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« BIEN VIEILLIR », UNE PROMESSE (19) ENCORE REPORTÉE – 2018 – 2020 – 2023

La grande promesse du premier quinquennat Macron, la loi grand âge, annoncée à grand renfort de publicité en 2018, avait déjà été enterrée en 2020

« Ces reports répétés sont dramatiques : avec le vieillissement de la population, le financement de l’autonomie, notamment pour les plus démunis, est l’un des plus grands défis des prochaines années. Coïncidence, ce nouvel abandon tombe en juillet, alors que l’été s’annonce particulièrement chaud. Or on sait que les plus vulnérables lors de ces fortes périodes de chaleur sont nos anciens. Il y a vingt ans, la canicule de 2003 avait fait en France 15 000 victimes, en majorité chez les plus de 70 ans… » LA CROIX ARTICLE 1 –

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« L’exécutif considère que ce n’est pas une priorité »

ÉCRIT LE PARISIEN QUI POURSUIT :

« Le texte prévoyait entre autres d’instaurer « un guichet unique de l’autonomie », « la mise en place d’une carte professionnelle pour les aides à domicile », ou encore la création d’une instance de « recueil et de traitement des alertes de maltraitance » en Ehpad. « Ce n’était pas une loi à la hauteur des besoins, mais c’était mieux que rien.

« Même celle-là ne verra pas le jour », tance le socialiste Jérôme Guedj. « Le drame est là. En dépit de la crise dans les Ehpad, des révélations sur le groupe privé Orpea, des difficultés de recrutement, de ce que vivent les familles, l’exécutif considère que ce n’est pas une priorité. Ils sont effrayés par le coût budgétaire », juge-t-il. »

Aurore Bergé nouvelle ministre n’a pas su – au sein de l’AN – sauver ce projet et lui donner de la consistance

Les mois prochains nous diront comment le nouveau ministre traitera de ce dossier pour lequel l’exécutif présidentiel semble avoir abandonné toute ambition. Il a beaucoup à dire sur l’ambiguë relation du président avec les personnes âgées régulièrement stigmatisées.

« Manque d’ambition »

ÉCRIT LE FIGARO QUI COMPLÈTE :

« Les oppositions dénonçaient une «coquille vide», loin des espérances d’une «grande loi» consacrée au grand âge régulièrement demandée. En «colère», la macroniste Monique Iborra avait aussi critiqué le manque d’ambition du texte en avril, en renonçant à en être la rapporteur. La députée Renaissance Laurence Cristol avait repris son rôle, aux côtés d’Annie Vidal. »

Jean-Christophe Combe fait les frais du manque de constance présidentielle sur une promesse majeure repoussée 3 fois en 5 ans

Jean-Christophe Combe vient donc de faire les frais du « réajustement gouvernemental » demandé par le président de la République à sa Première ministre, Élisabeth Borne.

Que lui reproche-t-on officieusement – sans évoquer le plantage de la loi bien vieillir – ? Son manque de présence et de sens politique principalement.

Après des débuts un peu difficiles, il avait commencé pourtant à prendre ses marques et il n’a pas à rougir de son bilan côté petite enfance qui, s’il est incomplet, présente cependant quelques décisions- phares : un rapport-vérité de l’IGAS sur la qualité d’accueil et la prévention des maltraitances en crèches, et une COG « généreuse » où beaucoup d’argent est dédié à la petite enfance, notamment.

La procrastination gagne l’Élysée et Matignon

On ne compte plus la pléthore de reports sur des dossiers de premier plan.

Le pacte des solidarités ? Ajourné à septembre prochain

après avoir été annoncé pour janvier, mars, mai, puis juillet.

ARTICLE 1

Bien vieillir

Isabelle de Gaulmyn le 19/07/2023. Rédactrice en chef. LA CROIX

L’Assemblée a reporté mardi 18 juillet l’examen du texte sur le grand âge, prévu ce jeudi.

Une nouvelle fois, l’examen de la proposition de loi de la majorité présidentielle consacrée au « bien-vieillir » a été reporté. Déjà, en avril, avec la réforme des retraites, ce texte n’avait pu être examiné. Or, il ne s’agissait rien de moins que de donner un début de financement à ce que l’on appelle la cinquième branche de la Sécurité sociale, à savoir la dépendance, que ce soit à domicile ou en établissement, avec la création « d’un service territorial de l’autonomie ».

Déjà, la grande promesse du premier quinquennat Macron, la loi grand âge, annoncée à grand renfort de publicité en 2018, avait été enterrée en 2020.

Grand âge : la loi « bien vieillir » ne fait pas oublier les promesses déçues

Ces reports répétés sont dramatiques : avec le vieillissement de la population, le financement de l’autonomie, notamment pour les plus démunis, est l’un des plus grands défis des prochaines années. Coïncidence, ce nouvel abandon tombe en juillet, alors que l’été s’annonce particulièrement chaud.

Or on sait que les plus vulnérables lors de ces fortes périodes de chaleur sont nos anciens. Il y a vingt ans, la canicule de 2003 avait fait en France 15 000 victimes, en majorité chez les plus de 70 ans…

C’est après cette canicule justement que le premier ministre de l’époque, Jean-Pierre Raffarin, créait la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie, financée par une journée supplémentaire de travail, le lundi de Pentecôte.

Un financement largement insuffisant. Mais depuis le dossier dépendance reste lettre morte. Le Covid a pourtant ensuite mis en lumière les dysfonctionnements dans les Ehpad, le manque d’effectifs, leur sous-médicalisation.

Il est urgent qu’une loi spécifiquement consacrée au grand âge fasse l’objet d’un financement ambitieux. Ce gouvernement se préoccupe beaucoup du « bien-mourir », avec une loi sur la fin de vie. Il serait pourtant plus logique de s’assurer, d’abord, du « bien-vieillir ».

ARTICLE 2

La proposition de loi « bien vieillir » reportée sine die à l’Assemblée nationale, un deuxième revers pour le texte

Le contenu du texte est décrié par les oppositions et même au sein de la majorité. La rapporteure Renaissance initiale avait renoncé à le porter, critiquant un manque d’ambition.

Par Le HuffPost avec AFP

La proposition de loi de la majorité présidentielle consacrée au « bien vieillir » a été reportée sine die, ce mardi 18 juillet à l’Assemblée nationale, retirée de l’ordre du jour de la fin de semaine. C’est un nouveau revers pour le texte, dont la première lecture avait déjà été interrompue au milieu du gué en avril, faute de temps.

« Les macronistes s’en contre-fichent de nos aînés ! En voici une preuve supplémentaire ! Même ce texte a minima ne les intéresse pas ! », a tancé sur Twitter la vice-présidente de l’Assemblée nationale, Caroline Fiat (LFI). Le député socialiste Jérôme Guedj a appelé à cesser une « mascarade » qui est un « mépris pour les personnes âgées, les familles, les personnels et les parlementaires de tout bord qui demandent une vraie loi grand âge ».

« Nous avons tous hâte de poursuivre son examen », a réagi le ministre des Solidarités, Jean-Christophe Combe. La proposition de loi des députés Renaissance prévoyait une série de mesures comme un « guichet unique de l’autonomie » ou la mise en place d’une carte professionnelle pour les aides à domicile.

Une loi « coquille vide »

Les oppositions dénonçaient une « coquille vide », loin des espérances d’une « grande loi » consacrée au grand âge régulièrement demandée. En « colère », la macroniste Monique Iborra avait aussi critiqué le manque d’ambition du texte en avril, en renonçant à en être la rapporteure. La députée Renaissance Laurence Cristol avait repris son rôle, aux côtés d’Annie Vidal.

Jean-Christophe Combe souligne pour sa part que « la politique du grand âge ne se réduit pas à ce texte » sur le « bien vieillir »« Jamais aucune majorité n’a mis autant de moyens sur l’autonomie. Depuis un an nous avons accéléré sur le domicile, rénové et contrôlé les Ephad et augmenté les salaires et les dotations », fait-il valoir. Le ministre rappelle aussi qu’il doit présenter « prochainement » une « feuille de route interministérielle et pluriannuelle pour accélérer la préparation de la société à son vieillissement ». En dépit de cette ambition affichée, Jean-Christophe Combe fait partie des ministres cités parmi les potentiels sortants lors de « l’ajustement » de l’équipe gouvernementale que prépare l’exécutif.

Les députés doivent conclure en fin de semaine la session extraordinaire de juillet par le projet de loi de reconstruction des bâtiments dégradés ou détruits pendant les émeutes urbaines de fin juin et début juillet, et par le projet de loi consacré à l’industrie verte.

L’Assemblée nationale devrait reprendre ses travaux dans l’hémicycle la dernière semaine de septembre, pour une nouvelle mais courte session extraordinaire avec, au menu, le projet de loi de programmation des finances publiques, qui fixe la trajectoire jusqu’en 2027, notamment à destination de l’Union européenne.

ARTICLE 3

La rapporteure Renaissance de la loi «bien vieillir» «déçue» de son report

Indiscrétions piquantes, maladresses vaches ou douces confessions: chaque jour, retrouvez les brèves qui auscultent le monde politique. 

publié le 19 juillet 2023 LIBÉRATION

Procrasti-nation

Vous voyez quand votre enfant vous supplie d’acheter la PS5 et que vous lui répondez un énigmatique «On verra» ? Eh bien remplacez la PS5 par la proposition de loi «bien vieillir», votre enfant par Annie Vidal – un peu d’imagination – et vous obtenez la situation qui se joue à l’Assemblée. Initialement prévue pour avril, l’étude du texte sur le grand âge – qui prévoit notamment la création d’une carte professionnelle pour les aides à domicile, la reconnaissance du droit de visite en Ehpad ou l’instauration d’un guichet unique de l’autonomie – a été une nouvelle fois reportée sine die. Pour justifier ce retard, toutes les excuses sont bonnes : pause parlementaire, débats sur la loi de programmation militaire, actualité chargée… 

Cette fois, c’est la loi de reconstruction post-émeutes qui passe en prio. Une situation qui désespère l’opposition, elle qui réclame un texte ambitieux pour répondre aux défaillances dans les Ehpad, et qui tend également la députée Renaissance et co-rapporteure du texte, Annie Vidal. En …

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