Aller au contenu principal

FISCALITÉ : LE « RALENTISSEMENT DE LA BAISSE » SANS BAISSE (LE MAIRE) – LE « NE PAS MENTIR SUR UN EFFORT GLOBAL DEMANDÉ AUX FRANÇAIS » (ATTAL)

SURTOUT AFFIRMER « NE PAS MENTIR »

IL Y A TROIS JOURS (LE MAIRE) :

GLISSEMENT ( OU TROMPERIE ) SÉMANTIQUE : ON PARLE DE « VOLONTÉ » DE BAISSE ET NON D’ENGAGEMENT !

AUJOURD’HUI (ATTAL) :

« CE SERAIT MENTIR QUE DE DIRE QU’IL N’Y AURA PAS UN EFFORT GLOBAL »

« Budget 2024 : l’ère de l’austérité qui ne dit pas son nom »

TITRE ECONOMIE MATIN QUI POURSUIT (Paolo Garoscio) :

« Un budget 2024 d’austérité qui n’est pas d’austérité ? »

« L’inflation se tasse, mais reste élevée à plus de 4% en juin 2023. Les taux des crédits immobiliers augmentent. Le futur taux du Livret A et autres livrets défiscalisés est incertain. Et voilà que Gabriel Attal, ministre chargé des Comptes publics, annonce la couleur pour 2024. Ce sera le retour de l’austérité… bien que le ministre refuse le terme.

« …Et, forcément, ce sera sur le budget 2024, qui sera présenté à la rentrée, qu’il faudra faire des changements. « Ce serait mentir que de dire qu’il n’y aura pas un effort global demandé à tous les Français pour réduire la dette. » Tout le monde devra donc mettre la main au portefeuille.

« Un Budget 2024 qui demandera des efforts à tous les Français

« Mais qui va payer ? Le gouvernement refuse catégoriquement de revenir sur la décision de la suppression de l’ISF, qui coûte encore aujourd’hui 3 milliards d’euros par an aux Finances publiques. Et Gabriel Attal précise que « le désendettement du pays est avant tout un engagement à l’égard de la classe moyenne, de ceux qui travaillent, qui payent des impôts et qui seraient condamnés à payer dans quelques années l’addition de mauvais choix budgétaires ». Pas les riches, donc, pas la classe moyenne… les pauvres ? »

…/…

NOS DEUX PUBLICATIONS SUR LA COURSE À LA FISCALITÉ ET À L’EMPRUNT:

C’EST CLAIR : L’OBJECTIF D’AMÉLIORATION DE L’EMPLOI EST FONDÉ SUR LES RECETTES FISCALES ATTENDUES … POUR ALIMENTER LA DÉPENSE PUBLIQUE. https://metahodos.fr/2023/07/11/cest-clair-lobjectif-damelioration-du-taux-demploi-est-fonde-sur-les-recettes-fiscales-attendues-pour-combler-le-deficit-budgetaire/

LES DEUX PROMESSES (17) DE BAISSE D’IMPÔTS – POUR LES CLASSES MOYENNES ET LES ENTREPRISES – PASSENT À LA TRAPPE – NOUVELLES CHARGES ANNONCÉES https://metahodos.fr/2023/07/12/la-promesse-de-baisse-dimpots-pour-les-classes-moyennes-passe-a-la-trape/

1. ARTICLE Extrait

Gabriel Attal: «Ce serait mentir que de dire qu’il n’y aura pas un effort global demandé à tous les Français pour réduire la dette»

Par Tristan Quinault-Maupoil et Julie Ruiz LE FIGARO 12 07 23

Le budget est toujours un exercice tendu, mais cette année, le contexte est particulièrement difficile. Comment vous y préparez-vous?

Gabriel ATTAL. – Nous faisons face à un ralentissement économique dans la zone euro. Mais contrairement à l’Allemagne, notre pays a montré qu’on peut lutter contre l’inflation sans récession. Pour cette année, je souhaite que l’élaboration du budget repose sur deux piliers: l’avis des Français et le travail des parlementaires. Nous avons demandé directement aux Français de s’exprimer. Les demandes des 500.000 contribuables qui ont participé à la consultation «En avoir pour mes impôts» seront prises en compte dès cette année, je m’y engage.

Enfin, ce mercredi débutera la deuxième édition des dialogues de Bercy et je me réjouis que tous les groupes parlementaires aient accepté mon invitation. Je souhaite une règle nouvelle. Si l’opposition vote contre un budget, elle doit proposer un budget…

…/…

2. ARTICLE Extrait

Dette : Gabriel Attal prévient qu’un « effort global » sera demandé aux Français en 2024 

Par LEXPRESS.fr Publié le 12/07/2023

L’exécutif serre la ceinture. Dans une interview accordée au Figaro, le ministre chargé des Comptes publics a annoncé, mercredi 12 juillet, que le budget 2024 va prévoir « des économies » dans certains secteurs. Gabriel Attal n’hésite pas à tirer la sonnette d’alarme et à employer des mots forts : « Le désendettement est une urgence nationale. Et pour cause : la dette publique a dépassé pour la première fois le seuil symbolique des 3000 milliards d’euros au premier trimestre, a indiqué l’Insee fin juin. « Nous assumons de préférer un désendettement volontariste, mais progressif, à une austérité qui aurait des conséquences néfastes sur l’activité économique », a expliqué Gabriel Attal qui présentera le budget 2024 à l’automne martelant que cet « engagement ambitieux » sera « tenu ».

Ce budget repose sur trois piliers : désendettement, soutien aux classes moyennes et lutte contre la fraude. « Depuis le 1er juillet par exemple, on ne verse plus d’allocations familiales sur des comptes à l’étranger hors UE, comme je m’y étais engagé », s’est-il félicité. Dans les colonnes du quotidien, le ministre dit vouloir s’adresser particulièrement aux classes moyennes, ceux qui  » se sentent trop riches pour être pauvres et trop pauvres pour être riches. » En mai dernier, le présidentEmmanuel Macron faisait également un geste envers cette catégorie sociale annonçant une baisse d’impôts de deux milliards d’euros en leur faveur, dans un contexte inflationniste.

Alors que Bruno Le Maire a évoqué, le 10 juillet, une possible pause dans les baisses d’impôts, Gabriel Attal a assuré « qu’en 2027, les Français et les entreprises [en] paieront moins qu’en 2022 […] Ce qui est sûr, c’est que notre ambition d’allègement de la fiscalité dans le quinquennat ne connaîtra pas de pause. » Cependant, la réduction de la dette sera synonyme d’efforts pour les Français ne cache pas Gabriel Attal, qui confie qu’il y aura besoin d’un « effort global ». Cependant, pas question de prononcer les mots qui fâchent. « On ne peut pas parler d’austérité dans un pays qui continue de dépenser plus que ce qu’il gagne, un pays qui continue d’investir massivement dans les services publics », a-t-il nuancé. Des propos en accord avec ses déclarations du mois de mars dernier : « Notre objectif est de stabiliser la dette publique en 2026, et de commencer à la rembourser en 2027. On assume de ne pas faire de l’austérité brutale. »

« Il faudra aussi responsabiliser »

Où le gouvernement va-t-il procéder à des coupes budgétaires ? Dans le viseur, il y a les coûts-contrats. Pour les contrats d’apprentissage, il s’agit des montants de prise en charge annuels définis en fonction du diplôme visé et de la branche d’appartenance de l’entreprise concernée. « Certains établissements privés font de larges bénéfices en facturant des formations financées par l’Etat au prix fort avec des niveaux de marge très élevés. Nous reprendrons une partie de ces marges. Je pense aussi auxcontrats aidés que nous réduirons à nouveau largement », a commenté Gabriel Attal. Pour rappel, un « contrat aidé permet à l’employeur de bénéficier d’aides pour diminuer le coût de l’embauche », définit le site del’administration française.

L’exécutif envisage également des réductions dans le budget de la Sécurité sociale. « Du côté des prescripteurs, il y a par exemple un problème avec l’envolée des arrêts-maladie en téléconsultation. Du côté des entreprises et des usagers, il faudra aussi responsabiliser », a-t-il martelé. Des propos qui devraient rassurer la Cour des comptes qui estimait, jeudi 29 juin, que le gouvernement devra consentir « un effort substantiel » en termes de dépenses pour ramener le déficit public de la France dans les clous européens d’ici 2027.

…/…

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.