
AVRIL 2022 (DANS L’ÉTUDIANT) : LA PROMESSE D’UN « REVENU D’ÉTUDE JUSQU’À 500 €
« Demain, nous irons plus loin : nous repenserons le système des bourses pour que le coût de la vie ne soit jamais une barrière aux études. Nous automatiserons également les aides comme les APL pour lutter contre le non-recours. Enfin, pour le cas spécifique des étudiants en situation de handicap, je souhaite qu’ils bénéficient d’un revenu d’études pouvant aller jusqu’à 500 euros par mois. »
AVRIL 2023 (DANS SLATE) : LA PROMESSE DE LOGEMENTS ÉTUDIANTS NON TENUE
« C’était écrit noir sur blanc dans le programme présidentiel de 2017 de La République en marche (LREM): «Nous construirons 80.000 logements pour les jeunes: 60.000 logements pour les étudiants et 20.000 logements pour les jeunes actifs.»Pourtant, en octobre 2021, une dépêche d’AEF info relevait que seuls 36.000 logements étudiants avaient été «mis en service». Et depuis, silence radio. Dans le programme présidentiel de 2022 du candidat Emmanuel Macron, le sujet n’était même pas évoqué. »
RENTRÉE 2023 (FRANCE INTER ARTICLE 3) : +25,51% de hausse de la précarité étudiante depuis Macron
+ 6,47% : c’est la hausse du coût de la vie étudiante en 2023-2024
570,60 euros : prix moyen du loyer mensuel pour un étudiant
+14,3% : c’est l’inflation des prix de l’alimentation
+18% des dépenses pour les consultations médicales+ 5,91 % de plus pour les transports chez les non boursiers
+25,51% de hausse de la précarité étudiante depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron au pouvoir
1. ARTICLE
Crise du logement étudiant : face à la demande croissante, associations et syndicats réclament des « mesures d’urgence »
Publié le 31/10/2023 FRANCE 3 Alicia Girardeau
La proposition de 10 000 nouveaux logements, dévoilée par Sylvie Retailleau, ministre de l’Enseignement supérieur, ne convainc pas les associations et les syndicats bordelais confrontés à la détresse étudiante. Pour eux, il faut aller encore plus loin.
« Rien de palpable, rien de concret. » Pour Yanis Jaillet, secrétaire général de l’Union étudiante de Bordeaux (UEB), les propositions formulées par Sylvie Retailleau ne sont pas à la hauteur de la crise du logement en Gironde. Jeudi 26 octobre, dans une interview accordée au Parisien, la ministre de l’Enseignement supérieur dévoilait son plan d’action, visant à endiguer la crise, alors que de nombreux étudiants se sont retrouvés sans logement à la rentrée 2023.
Parmi les mesures évoquées, la construction de « 10 000 nouveaux logements » dans l’Hexagone, loin des 30 000 promis par Elisabeth Borne en septembre. Très éloignée encore des 60 000 évoqués par Emmanuel Macron sept ans plus tôt. L’Union étudiante de Bordeaux dénonce du « mépris et des effets d’annonce« .
Un logement pour 12 étudiants
Le Crous de Bordeaux-Aquitaine ne possède que 10 500 places pour 134 000 étudiants. « Soit un logement pour douze étudiants« , illustre Yanis Jaillet, contacté par téléphone. Pour le secrétaire général de ce syndicat, les places disponibles ne répondent pas à la demande croissante des étudiants. « On n’a jamais été autant sollicité, déplore-t-il, certains ont dû louper la rentrée, faute de logement.«
C’est le cas de Sarah, en formation de sciences du langage à l’université Bordeaux Montaigne. L’étudiante originaire de Montpellier n’a été acceptée dans sa licence qu’à la fin du mois d’août, lors des phases complémentaires de Parcoursup. S’en est suivie une course contre la montre, les cours débutant onze jours plus tard.
« Toutes les résidences Crous étaient remplies. Sur Leboncoin, il n’y avait que des arnaques et les résidences universitaires privées n’avaient plus de place, je ne pensais pas que ce serait si difficile », souffle-t-elle.
J’ai manqué une semaine de cours car je n’avais pas d’appartement.Sarah, étudiante à l’université Bordeaux Montaigne
à la rédaction web de France 3 Aquitaine
Son cas n’est pas isolé. Le Crous ayant indiqué à Mathys qu’il ne restait plus de place dans les résidences, cet étudiant boursier alternait entre des trajets de deux heures depuis son domicile et des solutions temporaires d’hébergement chez des amis.
Tous deux ont finalement trouvé une alternative auprès de l’Association de coopération pour le logement des étudiant·es de France (Aclef). Créé par un collectif d’étudiants, l’organisme met en place des solutions concrètes de logement par le biais de partenariats avec des bailleurs sociaux.
Une situation qui empire
À Bordeaux, l’Aclef met à disposition 42 places dans une ancienne résidence d’autonomie, située dans le quartier de Bacalan. Le loyer y est plafonné à 400 euros toutes charges comprises.
L’association, qui œuvre à Bordeaux depuis 2020, a vu les demandes bondir au fil des années. « En plus du pic en juillet/août, on constate une vraie augmentation des sollicitations d’urgence« , relate Anne-Cécile Dockès, directrice générale.
Les 10 000 nouveaux logements, proposés par la ministre de l’Enseignement supérieur, sont alors « clairement insuffisants ». Car plus qu’un manque de places dans les résidences étudiantes, l’Aclef souligne également un problème d’accessibilité aux logements, qui sont de moins en moins abordables pour des étudiants sans ressources financières.
« Le cœur du problème, c’est quand même une question de revenu« , tranche la directrice générale Anne-Cécile Dockès.
Vers un revenu universel pour les étudiants ?
Parallèlement, depuis cet été, l’Union étudiante de Bordeaux alerte sur une rentrée « qui se tient dans des conditions matérielles désastreuses avec des files d’attente aux distributions alimentaires qui s’allongent« .
Dans ces conditions, le secrétaire général du syndicat pointe la nécessité de développer des « mesures d’urgence« . « La précarité est plus large qu’une question de logement« , esquisse-t-il.
Outre la construction de « 150 000 logements en urgence et 600 000 à terme », l’UEB préconise la création d’un revenu d’autonomie « pour tous les étudiants, sans critère social« . « Il faut sortir d’un système de bourse infantilisant dont l’obtention dépend du revenu des parents« , appuie Yanis Jaillet.
Ce revenu, à hauteur de 1128 euros par mois, viendrait, selon l’association, « lutter contre le mal-logement« . « C’est un système de solidarité nationale, une philosophie de reconsidération de la jeunesse », poursuit le secrétaire général.
En octobre, le président Emmanuel Macron avait fait part de son opposition à la création d’un revenu universel pour tous les étudiants, alors que quatorze présidents d’université avaient appelé à l’instauration d’une « allocation d’études« .
2. ARTICLE
Précarité étudiante : les présidents d’université tirent le signal d’alarme
Clémentine RigotPublié le 02.11.2023 L’ÉTUDIANT
Vécue de plein fouet par les étudiants, la précarité se fait ressentir jusqu’au plus haut niveau administratif des universités. Convaincus que ni le système de bourse actuel, ni les aides d’urgence ne suffisent, plusieurs présidents d’université réclament une allocation étudiante universelle.
« La précarité étudiante a toujours existé, mais le Covid l’a mise en exergue et accentuée, et la période de forte inflation a eu un effet boule de neige », explique Christine Neau-Leduc, présidente de l’université Panthéon-Sorbonne. Comme elle, ils sont 13 présidents et présidentes d’université à avoir signé, à la rentrée, une tribune dans le journal Le Monde, appelant à « la mise en place d’une allocation d’études pour tous les étudiants« .
Si cette précarité est ressentie en premier lieu par les étudiants eux-mêmes, elle inquiète les chefs d’établissement, quelle que soit la taille de l’université ou sa localisation. « Ils sont de plus en plus nombreux aux marchés solidaires que nous organisons », observe ainsi Lionel Larré, président de l’université Bordeaux-Montaigne. Collecte de vêtements, banques alimentaires, distribution de produits d’hygiène… Associations et universités œuvrent, main dans la main, pour tenter d’endiguer la précarité galopante.
« Ces dernières années, les montants des aides d’urgence tournaient autour des 300 à 600 euros. En 2023, c’est plutôt entre 1.200 et 1.500 euros qui nous sont demandés par étudiant« , souligne Christine Neau-Leduc. Une aide de plus en plus sollicitée pour pouvoir se nourrir et se loger.
Suffisant ? Loin de là. « Toutes ces mesures, c’est très bien, mais c’est de la rustine, ce n’est pas structurant ! » alerte quant à lui Michel Deneken, président de l’université de Strasbourg.
L’Igésr préconise de revoir l’organisation et le modèle économique des Crous
Investir dans la jeunesse
« Les loyers sont explosifs dans le secteur privé, insiste-t-il. Nous voyons les queues devant les Crous qui ont doublé en un an, les demandes d’hébergement d’urgence qui ont triplé« .
Des difficultés financières qui influent évidemment sur la santé mentale des jeunes. « Nous recevons les étudiants internationaux qui vont mal, les psys nous disent que les étudiants sont en mauvaise santé psychologique« , alerte le président alsacien.
« Notre tribune n’est pas une attaque mais une demande de prise de conscience d’un phénomène de société, précise-t-il encore. Nous voyons des jeunes qui ne se soignent pas, qui mangent mal, qui dorment sur des canapés, qui travaillent beaucoup trop ».
Au-delà d’être une aide concrète et régulière, le revenu enverrait aussi un message symbolique fort. « Il est important de faire un choix de société d’investissement dans la jeunesse », souligne Lionel Larré.
Et malgré l’entrée en vigueur du premier volet de la réforme des bourses Crous, que tous trois saluent, les effets de seuil demeurent. « Le problème, ce sont les classes moyennes qui n’ont pas droit à la bourse ou qui ont juste droit au premier échelon, ce qui crée un phénomène de paupérisation », avance Michel Deneken.
Le risque, à terme ? Voir des étudiants abandonner leurs études, « parce qu’ils ne peuvent plus tenir et chercher des petits boulots », s’inquiète Lionel Larré.
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Accentuer la solidarité envers les étudiants
L’idée d’une allocation étudiante, réclamée par de nombreux syndicats et partis politiques, ne date pas d’hier. Elle se base sur le concept de solidarité. « C’est considérer les étudiants comme des retraités, mais à l’envers : on s’occupe des retraités parce qu’ils ont beaucoup donné au pays pendant longtemps. Il faut donner un statut spécifique aux étudiants parce qu’ils vont contribuer au pays pendant longtemps », vulgarise Lionel Larré.
Des mesures coûteuses, en période de récession, mais qui auraient de très importantes retombées économiques, « puisque les étudiants deviendraient des consommateurs sur leur territoire », précise le président.
« Pendant la crise sanitaire, j’ai été marquée par le comportement des jeunes, qui se sont confinés, restreints, qui ont mis en pause leur vie sociale, le tout sans broncher ! Je suis admirative de leur solidarité », félicite Christine Neau-Leduc. Une solidarité à renvoyer ? « Il faut les soutenir, leur montrer à quel point nous avons conscience qu’ils sont notre richesse d’aujourd’hui et de demain« , affirme la cheffe d’établissement.
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Un revenu pour une meilleure autonomie
« Pour que des étudiants qui travaillent puissent être assidus, il faut que le volume horaire de leur job leur permette d’être assidu », rappelle Christine Neau-Leduc. Un revenu universel étudiant permettrait ainsi aux jeunes de se consacrer pleinement à leurs études, « sans avoir un job étudiant de 30 ou 35 heures à côté », insiste Lionel Larré.
Un moyen également de prendre leur autonomie vis-à-vis de leurs parents, dont les revenus servent aujourd’hui, dans la quasi-totalité des situations, à fixer les barèmes des bourses sur critères sociaux attribuées. Un système très « familiariste », que pointe du doigt le président girondin. « Ce revenu serait un moyen de fairerentrer les étudiants dans la vie active plus rapidement et contribuer à leur autonomie ».
Une hypothèse qui ne fait aucun doute auprès du président strasbourgeois : »si les jeunes obtiennent un Smic via un contrat avec l’État, ils n’auront plus à travailler et ils réussiront mieux », promet-il.
L’importance des particularités territoriales
L’allocation devrait aussi, idéalement, prendre en compte les disparités territoriales, notamment au niveau du logement, un loyer ne coûtant pas le même prix, pour un studio d’une même surface, à Paris, Poitiers ou Nice.
« Il y a une problématique spécifique à l’Ile-de-France et à Paris intra-muros, insiste Christine Neau-Leduc. Le coût de la vie – en particulier, le logement étudiant – est vraiment un sujet fondamental. On souhaite que plus d’étudiants, avec une diversité sociale et géographique, puissent accéder aux universités parisiennes ».
Pour l’heure, ni le bureau de France Universités, ni la ministre de l’Enseignement supérieur ne se sont positionnés en faveur d’une telle allocation. Dans un échange informel avec des lycéens, le 19 octobre, il y a quelques jours, Emmanuel Macron a réaffirmé son opposition à un revenu universel étudiant.
3. ARTICLE
Très chères études : la hausse du coût de la vie étudiante en six chiffres clés
Publié le lundi 14 août 2023 FRANCE INYER
Hausse des prix de l’alimentation, de l’énergie ou des dépenses de santé : dans son rapport annuel qui vient de paraitre, l’Unef alerte sur la forte hausse du coût de la vie étudiante à la rentrée 2023 : + 6,47%.
Explosion des dépenses alimentaires et bourses insuffisantes : l’Unef a fait ses comptes, et ils sont dans le rouge. Pour cette rentrée-ci, un bon nombre de postes de la vie étudiante sont à la hausse, en écho à l’inflation galopante actuelle.
+ 6,47% : c’est la hausse du coût de la vie étudiante en 2023-2024
C’est le chiffre choc de cette étude. Cette hausse générale du cout de la vie étudiante de 6,47% représente près de 50 euros supplémentaires par mois pour ces jeunes, soit une augmentation de près de 600 euros par an (594,76 euros). « Jamais, en 19 ans d’enquête de l’Unef, l’évolution du coût de la vie étudiante avait atteint de tels sommets« , estime le syndicat qui n’hésite pas à parler de « précarité étudiante majeure qui s’installe dans le temps« .
570,60 euros : prix moyen du loyer mensuel pour un étudiant
C’est le premier poste de dépense pour les étudiants, puisqu’il représente plus de la moitié de l’enveloppe du mois (60,58%). Mais alors que les aides au logement étudiant n’ont pas suivi le cours de l’inflation, la hausse des loyers étudiants du parc privé a, dans le même temps, augmenté de 1,72% en moyenne, tandis que les disparités de loyers de ce parc se creusent entre province et région parisienne (quasiment du simple au double)
Concernant les logements étudiants, l’Unef a aussi calculé une augmentation des loyers, à travers une hausse de 3 à 4% de la partie qui reste à la charge de l’étudiant : ces loyers passent, en moyenne de 381,48 euros à 394,83 euros, ce que le rapport explique par la chute du nombre de logements attribués par les CROUS.
S’ajoute à cela l’explosion des coûts de l’énergie de ces derniers mois : les étudiants doivent débourser 11% de plus pour leur facture d’électricité, 22% de plus pour celle du gaz. Sans compter le prix de l’assurance habitation qui reste à leur charge : + 11% .
+14,3% : c’est l’inflation des prix de l’alimentation
C’est l’augmentation qui traduit le mieux la précarisation en cours des étudiants : l’inflation des prix de l’alimentation, qui plombe le prix du panier moyen des achats, trois fois plus qu’ailleurs dans la société. L’Unef, qui souligne que 4 étudiants sur 10 sautent déjà des repas, craint évidemment que le phénomène ne s’accentue et dénonce l’abandon de la proposition de loi qui aurait permis des repas à 1 euro pour les détenteurs de carte étudiante. Les prix de produits d’hygiène et d’entretien ont eux fait un bond de 11%, et l’habillement de 5,1%, ce qui charge encore un peu plus ce poste de dépenses primaires.
+18% des dépenses pour les consultations médicales
L’étude évoque la mauvaise couverture des soins de santé chez les étudiants, mettant en cause la hausse du prix des mutuelles, et surtout la suppression du régime étudiant de la sécurité sociale par le gouvernement en 2018. Ici, les dépenses pour consultation de médecin ont bondi de 18%, les dépenses pharmaceutiques de 17%, les dépenses optiques de 10%…Sans compter le chiffre avancé de 38% d’étudiants qui ont tout simplement renoncé à leurs soins de santé en 2022, faute de moyens.
+ 5,91 % de plus pour les transports chez les non boursiers
Se rendre en cours chaque jour a un prix, et ce dernier augmente : le coût du transport est désormais de 268,91 à l’année pour les non boursiers (+5,91%) et de 255,99 pour les boursiers (+3,95%). Mais il existe de fortes disparités, à travers le pays, sur ce poste de dépense, puisqu’il est dépendant des tarifs fixés par les collectivités territoriales. Il est ainsi moins cher pour les étudiants de se déplacer à Lyon qu’à Lille, Paris ou Fort-de-France, note l’étude.
+25,51% de hausse de la précarité étudiante depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron au pouvoir
Pour l’Unef, tous ces chiffres font ainsi office de signaux d’alarme très nets ans dans la précarisation des étudiants depuis 2017 et le premier quinquennat d’Emmanuel Macron : 43% de la population étudiante saute un repas faute de moyens, tandis que le CVEC (contribution de vie étudiante et de campus), mis en place depuis 2018, et considéré ici comme un « impôt étudiant visant à faire fonctionner le service public », vient d’augmenter de 5 euros (100 euros, contre 95 euros en 2022).
Le syndicat étudiant pointe aussi du doigt la chute des aides directes allouées par le gouvernement, malgré l’annonce, en mars dernier, de 500 millions d’euros supplémentaires mis sur la table pour la rentrée qui s’annonce. Dans le détail, cette revalorisation des bourses étudiantes va permettre d’augmenter leur montant de 37 euros à 127 euros par mois, soit de 6,2% à 34%, a précisé à l’AFP le ministère de l’Enseignement supérieur. Pour l’Unef, la mesure reste largement insuffisante, d’autant qu' »il n’y a jamais eu aussi peu de boursiers depuis 2008« , estime le rapport, qui note que 23,79% de la population étudiante perçoit une bourse, contre 26,74% il y a 6 ans.
Ce rapport dénonce enfin le tarif des frais d’inscriptions des étudiants étrangers, contraints de payer par exemple 2770 euros pour une licence, au lieu des frais habituels de 170 euros, soit « 16 fois plus cher que les étudiant.e.s européenn.e.s« , ce qui les place définitivement au plus bas de l’échelle du pouvoir d’achat étudiant.
Peu avant la sortie de cette étude, Sylvie Retailleau, ministre de l’Enseignement supérieur, avait déjà annoncé hier sur X (autrefois nommé Twitter) un plan santé étudiant, destiné à investir « dès cette année 8,2 millions d’euros pour réformer et renforcer les services de santé étudiante« , ainsi que plusieurs rappels concernant les aides du gouvernement à destinations des étudiants, comme l’accès au repas des Crous à 3,3 euros ou encore la mise à disposition de 300 agents pour les services sociaux universitaires.