
LA PROMESSE :
le lundi 17 juillet 2017 le président s’engageait sur une couverture de la France entière « en haut et très haut débit » d’ici « à la fin de l’année 2020«
LA RÉALITÉ :
29% en 2021 du territoire restait non couvert ( promesse : 100% fin 2020 ) – auxquels s’ajoutent les raccordés sans très haut debit
20 % en 2022 – auxquels s’ajoutent les raccordés sans très haut debit
19 % en 2023 ( S’ajoutent 5 % de raccordés sans le très haut débit )
NB : Ces sont les collectivités territoriales, principalement les départements, qui ont pris les initiatives de couverture et ont assurés en majorité le financement des investissement, l’Etat se comportant en censeur et apportant son financement jugé trop faible et trop tardif – il ainsi freiné le déploiement effectif et découragé certains opérateurs publics et privés.
1/4 des français ne disposent pas encore de la fibre optique et du très haut débit
Et l’ADSL, qui a longtemps été le principal réseau pour accéder à Internet, ne sera pas « débranché » avant plusieurs années encore ! Plus de 21 000 centraux téléphoniques – des nœuds de raccordement d’abonnés – maillent le territoire français. Bien que ces NRA ne soient plus très actifs dans les grandes villes où la fibre domine désormais, ils sont encore sollicités dans les milliers de communes où la fibre n’est pas encore disponible, et où ils permettent de profiter d’internet avec une vitesse comprise entre 1 et 90 Mb/s selon la distance de la ligne téléphonique.
La généralisation de la fibre optique se fera d’ici la fin de la décennie selon l’Arcep. Ce qui n’empêche pas l’exécutif de prétendre avoir atteint 99 % pour le très haut débit !
Article
Numérique : Emmanuel Macron promet « une couverture en haut débit » de toute la France en 2020
Publié le 17/07/2017 MIS A JOUR 12/06/2020 FRANCE 3
Le président de la République Emmanuel Macron a promis lundi 17 juillet 2017 une couverture de la France entière « en haut et très haut débit » d’ici « à la fin de l’année 2020 ».
Des mesures de contrainte à l’égard des opérateurs de téléphonie
« Les déploiements ne sont pas assez rapides, les opérateurs, aujourd’hui, rechignent encore dans les endroits qui sont les moins rentables », a déploré le chef de l’Etat.
L’engagement d’Emmanuel Macron correspond à deux ans d’avance sur le plan de la précédente majorité.
« Je souhaite encore accélérer le calendrier afin de parvenir à une couverture en haut et très haut débit d’ici à la fin de l’année 2020 » et « non plus 2022 », a déclaré le chef de l’Etat devant la Conférence nationale des territoires réunie au Sénat.
« Nous devons donc, d’ici à la fin de l’année, prendre des mesures nouvelles d’incitation et de contrainte à l’égard des opérateurs de téléphonie », a-t-il souligné.
La fracture numérique « nourrit les extrêmes »
Emmanuel Macron a appelé à « envisager les complémentarités technologiques » entre la fibre optique, le mobile et en particulier l’internet mobile ou le satellite, jugeant « impossible de tenir la promesse de tirer de la fibre dans tous les logements de la République ». « Cette promesse est intenable technologiquement et financièrement », a-t-il insisté.
L’Etat « affectera une part du grand plan d’investissement à cette priorité pour, là où c’est nécessaire, là où des carences sont constatées, se substituer aux opérateurs défaillants ». La fracture numérique est « la première chose qui nourrit les extrêmes », a insisté le président Macron.