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NOMMER LE TERRORISME – LFI HORS DES LIGNES – FERMETÉ CHEZ 86 % DES FRANÇAIS

LES FRANÇAIS FERMES … SAUF

Une réponse ferme. Les Français sont 86 % à souhaiter une interdiction systématique des partis et associations qui soutiennent ou font l’apologie du terrorisme, révèle un sondage de l’institut CSA pour CNEWS, mercredi.

LFI à la traine ! La gauche partagée

Mais à gauche, les avis sont plus partagés, surtout chez les électeurs de la France Insoumise (64 %), loin derrière le Parti socialiste (88 %) ou EELV (76 %). Après les attaques du Hamas, certaines prises de position à gauche avaient d’ailleurs fait largement réagir. Le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) est même déjà visé par une enquête pour apologie du terrorisme. Le camp de Philippe Poutou avait publié un communiqué dans lequel il rappelait « son soutien aux Palestiniens et aux moyens de lutte qu’ils et elles ont choisis pour résister ».

Jean-Luc Mélenchon (LFI) sur l’attaque du Hamas: « Si nous acceptions de caractériser comme terroriste une action de guerre, nous la soustrairions au droit international »

« Hamas-Israël : mais pourquoi la Nupes tient-elle encore ? »

TITRE MARIANNE Par Louis Hausalter QUI POURSUIT :

Le refus de LFI de qualifier le Hamas de « terroriste » est un énième épisode d’extrême tension au sein de la Nupes. Et pourtant, la coalition de gauche pourrait y survivre. Une nouvelle fois…

Olivier Faure, Fabien Roussel, Marine Tondelier, Yannick Jadot, Anne Hidalgo, François Ruffin… Ils ont tous tenu à marquer leur différence avec les propos tenus par le noyau dur de La France insoumise (LFI), qui refuse de qualifier les attaques du Hamas de « terroristes » et renvoie dos à dos Israël et l’organisation islamiste palestinienne. Mathilde Panot et Manuel Bompard, en premiers zélateurs de Jean-Luc Mélenchon, persistent à dénoncer des « crimes de guerre », manière de conférer au Hamas le statut d’une armée régulière. Et leur leader a confirmé cette position mercredi 11 octobre, lors d’une conférence à Bordeaux, en se refusant à « caractériser comme terroriste une action de guerre ».

1. ARTICLE

Guerre Hamas-Israël : à l’Assemblée, LFI plus isolée que jamais

Lors de séance de questions au gouvernement, ce mardi, les élus LFI ont refusé d’apporter leur soutien à Israël, plaçant leurs collègues de la Nupes dans l’embarras.

Par Sébastien Schneegans Publié le 10/10/2023 LE POINT

Il y a eu, dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale, un rare moment de solennité et d’unité avec le peuple israélien. Mais il n’a pas duré… Mardi 10 octobre, à l’entame de la première séance de questions au gouvernement depuis l’attaque massive du Hamas contre Israël, samedi 7 octobre, Yaël Braun-Pivet, la présidente, a fermement condamné l’attaque des terroristes du Hamas et affirmé, « au nom de la représentation nationale », son « soutien inconditionnel » à un « pays ami ».

Tous les députés se sont levés et l’ont applaudie, à l’exception notable des élus de La France insoumise (LFI). Et il en sera ainsi à chaque prise de parole : les députés LFI refuseront systématiquement de se joindre aux condamnations unanimes de l’attaque du Hamas. Tout juste consentiront-ils à respecter une minute de silence en hommage aux victimes israéliennes.

Signe de cette nette séparation entre les formations politiques représentées au Palais-Bourbon et les Insoumis, lorsque la présidente du groupe LFI, Mathilde Panot, s’est exprimée, en évoquant une nouvelle fois un contexte de « colonisation », l’ensemble des députés LR et plusieurs députés de la majorité ont quitté l’hémicycle. Dans la matinée, lors d’une conférence de presse, l’élue du Val-de-Marne avait refusé de qualifier le Hamas d’organisation terroriste – pourtant reconnue comme telle par la France et l’Union européenne.

« Dégoûtant »

La plupart des députés ont d’ailleurs mis l’accent sur le caractère « terroriste » de cette attaque. « Rien n’excuse le terrorisme et la barbarie », a rappelé la Première ministre, Élisabeth Borne. « Rien, absolument rien, ne justifie le terrorisme », a insisté Sylvain Maillard, président du groupe Renaissance, applaudi par quelques élus Nupes, dont le socialiste Jérôme Guedj, qui a fustigé le comportement « dégoûtant » de LFI et affirmé que « ne pas qualifier le Hamas de mouvement terroriste [était] une faute impardonnable ».

« Le terrorisme n’est pas un moyen d’expression, aucune cause ne le justifie, aucun contexte ne l’excuse », a ajouté, dans la foulée, Olivier Faure, premier secrétaire du PS. « Dis-le à tes voisins », lui a aussitôt crié un député du Rassemblement national. Lorsque Cyrielle Chatelain, présidente du groupe EELV, a déclaré que « les écologistes ne seront jamais aux côtés de celles et ceux qui sèment la mort et la terreur », un député LR l’a interpellée : « Si, ils sont derrière vous ! »

À LIRE AUSSIJulien Dray : « Sur Israël, Jean-Luc Mélenchon a oublié les positions de Mitterrand »Tous les élus de la Nupes qui se sont désolidarisés des positions des Insoumis ne semblent pas prêts à quitter, pour l’instant, l’intergroupe. « La Nupes, ce n’est pas que LFI, a plaidé Jérôme Guedj lors d’un point presse. Si tous les dégoûtés s’en vont, il ne restera que les dégoûtants. » Réponse, sous couvert d’anonymat, d’un cadre du groupe LFI : « Nous ne changerons pas de ligne, car nous sommes les seuls à respecter la position du général de Gaulle. Certains élus de gauche sont aujourd’hui plus proches de la position de Netanyahou que de la nôtre. C’est affligeant. » Les Insoumis semblent en somme considérer qu’ils ont raison et que le reste de l’Assemblée a tort. « Il va falloir qu’on prenne une décision. On ne peut plus siéger avec de telles personnes », conclut un élu socialiste, qui se dit « sidéré » par les propos des élus LFI.

2. ARTICLE

86 % des Français en faveur du démantèlement des partis et associations qui soutiennent le terrorisme islamique

LE JOURNAL DU DIMANCHE 12 10 2023. Thibault Priore

Un sondage publié mercredi révèle que les Français demandent majoritairement plus de rigueur vis-à-vis de la lutte contre l’apologie du terrorisme. Les sympathisants de droite y sont plus favorables qu’à gauche.

Une réponse ferme. Les Français sont 86 % à souhaiter une interdiction systématique des partis et associations qui soutiennent ou font l’apologie du terrorisme, révèle un sondage de l’institut CSA pour CNEWS, mercredi.

Parmi les personnes interrogées, les 65 ans et plus se montrent les plus intransigeants (93 %). Un souhait qui fait également écho chez les plus jeunes. En effet, les moins de 35 ans y sont également très favorables (80 %). Parmi les catégories socioprofessionnelles, les CSP+ et les inactifs sont 88 % à demander davantage de sévérité contre le terrorisme islamique, devant les CSP- (81 %).

LFI à la traîne

Du côté de l’opinion politique des personnes sondées, tous les bords politiques se montrent majoritairement favorables à cette interdiction. Du côté de la droite, c’est presque unanime. Les sympathisants de Reconquête sont 97 % à demander une interdiction immédiate et systématique. C’est presque autant que le Rassemblement national (96 %) et les Républicains (93 %). La majorité présidentielle est tout autant convaincue : 92 % chez Renaissance.

Mais à gauche, les avis sont plus partagés, surtout chez les électeurs de la France Insoumise (64 %), loin derrière le Parti socialiste (88 %) ou EELV (76 %). Après les attaques du Hamas, certaines prises de position à gauche avaient d’ailleurs fait largement réagir. Le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) est même déjà visé par une enquête pour apologie du terrorisme. Le camp de Philippe Poutou avait publié un communiqué dans lequel il rappelait « son soutien aux Palestiniens et aux moyens de lutte qu’ils et elles ont choisis pour résister ».

Le ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti a demandé, mardi, devant l’Assemblée nationale, « un traitement immédiat, ferme et systématique » des propos faisant l’apologie du terrorisme. Gérald Darmanin, le ministre de l’Intérieur, a ajouté avoir déjà fait « plusieurs signalements » pour des déclarations semblables à celles du NPA.

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