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PARADOXE OU PROMESSE (44) EN ÉCHEC : PRÉTENDRE UNE BAISSE DES IMPÔTS ALORS QUE LES PRÉLÈVEMENTS AUGMENTENT

LA TRIPLE RÉALITÉ : HAUSSE DES PRÉLÈVEMENTS, BAISSE DES AIDES, HAUSSE DES TARIFS

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MAJ 28 SEPT – FISCALITÉ, PRESTATIONS, PRIX… « LE FESTIVAL DES FAUSSES PROMESSES » (36bis) FACE AUX RÉALITÉS : AMPUTATION DU POUVOIR D’ACHAT – PAUVRETÉ. https://metahodos.fr/2023/09/28/maj-28-sept-fiscalite-prestations-prix-le-festival-des-fausses-promesses-36bis-face-aux-realites-amputation-du-pouvoir-dachat-pauvrete/

L’EXÉCUTIF SEMBLE DÉCOUVRIR LES MÉCANISMES ÉCONOMIQUES

Voilà donc l’exécutif piégé par ses promesses et fausses affirmations ( sur la triple réalité évoquée plus haut qui ampute le pouvoir d’achat )

Il se piège par un discours trompeur et par un apparent paradoxe dévastateur auprès d’électeurs dont le consentement à l’impôt vacille : clamer que la fiscalité recule en France alors même que le pays affiche son taux de prélèvements obligatoires le plus élevé depuis la Seconde Guerre mondiale.

Baisses d’impôts, hausse des prélèvements: un dangereux paradoxe

Publié le 12 septembre 2023 L’OPINION REMI GODEAU

Tout doit augmenter pour que rien n’augmente. Afin de résoudre l’équation budgétaire, Bruno Le Maire se trouve réduit à adapter le fameux aphorisme du Guépard : prisonnier de sa promesse de ne pas alourdir les impôts, le ministre des Finances se voit contraint de multiplier étalements d’allègements, hausses de taxes plus ou moins cachées, invention de contributions et suppression d’exonérations…

Si la cotisation forfaitaire de CVAE disparaîtra l’an prochain pour des milliers de petites entreprises (19 millions d’euros), c’est pour mieux masquer que sa suppression totale est reportée à des jours meilleurs (4 milliards). De même, si en août 2022, le ministre disait ignorer ce qu’étaient les « superprofits », il s’apprête un an plus tard à taxer les « surprofits » des concessionnaires du secteur des transports. Dans ce contexte, l’indexation – traditionnelle – du barème de l’impôt sur le revenu est présentée comme une faveur alors que, inflation oblige, le statu quo se serait traduit par une ponction de plus de 5 milliards et de nouveaux contribuables. Inimaginable, sauf à raviver le ras-le-bol fiscal !

Voilà donc l’exécutif piégé par un paradoxe dévastateur auprès d’électeurs dont le consentement à l’impôt vacille : clamer que la fiscalité recule en France alors même que le pays affiche son taux de prélèvements obligatoires le plus élevé depuis la Seconde Guerre mondiale (45,4 % PIB en 2022). Voilà Bercy otage de l’oxymoron maléfique qu’est cette « baisse haussière » : promettre une stabilité fiscale factice, car incompatible avec l’assainissement budgétaire programmé. Faute de pouvoir imposer plus de rigueur, Bercy se retrouve tributaire de la croissance et des taux d’intérêt, deux facteurs qu’il ne maîtrise pas. D’où cette vérité crue : pas d’illusion d’un contrôle des finances publiques sans illusion d’une maîtrise de la fiscalité.

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