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FRANCE, DÉMOCRATIE À L’AGONIE – PARTIE 1

METAHODOS – SANS PARTAGER L’ENSEMBLE DES ANALYSES ET PROPOSITIONS

VOUS PROPOSE LE DOSSIER EN 6 PARTIES D’ENTREPRENDRE

Partie 1: La France, une démocratie à l’agonie

Partie 2 : Des constats qui font craindre le pire

Partie 3 : La perversité de nos manipulateurs inconséquents !

Partie 4 : Les sources du chaos comme diagnostic de la morbidité !

Partie 5 : Des conséquences qui semblent clairement inéluctables !

Partie 6 : Les solutions à mettre en oeuvre si l’on retrouve un peu de courage !

EXTRAITS :

« Évoquer les difficultés que rencontre l’exercice de la démocratie dans notre pays depuis plusieurs décennies m’amène à rappeler les relations profondes de la France avec l’État de droit et le Contrat social. »

« On sent que l’équilibre difficilement tissé au fil des siècles est en passe d’être rompu entre les individus pris dans leur identité individualiste et le groupe collectif qui semble avoir cessé de jouer son rôle rassembleur et normatif. »

ARTICLE : La France, une démocratie à l’agonie (1)

Publié le 26/09/2023 · · Bernard Chaussegros

Évoquer les difficultés que rencontre l’exercice de la démocratie dans notre pays depuis plusieurs décennies m’amène à rappeler les relations profondes de la France avec l’État de droit et le Contrat social. On comprend que notre Nation se sent de plus en plus désemparée face à la fragilisation des liens qui unissent historiquement l’État et ses dirigeants, et le peuple. On sent que l’équilibre difficilement tissé au fil des siècles est en passe d’être rompu entre les individus pris dans leur identité individualiste et le groupe collectif qui semble avoir cessé de jouer son rôle rassembleur et normatif.

La France est en danger, cela semble de plus en plus évident, à en entendre les nouvelles quotidiennes diffusées par les médias, à écouter ce qu’en disent les Français dans leur vie de tous les jours, après ces périodes anxiogènes qu’ont été les confinements et la pandémie du Covid 19 (et les suivants), la déclaration de guerre de la Russie contre l’Ukraine et ses exactions multiples, les crises d’approvisionnement consécutives aux blocus, aux embargos et aux pénuries, et désormais à l’inflation et aux désordres économiques multiples qui appauvrissent les plus démunis du fait des actions des multinationales et de leur recherche insensée de profits !

Le monde dit « libre », est lui aussi en danger d’explosion ! Physiquement, il résiste mal aux dangers des bouleversements climatiques. Politiquement, il réagit avec brutalité aux excès des grandes puissances qui entendent bouleverser l’ordre international hérité des très anciens accords de Yalta, avec la montée en puissance des dictatures les plus peuplées du monde qui entendent asseoir leur suprématie sur la planète et écarter les démocraties du vieux monde en les entraînant dans une guerre économique oublieuse des grands principes humanistes du siècle des Lumières.

Tous ces risques donnent à réfléchir et il est délicat de faire la part des choses entre la réalité et les fantasmes. Mais tout laisse à penser que nous devons commencer par remettre de l’ordre dans notre propre pays qui semble faire fi de ses fondamentaux et ses valeurs ancestrales, combattu de l’intérieur par des élites de moins en moins compétentes et de l’extérieur par des manipulations insidieuses.

Pour poser les problèmes, il faut souvent partir des constats les plus simples, et analyser la dérive des comportements sociaux de base. Et quoi de plus remarquable, ou exemplaire pour illustrer cette progressive « descente aux enfers » que de prendre l’exemple sociologique du rapport si particulier au véhicule automobile, au véhicule particulier, prolongement historique s’il en est de la personnalité individuelle, je veux parler du rapport à la « bagnole ».

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L’accès à la « voiture » a marqué de son empreinte l’histoire du monde à partir de la seconde moitié du XXe siècle. Si le « tout » bagnole a apporté beaucoup aux terriens en termes de bonheur, de confort, de découverte et de développement économique et culturel, il a aussi eu des impacts forts et visiblement négatifs sur l’évolution de nos sociétés.

Quelques autres exemples du non-respect des lois de ce pays

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Et si l’on devait élargir le débat, que dire du développement de la criminalité organisée qui gangrène certains quartiers de nos grandes villes, mais peut-être déjà aussi certaines de nos zones rurales plus discrètes, avec des trafics de stupéfiants de plus en plus importants, que ce soit par la quantité de produits mis sur le marché, ou du fait d’une organisation quasi mafieuse de plus en plus visible ? Mais surtout que dire de l’absence de réaction ferme des institutions de la République qui renonce souvent à combattre ces fléaux, au point que l’on parle désormais de zones de « non-droit », au sens où, selon les autorités policières, ces quartiers ne peuvent être contrôlés que lors d’opérations de maintien de l’ordre nécessitant l’engagement temporaire et limité à quelques jours, de forces démesurées alliant des compagnies de CRS à d’autres unités telles que la PJ ou les BRI ?

Quelle analyse ?

Après ces exemples choisis de façon quelque peu provocatrice, je pense pouvoir affirmer qu’ils sont révélateurs d’une perte de valeurs de l’État de droit et du respect que devraient s’imposer les citoyens réunis en une communauté d’intérêt autour de l’idée de Nation. Or, force est de constater, comme je l’ai indiqué qu’après les confinements dus à la pandémie du Covid 19 qui avaient vus les Français se réunir dans une force commune face aux drames et aux peurs, les mentalités déjà largement empreintes d’égoïsme depuis quelques années, se sont à nouveau exacerbées et que l’individualisme forcené à repris sa force sur les esprits français.

La Nation ne semble plus avoir la valeur qu’on lui attribuait autrefois. Les exemples qui devraient venir des élites ne semblent plus exister et en tous cas ne convainquent plus grand monde. Les Français montrent des fracturations multiples, entre les régions, entre les écoles de pensées, entre les communautés et les religions qui, pourtant, n’ont pas droit de « cité » dans un pays laïc, entre les partis politiques qui ne représentent quasiment plus personne et ne se démarquent plus par les idées mais par les ambitions, et surtout entre ceux qui pensent pouvoir tout avoir, et ceux qui comprennent qu’ils n’auront qu’un seul avenir, celui de la misère économique, celui des dettes et de la précarité.

À cela se rajoute l’impact nauséabond des manipulations émanant des réseaux sociaux, des groupes de pression étrangers, etc. Comment peut-on encore laisser des prêcheurs haineux, colporter des contre-vérités au nom d’une foi qu’ils ne connaissent pas dans le seul but de provoquer le chaos. Nous connaissons ces agitateurs, nous pouvons mettre un terme à leurs agissements. Mais le prix à payer, c’est encore et toujours le pétrole du Moyen Orient, de ces pays, qui au nom d’une sourde vengeance, financent ces prédicateurs morbides. Et pourtant, au XXIe siècle, nous pourrions désormais nous passer de ces énergies fossiles ! Mais nos dirigeants sont-ils prêts à se passer des dollars ?

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