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CLASSES MOYENNES (LES «FRANÇAIS NI NI») : DÉFINITION INTROUVÉE ET ATTENTION AFFÉTÉE – DOSSIER – PROMESSE (75)

SANS DÉFINITION, SANS SOLUTION ?

Le sujet des « classes moyennes françaises » ressemble. Ce que l’on appelle un serpent de mer. Il a repris de l’actualité avec les gilets jaunes.

Il devient un sujet politique au moment où le pouvoir d’achat est en recul ( impôt énergie, fiscalités diverses, réduction des aides et avantages fiscaux, moindre rémunération du livret A, contraintes sur les véhicules individuels …)

Il y a un problème majeur, celui de l’indéfinition, voire du vide du concept. Pire chacun donne sa définition et en use au profit de sa posture politique.

LES NI RICHES NI PAUVRES

Ni pauvres, ni riches … victimes d’un dynamique de délassement les rendant… pauvres.

À plus de 3100 euros mensuels on serait riche ( classe dite aisée ) : 20 % de la population

À moins de 1400, on serait pauvre ( classe dite populaire) : 30 % de la population

ENTRE LES DEUX ( les NI NI ) : la classe sans nom et sans définition appelée « moyenne » ( et au pluriel le plus souvent comme pour en designer la variété ) : leur nombre est résiduel, soit 50 %

L’importance de leur nombre illustre la gravité de la situation des ces Français dits moyens en mal être ( manque de : considération, perspectives de prospérité … )

Emmanuel Macron a sa propre définition (très caricaturale et qui illustre sa vision brouillée): « Ceux qui sont trop riches pour être aidés et pas assez riches pour bien vivre ».

UN TOTEM ?

« En effet, si « mal nommer un objet, c’est ajouter au malheur de ce monde« , alors le flou historique enrobant le concept des classes moyennes ne peut que contribuer à l’inconsistance des discours politiques qui le brandissent en totem. » lit-on dans l’article ci contre.

ÉTUDE DE L’INSTITUT MONTAIGNE

Selon elle, « le bénéfice de la redistribution tend à s’annuler au regard des contributions versées ».

Bipolarisation

L’étude reprend la « définition « du Crédoc qu’il s’agit de tous ceux qui se situent « entre les 30 % les plus modestes et les 20 % les plus aisés ». Soit la moitié de la population française âgée de 15 ans et plus

Ils se répartissent par ailleurs en deux catégories :

– une classe moyenne inférieure aux revenus nets compris entre 1.440 euros et 2.260 euros par mois avant impôt

– une classe moyenne supérieure qui perçoit entre 2.260 euros et 3.100 euros de revenus nets.

Moyen ne signifie rien et nous voilà un découpage qui « clarifie « : moyen inférieur ( pas valorisant, car désignant des personnes ; moyen supérieur ( valorisation crédible ? )

« Cette bipolarisation provient notamment d’une progression moins rapide des revenus des classes moyennes par rapport au niveau de vie médian », précise l’étude. Les Français sont toutefois plus nombreux à s’autopositionner sous cette bannière : En 2023, 63 % d’entre eux estimaient en faire partie.

LE REVENU ET LES AUTRES SUJETS MAJEURS

« L’analyse par le revenu est un indicateur mais il n’est plus suffisant », souligne l’étude. Le patrimoine immobilier, le poids du ressenti car « les classes moyennes se sont construites sur des fondements sociologiques bien définis » sont à prendre en compte.

Face à la crise inflationniste, elles se sont retrouvées « victimes de leur propre construction sociale et des dépenses contraintes qui en résultent », plus que de la dégradation de leurs revenus.

Hantées par la peur du déclassement pour leurs enfants, elles aspirent à la promotion sociale via l’éducation et le travail. Ce qui les conduit à rechercher la protection de l’Etat, avec l’espoir qu’il tienne sa promesse « républicaine et méritocratique » face au « risque » de l’avenir.

Le think tank rappelle que les classes moyennes inférieures et supérieures représentent ensemble 40 % des foyers fiscaux et 100 milliards d’euros d’impôt direct. Pour celles-ci, « le bénéfice de la redistribution tend à s’annuler au regard des contributions versées », les prestations sociales étant davantage fléchées vers les plus démunis. Ce ciblage alimente « la crise d’illégitimité du système », insiste-t-il.

DES PISTES D’ACTION

L’étude suggère d’agir sur quatre leviers pour améliorer la situation des classes moyennes :

– revaloriser les revenus tirés du travail,

– revoir la politique du logement,

– des mesures dans le secteur de l’éducation, en particulier pour remédier aux inégalités territoriales d’accès à l’enseignement supérieur qui « immobilisent l’ascenseur social ».

– la nécessité d’anticiper les effets monétaires et sociaux ( défi climatique) afin d’intégrer aux mieux les contraintes des classes moyennes.

Les conditions de vie ( urbain /rural, la sécurité, les transports et l’accès aux services essentiels …) sont également, selon nous, à prendre en compte

Il s’agit d’un sujet hautement inflammable – soulignons nous – comme l’a montré la crise des « gilets jaunes » il y a quelques années et – aujourd’hui – la crise des agriculteurs. Et le discours teinté de promesses non tenues et mal éclairé en raison de l’absence de débat démocratique ( au niveau des élus, citoyens et autres forces vives ) n’arrange pas les choses.

LA PROMESSE DE RÉDUCTION D’IMPÔT – REPOUSSÉE RÉGULIÈREMENT – EST DÉSORMAIS INSIGNIFIANTE

La promesse ( de 2022 et toujours pas mise en œuvre ) d’une baisse d’impôts de 2 MILLIARDS n’a plus de sens au regard de :

– la hausse des prélèvements actées au budget de 4 milliards

– l’impôt énergétique de plus de 30 MILLIARDS

– les baisses de pouvoir d’achat,

– la réduction des aides et avantages budgétaires ( qui se chiffrent à plusieurs dizaines milliards )

– le millards que les français devront prendre en charge, en particulier pour les autoroutes et la santé ( 800 millions pour ce second point )R

Rappelons que l’impôt sur le revenu rapporte 177 milliards à l’Etat et que les classes moyennes en assurent un peux moins que la moitié. Toutefois nous ne connaissons pas le nombre de français dits moyens qui payent des impôts ou pas.

LES SERVICES DE L’ÉTAT ONT UN DÉFINITION ENCORE PLUS LARGE DE LA CLASSE MOYENNE

Ils évaluent les classes moyennes à 66 % de la population ! Ce qui ne facilite pas leur définition et encore moins l’analyse de leurs caractéristiques.

« La notion de classe moyenne, bien que couramment utilisée, ne fait pas l’objet d’une définition précise. Elle regroupe une large part de la population située au centre de l’échelle sociale qui est parfois utilisée comme indicateur pour estimer les évolutions économiques et sociales d’un pays. » ( site de Bercy )

« Deux français sur trois appartiendraient à la classe moyenne »

« En l’absence de définition stricte du concept, les comparaisons internationales sont difficiles »

« Par convention, il s’agit des ménages dont le niveau de vie est compris entre les deux-tiers et le double du niveau de vie médian »

VOIR LE SECOND Article CI CONTRE

METAHODOS VOUS PROPOSE TROIS ARTICLES :

1. ARTICLE : Classes moyennes :
l’équilibre perdu ?

2. ARTICLE : Qu’est-ce que la classe moyenne ?

3. ARTICLE : Pauvres, moyens ou riches ? Les revenus par type de ménage

1. ARTICLE : Classes moyennes :
l’équilibre perdu ?

Janvier 2024. Lisa Thomas-Darbois. Directrice adjointe des études France et Experte Résidente

L’éternel sujet des « classes moyennes françaises » a fait son grand retour ces dernières années dans le débat public. Conséquence logique à la crise sociale des Gilets jaunes et plus largement à la succession des crises économiques et financières du XXIe siècle, le sort de ces « Français moyens » est de nouveau inscrit au cœur de l’agenda politique. Ils souffrent toutefois d’un mal bien plus intangible : celui de leur indéfinition. En effet, si « mal nommer un objet, c’est ajouter au malheur de ce monde« , alors le flou historique enrobant le concept des classes moyennes ne peut que contribuer à l’inconsistance des discours politiques qui le brandissent en totem.

Classes moyennes : définition en creux d'une population complexe

Les recherches économiques, sociologiques, politiques voire géographiques ont été nombreuses à tenter d’esquisser les contours pourtant insaisissables de cette « moyenne gélatineuse ». Aucune définition ne permet ainsi actuellement de représenter, de manière juste et consensuelle, la ou les « classes moyennes françaises ». Ni élite, ni ouvrière, ni bourgeoise, ni anarchiste, ni pauvre, ni riche, ce ventre mou de la France constitue depuis des siècles la population la plus attachée à notre idéal républicain.

Pourtant, un véritable malaise autour de leur possible délitement s’est progressivement enraciné dans le narratif français. Bien qu’impalpable, une partie de nos concitoyens travaillerait sans répit, sans passe-droit, ne comptant que sur notre modèle méritocratique pour s’en sortir voire obtenir une promotion sociale. Ces concitoyens ne bénéficieraient pourtant pas autant que les autres – plus précaires comme plus aisés – de l’action et des aides publiques, subiraient en permanence les nombreux effets de seuil fiscaux et ainsi de plein fouet les potentielles baisses de pouvoir d’achat. Guettés par un risque de déclassement social devenu immuable, ils seraient devenus les contributeurs nets d’un système et d’une société française qui ne les soutiendraient plus.

Classes moyennes : entre aspirations et réalité

Qu’en est-il vraiment ? Quels sont les éléments qui pourraient définir ces Français des classes moyennes ? Plus encore, quels sont les moteurs et les freins de leurs ambitions et la manière dont ils conçoivent leur vie ?

Dans la droite ligne de la rigueur méthodologique qui est celle de Montaigne, cette note a ainsi pour première intention d’apporter des éléments de définition économique mais surtout sociologique de nos classes moyennes. Ces fondamentaux analysés permettent ainsi de mieux appréhender leurs besoins et leurs craintes pour dessiner les défis qui s’annoncent.

Classes moyennes : les enjeux d'aujourd'hui de demain

2. ARTICLE : Qu’est-ce que la classe moyenne ?

Mise à jour le 15 mai 2019 LA FINANCE POUR TOUS l

La notion de « classe moyenne », bien que couramment utilisée, ne fait pas l’objet d’une définition incontestée et officielle. Zoom sur une notion centrale dans les discours et imprécise dans ses contours.

Il n’existe pas de définition précise de la classe moyenne

Selon l’Observatoire des inégalités, la classemoyenne représente la population située entre les 30 % les plus pauvres et les 20 % les plus riches.

Selon L’Organisation de Coopération de et Développement Économique (OCDE), la classe moyenne est représentée par les personnes ayant un revenu compris entre 75 % et 200 % du revenu médian (c’est-à-dire le revenu qui divise la population en deux parts égales).

Pour le Pew Research Center, qui fournit des données et analyses sur la société américaine, la classe-moyenne est caractérisée par les personnes ayant un revenu compris entre 66 % et 200 % du revenu médian.

La classe moyenne en France

Selon l’Observatoire des inégalités, en 2016, le niveau de vie mensuel des classes moyennes est situé entre 1 265 et 2 275 euros par mois pour une personne seule, entre 2 468 et 4 423 euros pour un couple sans enfant et entre 3 302 et 5 743 euros pour un couple avec deux enfants.

L’étude de l’Observatoire des inégalités affine par ailleurs la présentation de la classe moyenne en en présentant les seuils de revenus disponibles selon la composition du ménage.

Seuils du revenu disponible mensuel de la classe moyenne selon la composition du ménage

Seuil de pauvreté : 50 % du revenu médian 

Limite entre les catégories populaires (30 % inférieurs) et moyennes

Revenu médian(seuil de 50 %)

Limite entre les catégories moyennes et aisées (20 % supérieurs)

Seuil de richesse : double durevenu médian

Personnes seules

781

1 265

1 563

2 275

3 125

Familles monoparentales

1 031

1 654

2 063

3 001

4 125

Couples sans enfant

1 518

2 468

3 036

4 423

6 072

Couples avec un enfant

1 796

2 954

3 593

5 023

7 185

Couples avec deux enfants

1 999

3 302

3 998

5 5743

7 995

Couples avec trois enfants ou plus

1 928

3 048

3 855

5 643

7 710

Après impôts et prestations sociales Source : Insee – Données 2016 – Observatoire des inégalités

Le revenu disponible présenté dans le tableau précédent est composé de l’ensemble des revenus (salaires, revenus de placements…) auquel sont ajoutées les prestations sociales puis retirés les impôts directs.

Le graphique suivant permet de visualiser la classe moyenne en France par niveau de vie. C’est-à-dire que le revenu disponible de chaque ménage est pondéré par sa composition.

Niveaux de vie moyens

Comparaisons de la classe moyenne dans différents pays

Le terme de classe moyenne regroupe des personnes qui, comparativement au niveau de vie dans lequel ils vivent, se situent dans le noyau central de la distribution (la définition précise de la classe moyenne varie selon les institutions). Cependant, il existe des différences notables entre les classes moyennes des différents pays.

Par exemple, le Luxembourg, pays aux seuils supérieurs et inférieurs les plus élevés, présente un seuil inférieur de la classe moyenne pratiquement 16 fois plus élevé que celui de l’Inde.

Seuils inférieurs et supérieurs de revenus annuels pour une personne définissant la classe moyenne dans différents pays (en dollars en parité de pouvoir d’achat, 2016)

Pays

Seuil inférieur

Seuil supérieur

Luxembourg

26 482

70 620

États-Unis

23 416

62 442

Canada

21 990

58 639

France

18 173

48 462

Grèce

7 894

21 050

Chine

4 862

12 967

Inde

1 656

4 417

Source : oecd.org

Dans les pays de l’OCDE, la proportion de la population appartenant à la classe moyenne a légèrement diminué depuis les années 1980. Une petite partie des classes moyennes ont rejoint les classes aisées, une partie plus élevée (mais ne représentant que 2 % de la population) a glissé vers les classes populaires et la pauvreté, comme l’indique le graphique suivant :

Part de la population appartenant à la classe moyenne

Aux États-Unis, la diminution de la classe-moyenne a été plus brutale que dans les autres pays de l’OCDE. Cela traduit la polarisation croissante de la société américaine : d’un côté une partie croissante de la population est entrée dans la catégorie des « revenus élevés », dans le même temps, une partie de la classe moyenne a été déclassée, voire est tombée dans la pauvreté.

Part de la poulation appartenant à la classe moyenne aux USA

Il est intéressant de noter que la part de la population se considérant comme appartenant à la classe moyenne n’a pas changé depuis une trentaine d’années (comme le montrent par exemple les travaux de Geoffrey Evans et Jonathan Mellon) réalisés au Royaume-Uni.

En effet, les individus ont tendance à se « moyenniser » lorsqu’ils estiment leur appartenance sociale, qu’ils soient aisés ou modestes. Cela peut s’expliquer par le fait que, les individus fréquentant majoritairement des personnes ayant des situations professionnelles similaires aux leurs, ils tendent à confondre le groupe auquel ils appartiennent comme étant la société dans son ensemble.

Les personnes modestes ont tendance à estimer que le seuil minimum de la classe moyenne est plus faible qu’il ne l’est réellement, et inversement pour les personnes aisées. Cela vient du fait que les différents groupes sociaux n’ont pas les mêmes habitudes et les mêmes attentes.

Difficile de comparer les ménages des différents pays en termes de niveau de vie.

Les données utilisées pour réaliser des études transnationales (ou la comparaison d’études indépendantes effectuées dans différents pays) ne permettent pas toujours des comparaisons précises.
Par exemple, la structure des revenus perçus est différente en France et aux Etats-Unis. en effet, les transferts sociaux sont fournis en nature dans ce dernier pays alors qu’ils sont monétaires en France.

En outre, la part des revenus financiers aux Etats-Unis est plus importante qu’en France, du fait que les Américains, et plus particulièrement les plus aisés, ont une plus grande propension à placer leur épargne sur les marchés financiers qui depuis 2009 ont connu une progression spectaculaire aux Etats-Unis.

Enfin, une véritable analyse des niveaux de vie comparés entre les pays doit incorporer l’influence de la fiscalité. Par exemple, les Français paient plus d’impôts que les Américains mais bénéficient en retour de services publics gratuits ou quasi-gratuits (santé, éducation…). Comparer les simples niveaux de vie calculés à partir du revenu disponible conduirait donc à minimiser le niveau de vie en France.

3. ARTICLE : Pauvres, moyens ou riches ? Les revenus par type de ménage

Comment situer les catégories populaires, moyennes et aisées en fonction de leurs revenus et de la composition de leur ménage ? À quel niveau est-on riche, pauvre ou moyen ? Les explications de l’Observatoire des inégalités.

PUBLIÉ LE 19 JANVIER 2024 INSTITUT DES INÉGALITÉS

À partir de quel niveau de revenu est-on riche ou pauvre ? Qui appartient aux classes populaires, moyennes ou aisées ? Ces questions, centrales, sont souvent laissée dans le vague. Pour y répondre, nous avons d’abord déterminé des seuils de niveaux de vie.

Nous utilisons le seuil de pauvreté, fixé à 50 % du niveau de vie médian [1]. En haut, nous déterminons le seuil de richesse comme le double du niveau de vie médian. Nous définissons les classes populaires comme les personnes dont les revenus sont parmi les 30 % les plus faibles, elles comprennent donc les plus pauvres. Nous définissons les classes aisées comme les 20 % aux revenus les plus élevés, y compris les riches. Logiquement, les classes moyennes se situent entre les 30 % les plus pauvres et les 20 % du haut de l’échelle.

Enfin, selon la composition de la famille à laquelle on appartient, on n’est pas riche ou pauvre au même niveau de revenus. Nous donnons les seuils de revenus pour six différents types de ménages, en leur attribuant un nombre de parts proportionnel à leur taille.

Les personnes seules sont considérées comme pauvres si leur revenu est inférieur à 965 euros mensuels (Insee, données 2021). Jusqu’à 1 500 euros, elles appartiennent aux classes populaires et, entre 1 500 et 2 800 euros, aux classes moyennes (données arrondies). Elles sont qualifiées d’aisées au-delà de 2 800 euros et de riches au-dessus de 3 900 euros par mois.

Pour les couples sans enfant, le seuil de pauvreté se situe à 1 450 euros par mois. Ces couples appartiennent aux classes moyennes s’ils disposent de revenus compris entre 2 300 euros et 4 200 euros. Ils sont riches au-dessus de 5 800 euros.

Les couples avec deux enfants de plus de 14 ans sont classés comme pauvres si leurs revenus sont inférieurs à 2 400 euros mensuels, comme classes moyennes entre 3 800 et 7 000 euros et comme riches au-delà de 9 650 euros. Enfin, les couples avec trois enfants dont un de moins de 14 ans sont pauvres en dessous de 2 700 euros et riches au-delà de 10 800 euros.

Quand on parle de richesse ou de pauvreté, il est donc important de prendre en compte le type de ménage dans lequel on vit. Dans nos exemples, le seuil de pauvreté va de 965 euros (célibataire) à 2 700 euros (famille de cinq), et le seuil de richesse de 3 860 euros à 10 800 euros.

Comment comparer les revenus d’une famille à ceux d’une personne seule ? Pour comparer le revenu de ménages de composition différente, on utilise une échelle d’équivalence appelée « unités de consommation » (UC) dans le jargon des statisticiens. Il s’agit d’un système qui consiste à diviser le revenu du ménage en fonction d’un certain nombre de parts. Le premier adulte vaut une part, le second compte pour 0,5 part. Un couple n’a pas besoin de gagner deux fois plus qu’un célibataire pour vivre aussi bien : on n’a pas besoin de deux chaudières ou de deux cuisines, par exemple. On estime que le niveau de vie d’un couple est équivalent à 1,5 fois (1 part + 0,5 part) celui d’un célibataire. De même, les enfants comptent pour 0,5 part s’ils ont plus de 14 ans et pour 0,3 part s’ils sont plus jeunes. Ainsi, le revenu d’un couple avec deux enfants de plus de 14 ans sera comparé à 1 + 0,5 + 0,5 + 0,5 = 2,5 fois celui d’un ou d’une célibataire.

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