est que vers 11 heures, après le départ de Gérald Darmanin, que les deux femmes ont pu ouvrir normalement leur librairie et retirer les draps occultant.
« Le fait du prince »
« Mardi 13 décembre, la librairie niçoise et Hélène Devynck ont saisi la justice. Leur avocate, Lorraine Questiaux, a déposé une requête au tribunal administratif de Nice sollicitant l’annulation de la décision qui a mené à l’opération de police. Elle souhaite obtenir la reconnaissance de « l’illégalité » de cette décision, qui découle, selon elle, d’ « un détournement de pouvoir »….
« On est vraiment dans le fait du prince, dans des agissements qui relèvent plus des régimes tyranniques. Ce degré d’atteinte là est relativement inédit », estime Lorraine Questiaux. La requête relève une atteinte pour la librairie quant à « l’exercice de sa liberté d’expression en censurant les messages figurant en vitrine », et, d’autre part, « [celle] de sa liberté de commerce, puisque l’opération de police s’est soldée par une fermeture forcée de l’établissement durant plusieurs heures », en pleine période de Noël.
« Quand on sait que la libération de la parole des femmes est largement contestée par une partie réactionnaire de la société, une telle censure a un effet sur toutes les femmes », ajoute Me Questiaux, qui y voit une menace pour la liberté d’expression. « C’est quoi, la prochaine ? Maintenant, à chaque fois qu’un ministre se rend près d’une librairie où il y a des livres qui ne lui plaisent pas, il va falloir la cacher ? » Dans sa requête, l’avocate rappelle que la protection de la liberté d’expression est « renforcée » dès lors qu’elle s’inscrit « dans le contexte d’une expression de nature politique ».
« La décision devrait être rendue dans les prochaines semaines. »

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LES MÉDIAS 20 MINUTES ET MEDIAPART SEMBLENT ÊTRE LES SEULS À TRATER DE L’ASSIGNATION
1. ARTICLE
Nice : Le ministère de l’Intérieur au tribunal pour avoir « censuré » des collages féministes ciblant Gérald Darmanin
MIS À JOUR LE 07/06/23 20 MINUTES
Les deux gérantes de la librairie Les Parleuses, dont les devantures avaient été masquées par les forces de l’ordre lors d’une visite de Gérald Darmanin à Nice, assignent son ministère devant le tribunal administratif ce jeudi
- Le 9 décembre dernier, les forces de l’ordre, présentes en nombre à Nice pour sécuriser un déplacement du ministre de l’Intérieur, avaient tout fait pour masquer des slogans féministes apposés sur les vitrines d’une librairie.
- « Personne n’a pris publiquement position pour dire que cette action, ce qui s’est passé ce jour-là, ça n’était pas possible. On l’a vécu comme un acte de censure, comme une atteinte à la liberté d’expression et c’est bien de ça dont il s’agit », s’insurgent les gérantes qui assignent le ministère en justice.
- Une première audience en référé provision, avant une autre procédure sur le fond, est programmée ce jeudi devant le tribunal administratif de Nice.
Devant la justice jeudi, Maud Pouyé et Anouk Aubert espèrent obtenir « une forme de reconnaissance ». Celle que les gérantes d’un café-librairie de Nice n’ont pas eue sur le moment. « Personne n’a pris publiquement position pour dire que cette action, ce qui s’est passé ce jour-là, ça n’était pas possible. On l’a vécu comme un acte de censure, comme une atteinte à la liberté d’expression et c’est bien de ça dont il s’agit ».null
Le 9 décembre dernier, les forces de l’ordre, présentes en nombre à Nice pour sécuriser un déplacement du ministre de l’Intérieur dans l’ancien hôpital Saint-Roch, avaient tout fait pour masquer des slogans contre les violences sexuelles et sexistes apposés sur les vitrines du commerce du couple, ouvert juste en face. Si ces messages affichaient une hostilité certaine envers Gérald Darmanin, visé par une accusation de viol dont le non-lieu a été confirmé en appel, ils n’étaient « ni insultant, ni diffamant », affirme Maud Pouyé. Elle et sa compagne assignent le ministère et la préfecture des Alpes-Maritimes devant le tribunal administratif de Nice. Elles espèrent faire reconnaître l’illégalité de cette action.https://www.ultimedia.com/deliver/generic/iframe/mdtk/01357940/src/q0qkvkp/zone/1/showtitle/1/#amp=1
« Sophie on te croit »
La journaliste Hélène Devynck, l’une des accusatrices de PPDA, s’est associée à la procédure des deux femmes de 34 et 38 ans, féministes mais « membres d’aucune association militante ». « Le 6 décembre, nous la recevions pour une signature de son livre Impunité, qui dénonce justement l’impunité des hommes puissants, explique Maud Pouyé, interrogée par 20 Minutes. Quand on a appris que Darmanin venait trois jours plus tard, on a voulu organiser quelque chose. »
Elles prennent attache avec un collectif de colleuses. Tôt, le matin du 9, avant l’ouverture du magasin au public, et avec la bénédiction des gérantes, ces dernières entrent en action. « Violeurs on vous voit, victimes on vous croit », « qui sème l’impunité récolte la colère » s’affichent en larges lettres noires. Un troisième message, « Sophie on te croit », fait même directement référence à Sophie Patterson-Spatz, l’accusatrice de Gérald Darmanin qui veut désormais se pourvoir en cassation.
« Vous voyez ce qui pose problème ? »
Les gérantes et les militantes s’éloignent une ou deux heures. A leur retour, alors que le dispositif de sécurité s’est déployé dans le quartier, où le ministre doit détailler le projet d’un hôtel des polices mutualisées, les affichettes scotchées à l’extérieur ont été arrachées. Les autres, placardées depuis l’intérieur, sont occultées par des grands panneaux noirs bricolés à même la chaussée par des membres des forces de l’ordre.
« Ils nous ont dit : »vous voyez ce qui pose problème ? » On a demandé si c’était illégal et il n’y a pas eu de réponse. Il n’y a pas eu de verbalisations non plus », explique encore Maud Pouyé. Les Parleuses, le nom de leur café-librairie ouvert il y a cinq ans, ont l’impression d’avoir été bâillonnées. Sans raison. « C’est la parole des femmes qu’on camoufle et c’est avec le pouvoir qu’on vient cacher ça », s’agace la jeune femme.
L’action était-elle justifiée ? Le jour même, aucune autorité n’avait pu apporter d’éléments de réponses. Le mail envoyé ce mardi par 20 Minutesà la Place Beauvau en a finalement obtenu une (laconique) de la part de la préfecture des Alpes-Maritimes. « Le ministère de l’Intérieur et des Outremers a produit un mémoire pour assurer la défense des intérêts de l’Etat dans ce contentieux que jugera le tribunal administratif » et n’aura « aucun commentaire à faire dans l’attente du jugement », explique-t-on. Selon nos informations, une fonctionnaire du ministère serait spécialement dépêchée sur place pour le représenter jeudi à l’audience.
« La susceptibilité de Gérald Darmanin »
Pour l’avocate des trois plaignantes en revanche, c’est clair, « on est au cœur de l’abus de pouvoir ». « Les motifs d’entrave à la liberté d’expression sont exceptionnels et nous ne sommes pas du tout dans ce cadre-là. Ces collages ne représentaient en aucun cas un trouble à l’ordre public comme cela peut être avancé, appuie Me Lorraine Questiaux. Et si, comme nous le pensons, il est seulement question de la susceptibilité de Gérald Darmanin, on est en dehors de toute cadre légal. »
« Avec cette première procédure en référé provision, on souhaite avoir un débat et, on l’espère, un début de réponse sur celui qui est à l’origine de cette faute qui a en plus consisté à détourner la force publique de son objet. L’ordre venait-il du préfet des Alpes-Maritimes ou directement de Gérald Darmanin ? Dans les deux cas, en venant censurer de manière viriliste cette action militante, on s’oppose de manière vexatoire à un combat, celui contre les violences sexistes et sexuelles, qui est pourtant la grande cause du quinquennat. C’est quasiment une mise en abîme. Et on porte aussi atteinte à la réputation de la librairie et de Madame Devynck, dont le livre était en vitrine. Et dont le titre du livre « Impunité », affiché en grosses lettres, était camouflé par ces panneaux de voile noir. » Une deuxième action en justice, sur le fond, est également engagée.
2. ARTICLE EXTRAIT
Censure de collages féministes dans une librairie : le ministère de l’intérieur assigné au tribunal
En décembre, des messages féministes et le livre d’Hélène Devynck en vitrine d’une librairie niçoise avaient été masqués par les forces de l’ordre lors de la visite de Gérald Darmanin. Assigné ce jeudi devant le tribunal administratif, le ministère de l’intérieur évoque un risque de troubles à l’ordre public.
Marine Turchi MEDIAPART 8 juin 2023
« Quatre« Quatre femmes au café. On voit le danger pour la nation… », ironise Hélène Devynck. La journaliste, plaignante dans l’affaire Patrick Poivre d’Arvor et autrice du livre Impunité (Seuil) a saisi, en décembre, avec deux libraires de Nice, le tribunal administratif pour contester la censure par les forces de l’o
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