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MISE A JOUR – L’ « INITIATIVE POLITIQUE D’AMPLEUR » – INVENTION BAROQUE DU RÉFÉRENDUM QUI NE PEUT PAS ÊTRE NÉGATIF

« Ça, c’est pour la version officielle. La réalité, (…) il veut aussi mettre les oppositions au pied du mur, montrer leurs contradictions, leurs divisions et leur irresponsabilité »

C’est ainsi que l’éditorialiste Nathalie Saint-Cricq, présente sur le plateau du 20 Heures, samedi 26 août l’énième tentative d’auto réinvention du président.

Emmanuel Macron recevra mercredi 30 août, tous les responsables de groupes politiques au Parlement et les présidents des assemblées. Dans une lettre, il leur propose « une main tendue loyalement ». Selon Nathalie Saint-Cricq, le chef de l’État cherche « à se désembourber de sa courte majorité à l’Assemblée, pour trouver des pistes de consensus sur quelques textes comme l’immigration, les institutions ou l’écologie, je cite, dans l’intérêt du pays ».

« Ça, c’est pour la version officielle. La réalité, (…) il veut aussi mettre les oppositions au pied du mur, montrer leurs contradictions, leurs divisions et leur irresponsabilité », poursuit l’éditorialiste, donnant à croire qu’elle apprécie une telle habilité; ce que nous appellerions plutôt duplicité egotique et stérile.

Nous ajoutons :

Au risque de ne rien faire à l’issue de cette réunion comme après le grand débat, les 100 jours, l’été studieux ? ( faire au sens de débattre, décider, agir… et non pas seulement d’annoncer et de médiatiser ).

NOUVELLE INVENTION BAROQUE : LE RÉFÉRENDUM QUI NE PEUT PAS ÊTRE NÉGATIF, EN FORME DE SONDAGE !

PEUR DE LA DÉMOCRATIE

MISE A JOUR 28 08 23 EXTRAIT DU FIGARO :

« il faut que ça puisse aboutir à une proposition de loi » … « ou un préférendum » O VÉRAN

« Une énième «innovation» accueillie fraîchement dans les rangs de l’opposition, où l’on se souvient des tentatives passées «d’union nationale» déjà lancées par le chef de l’État. «C’est différent d’un grand débat, il faut que ça puisse aboutir à une proposition de loi», s’est défendu Olivier Véran. Emmanuel Macron pourrait même prendre la voie d’un «référendum» au terme de ces discussions, comme il le sous-entendait dans son entretien au Point , le 17 août dernier. Lors de la rentrée politique de son parti, dimanche, le patron des Républicains Éric Ciotti a d’ailleurs déjà annoncé qu’il proposerait un «référendum sur l’immigration».

« «Le président est ouvert à faire un référendum et pourquoi pas même un préférendum (…) qui est un concept qui nous permettrait de tester plusieurs sujets à la fois au cours d’un même référendum», a confirmé Olivier Véran. Manière de contourner le risque que les Français profitent du référendum pour voter «pour» ou «contre» la personne du président. «Peut-être qu’en posant plusieurs questions, les gens vont pouvoir se lâcher sur l’un des thèmes», a supposé Véran. »

ARTICLE

« Une main tendue loyalement » : Macron officialise son invitation aux partis

AFP Publié le 26/08/2023 NICE MATIN

« Converger sans reniement ni renoncement ». Emmanuel Macron a officialisé son invitation à tous les partis politiques pour une grande réunion mercredi 30 août afin de prendre des décisions dépassant les clivages, et dévoilé un ordre du jour qui mécontente déjà la gauche.

L’objectif est de bâtir « ensemble » des textes législatifs et ouvrir la voie, « le cas échéant », à des referendums, écrit le chef de l’Etat dans un courrier adressé aux partis.

Par touches successives, le chef de l’Etat met ainsi en musique « l’initiative politique d’ampleur » annoncée au coeur de l’été pour sortir des blocages à l’Assemblée nationale, où son gouvernement se heurte à l’absence de majorité absolue.

« Vous partagez entre vous de solides accords et de vrais désaccords. Mais quand l’intérêt supérieur du pays est en jeu, j’ai confiance, comme beaucoup de Français, dans notre capacité à converger sans reniement ni renoncement », écrit Emmanuel Macron dans cette lettre également envoyée aux présidents des assemblées.

Les discussions porteront sur « la situation internationale et ses conséquences pour la France », « l’efficacité de l’action publique » y compris de nouvelles pistes de décentralisation et de réformes institutionnelles, et « la cohésion de la Nation », ajoute-t-il.

Après avoir voulu écarter le Rassemblement national (RN) et la France insoumise (LFI), l’Elysée s’est ravisé et a finalement convié ces deux formations que la macronie juge pourtant hors de « l’arc républicain ».

« C’est une main tendue loyalement », insiste-t-il dans sa lettre. « L’ambition sera de convenir de voies d’action qui pourront trouver des traductions concrètes et rapides dans les réalisations du gouvernement et des textes législatifs bâtis ensemble. Le peuple, par la voix de ses représentants et le cas échéant par referendum, aura le dernier mot ».

Le chef de l’Etat, qui a fait de l’éducation la priorité de sa rentrée politique, revient une nouvelle fois sur les émeutes urbaines d’une violence inédite qui avaient suivi la mort du jeune Nahel le 27 juin lors d’un contrôle de police à Nanterre.

« A côté de l’Histoire »

Ces événements ont « révélé chez une partie de notre jeunesse une perte du sens de l’autorité et de la civilité, une forme de décivilisation », a-t-il martelé. « Dans un monde sans cesse plus brutal, dans une époque où les liens humains menacent de s’effacer, les piliers de notre idéal républicain de Nation souveraine et unie sont donc en jeu », observe-t-il.

Emmanuel Macron ne précise toujours pas sur quels thèmes il pourrait consulter les Français par référendum, une option qu’il a évoquée à plusieurs reprises en six ans de présidence sans jamais passer à l’acte.

Aucune formation politique ne s’est opposée au principe de cette réunion. Mais le leader de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon a dénoncé un courrier déconnecté des réalités des Français.

« Je pense que cette lettre, il a dû l’écrire depuis la planète Mars », a-t-il réagi sur TF1, s’étonnant de l’absence de mention de la canicule ou de la pauvreté au moment où des Français « tirent la langue » pour acheter les fournitures scolaires de la rentrée.

Emmanuel Macron « semble passer complètement à côté de l’Histoire », abonde Europe Ecologie-Les Verts (EELV) qui précise que Marine Tondelier se rendra au rendez-vous tout en déplorant « l’absence alarmante des questions écologiques et la maigre place laissée aux questions sociales » dans l’ordre du jour présidentiel.

Emmanuel Macron n’aborde pas non plus directement la question de l’immigration qui doit faire l’objet dans les prochaines semaines d’un projet de loi de son gouvernement.

Maintenue à Matignon lors d’un mini-remaniement ministériel en juillet, la Première ministre Elisabeth Borne se prépare également à un marathon budgétaire à haut risque à l’automne.

Elle doit construire une loi de finances qui réponde à la fois à la promesse de ne pas relever les impôts et à l’engagement de désendetter enfin la France. Tout en évitant un vote de censure de son gouvernement qui verrait se liguer toutes les oppositions.

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