
La polémique cohabite avec le en même temps ( qui alimente celle ci ) : la première ministre se rendra à la marche, VERAN polémique … et le Président ne soutient pas
E. MACRON a développé les postures et paroles les plus contradictoires sue le conflit entre Israël et le Hamas.
Les actions terroristes ont eu lieu il y a un mois et rien ne s’est passé en France, même pas un hommage de la Nation à la quarantaine de victimes françaises .
VOIR NOTRE ARTICLE : L’EMBOBELINÉE DIPLOMATIE FRANÇAISE : MULTIPLICATION DES POSTURES (9) ET DES EN MÊME TEMPS (5) … https://metahodos.fr/2023/11/01/mise-a-jour-1-11-23-lembobelinee-diplomatie-francaise-multiplication-des-postures-9-et-des-en-meme-temps-5/
Les Présidents des deux Assemblées ont lancé l’initiative d’une marche civique contre l’antisemitisme.
Le Président, plutôt que de s’y joindre immédiatement, retient sa position – pire il fait dire par les médias en guise d’action qu’il parlera d’ici dimanche – et fragilise ainsi la marche – tout en faisant des déclarations alimentant la lamentable et gravissime polémique sur cette marche.
Depuis 3 jours, le silence présidentiel est sidérant. Les anciens présidents seront présents comme les anciens premiers ministres. M Vals – appelant au rassemblement national – pense que la présence présidentielle est souhaitable.
Ce qui est certain c’est que des forces et pas des moindres font tout pour que cette marche soit un fiasco. Les responsabilités des uns et des autres sont importantes.
Un président devrait – tout au contraire – inviter toutes les forces politiques et les parties prenantes à rejoindre cette initiative et inviter à taire les polémiques des uns et des autres.
Mais le même temps est bien là : la première ministre se rendra à la marche ( certes, elle semble avoir hésité ) VERAN polémique … et le Président retient sa présence éventuelle.
Serge Klarsfeld: «Il faut se réjouir que le Rassemblement national participe à la marche contre l’antisémitisme»
TITRE LE FIGARO Par Eugénie Bastié QUI POURSUIT :
« Pour l’avocat, président des Fils et filles de déportés juifs de France, le RN de Marine Le Pen a rompu avec l’antisémitisme de ses origines. Il salue cette évolution positive, mais s’inquiète en revanche de la résurgence d’un antisémitisme d’extrême gauche, et s’attriste que La France insoumise ne participe pas à la marche de dimanche. »
L’Association des maires de France incite à se rassembler à partir de 15 heures pour marquer son rejet de l’antisémitisme
L’Association des maires de France (AMF) a appelé ce jeudi à des rassemblements contre l’antisémitisme « devant chaque préfecture de département » dimanche après-midi, en même temps que la « marche civique » prévue à Paris. Ces rassemblements doivent « permettre à tous les Français qui [le] souhaitent [de] s’associer à cette initiative partout en France », indique l’AMF dans un communiqué, précisant que la démarche se fait « en accord avec Gérard Larcher et Yaël Braun-Pivet ».
Le CRIF « ne souhaite pas » que le RN participe à la marche
A écrit Le Monde qui poursuivait : « Yonathan Arfi, président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) a dit sur LCI ne pas souhaiter la venue du RN à la marche de dimanche. « Nous ne souhaitons pas que des personnes qui sont héritières d’un parti fondé par des anciens collaborateurs soient présentes », a-t-il déclaré, accusant le RN d’« une forme d’instrumentalisation de cette marche qui est indécente ». « En annonçant qu’il participerait à cette manifestation, le Rassemblement national savait qu’il créerait la polémique, qu’il détournerait la manifestation de son objet principal qui est la lutte contre l’antisémitisme », a-t-il accusé, critiquant « une forme d’instrumentalisation de cette marche qui est indécente ».
« Dans la soirée, M. Arfi a toutefois convenu que « le Crif n’est pas organisateur de la manifestation » et qu’il ne lui appartenait « donc pas de lancer ni invitations ni interdictions ». »
Yaël Braun-Pivet a rappelé s’être avant tout adressée « aux Français » plus qu’aux politiques
« C’est une marche civique, ce n’est pas un rassemblement politique. Ce n’est pas un meeting, nous n’avons invité aucun parti politique. […] Il n’est pas question de savoir [si les représentants du Rassemblement national] doivent être les bienvenus » a-t-elle déclaré coupant court à la polémique.
1. ARTICLE
Macron, coulisses, RN… Comment va se dérouler la marche contre l’antisémitisme du 12 novembre
Une marche pour lutter contre la montée de l’antisémitisme sera organisée à Paris le 12 novembre, à l’initiative des présidents de l’Assemblée et du Sénat. Le RN a fait savoir qu’il s’y rendra, ce qui a déclenché de vives critiques à gauche.
ANTISÉMITISME – Les coulisses de l’organisation de la grande marche civique
Marie-Pierre Haddad publié le 08/11/2023
« Une mobilisation générale est indispensable, un cri des consciences pour déclarer à la face du monde que la République française ne laisse pas, et jamais ne laissera, prospérer l’abjection ». Les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat, Yaël Braun-Pivet et Gérard Larcher lancent une initiative commune : une grande marche pour lutter contre l’antisémitisme le dimanche 12 novembre, à Paris.
Dans les colonnes du Figaro, ils alertent sur la montée des actes antisémites en France, depuis l’attaque du Hamas contre Israël. Plus de 1.000 actes antisémites ont été recensés en un mois, contre 400 sur toute l’année dernière.
« La République est en danger ; ses fondements mêmes sont attaqués. Il est temps de réagir, il est temps de retrouver ce qui fait la force de notre pays ; le respect des droits de l’homme et de la laïcité, pilier de notre modèle humaniste » interpellent Yaël Braun-Pivet et Gérard Larcher.
Le Rassemblement national invite ses électeurs à participer à cette marche
La décision d’organiser cette marche a été finalisée lors d’un dîner organisé à l’Élysée le 7 novembre. Selon nos informations, la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet a lancé des invitations aux deux anciens présidents, Nicolas Sarkozy et François Hollande, et aux anciens premiers ministres. À lire aussi
Le journal de 12h – Marche contre l’antisémitisme : les responsables religieux divisés
Les représentants des cultes sont aussi conviés dans le premier carré qui sera en tête de cortège entre les Invalides, l’Assemblée nationale et jusqu’au Sénat. Invitée de RTL ce mercredi 8 novembre, Marine Le Pen a confirmé sa présence à cette marche, ainsi que celle du président du Rassemblement national Jordan Bardella. La présidente des députés RN a aussi appelé « l’ensemble des électeurs » RN à s’y rendre.
La présence du RN contestée par la gauche
La présence du Rassemblement national fait débat au sein de l’échiquier politique, en particulier à gauche. Dans un communiqué, le Parti socialiste a lancé un appel à participer à la manifestation pour la République et contre l’antisémitisme. Cependant, les responsables socialistes dénoncent la participation du RN. « L’antisémitisme d’où qu’il vienne, de l’extrême droite ou de l’islamisme radical, n’est pas le problème des seuls Français juifs ; il est le problème de la République tout entière, peut-on lire. La présence du RN à cette marche est illégitime« .
Les amis du soutien inconditionnel au massacre ont leur rendez-vousJean-Luc Mélenchon sur X
La position de la France insoumise est aussi scrutée. La première réaction est venue du leader du mouvement, Jean-Luc Mélenchon. Sur le réseau social X, l’ancien candidat à l’élection présidentielle a écrit : « Dimanche manif de ‘l’arc républicain’ du RN à la macronie de Braun-Pivet. Et sous prétexte d’antisémitisme, ramène Israël-Palestine sans demander le cessez-le-feu. Les amis du soutien inconditionnel au massacre ont leur rendez-vous ».
À son tour, La France insoumise a fait savoir qu’elle ne se rendra pas à cette marche. « Nous n’oublions pas pour notre part que son président Jordan Bardella a déclaré il y a 3 jours que Jean-Marie Le Pen n’était pas antisémite alors qu’il a été condamné pour négationnisme », peut-on lire dans le communiqué.
Au Parti communiste, Fabien Roussel estime que le Rassemblement national « n’a pas sa place » dans la marche contre l’antisémitisme. Le leader des communistes précise qu’il ne sera « pas être absent » de cet événement mais « ne défilera pas aux côtés » du parti d’extrême droite. « Nous défilerons peut-être à un autre endroit, mais pas avec eux », a-t-il insisté, indiquant qu’il en discuterait avec « les autres responsables de forces de gauche républicaines ».
« Le RN n’a pas sa place » à cette marche, selon Olivier Véran
Au sein de l’exécutif aussi, la présence du Rassemblement est contestée. Le porte-parole du gouvernement Olivier Véran a déclaré, ce 8 novembre, « le RN n’a pas sa place » à la marche contre l’antisémitisme.
Qu’en est-il d’Emmanuel Macron et d’Élisabeth Borne ?
Une interrogation subsiste : quid de la présence d’Emmanuel Macron ? La question n’a pas été tranchée par l’Élysée. Emmanuel Macron hésite et pourrait, selon nos informations, plutôt choisir de prendre la parole avant la marche, à la télévision, par exemple. De son côté, Olivier Véran a indiqué lors du compte rendu du Conseil des ministres qu’Élisabeth Borne « participera » à cette marche.
2. ARTICLE
Antisémitisme : Emmanuel Macron cible les ambiguïtés du RN et de LFI
Par Isabelle Ficek. Publié le 8 nov. 2023 LES ECHOS
Olivier Véran, le porte-parole du gouvernement, estime que le RN n’a pas sa place à la marche contre l’antisémitisme ce dimanche. Visant lui aussi l’extrême droite, le chef de l’Etat a appelé à « ne pas confondre le rejet des musulmans et le soutien des Juifs ».
Y aller ou pas, malgré la présence annoncée de l’extrême droite ? La question a agité la classe politique dès que Marine Le Pen et Jordan Bardella ont annoncé leur participation ce dimanche à la « marche civique pour la République et contre l’antisémitisme », initiative lancée par les présidents des deux chambres, Yaël Braun-Pivet et Gérard Larcher.
Si Emmanuel Macron n’a pas encore tranché la question de son éventuelle venue à la marche, il a eu des paroles très claires contre l’antisémitisme, comme lui et son gouvernement l’ont d’ailleurs déjà fait à plusieurs reprises depuis l’explosion des actes antisémites depuis début octobre.
A l’occasion de son déplacement ce mercredi au siège du Grand Orient de France, le chef de l’Etat, revenant sur l’histoire de la franc-maçonnerie et de la République, a passé un certain nombre de messages. « S’en prendre à un Juif, c’est toujours chercher à atteindre le projet politique qui le reconnaît libre et égal. S’en prendre à un Juif, c’est toujours chercher à atteindre la République », a martelé le chef de l’Etat.
« Impitoyable face aux porteurs de haine »
Alors que le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a recensé en trois semaines 1.159 actes antisémites – soit trois fois plus qu’en 2022 -, le président de la République a dénoncé « l’antisémitisme [qui] refait surface, dans les mots, sur les murs », qui « s’affiche sans crainte, sans honte », promettant d’être « impitoyable face aux porteurs de haine ».
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Face à l’explosion des actes antisémites, le gouvernement promet la plus grande fermeté
Emmanuel Macron a aussi et surtout pointé les arrière-pensées de l’extrême droite et de LFI. Sans les nommer. Il a dénoncé ceux qui « préfèrent rester ambigus sur la question de l’antisémitisme par souci de flatter de nouveaux communautarismes ». Voilà pour LFI.
Il a fait de même contre ceux qui « prétendent soutenir nos compatriotes de confession juive en confondant le rejet des musulmans et le soutien des Juifs, en refusant, ceux-là mêmes, de condamner clairement leurs positions passées et tous les maux définitifs d’hier. Il n’y a pas de lutte véritable contre l’antisémitisme sans un réel universalisme […] ». De quoi, dans cette allusion claire au RN, ne pas se montrer dupe de sa présence à la marche dimanche. Déjà, à l’issue du Conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement Olivier Véran avait déclaré que si chacun a le droit de se rendre à une manifestation, le RN, qui pour lui n’a pas rompu avec son passé, n’y a « pas sa place ».
« Le sujet du RN à nettoyer »
Comme de nombreux ministres – de Clément Beaune à Aurélien Rousseau en passant par Stanislas Guerini et Olivier Véran, à Grenoble -, la Première ministre Elisabeth Borne se rendra à la marche. Comme, aussi, la plupart des partis politiques, hors LFI, malgré le malaise provoqué par la présence du RN.
« Ne pas y aller à cause du RN, c’est leur donner raison », avance un proche du chef de l’Etat. Quant à la question de la présence d’Emmanuel Macron, elle reste ouverte. « Il y avait déjà le sujet RN à nettoyer », lâche un ministre.
Dans la colonne des contre, « la place d’un président est-elle dans une manifestation ? » s’interroge un proche pour lequel son rôle est d’agir et non de manifester. Lors du Conseil des ministres, Emmanuel Macron lui-même a mis l’accent sur la nécessité d’agir d’abord.
Dans la colonne des pour, le précédent de François Mitterrand. « Mitterrand l’avait fait. Or en ce moment, on vit plusieurs Carpentras par semaine, relève un proche. Le président est le garant de l’unité de la nation, il est un Français parmi les Français. La marche est aussi pour la libération des otages du Hamas. » Une solution intermédiaire pourrait être de s’exprimer sans participer, poursuit le même.