
1. ARTICLE – ORTHOGRAPHE : LE NIVEAU DE LA LANGUE FRANÇAISE EN CHUTE LIBRE CHEZ LES ADULTES ET LES ENFANTS
Par CNEWS 17/03/2024
Lors de cette semaine de la Langue et de la Francophonie, le constat est sans appel : le niveau des Français baisse en orthographe et en grammaire. Les enfants font deux fois plus de fautes aujourd’hui qu’il y a 30 ans. Mais ils ne sont pas les seuls.
Chaque année, le niveau moyen de l’orthographe diminue chez les Français. E-mails, SMS, tweets, copies d’école… Adultes et enfants sont concernés par cette baisse de niveau. Ainsi le doute s’installe lorsqu’il faut orthographier des mots comme «susurrer», ou encore «gaufre».
À la source de cette diminution du niveau de l’orthographe figurent les réseaux sociaux, mais aussi sa complexité, et son apprentissage.
«En trois décennies, on a perdu 800 heures d’enseignement consacrées à l’orthographe et à la grammaire à l’école, au profit d’autres matières», a expliqué la formatrice en orthographe Aurore Ponsonnet.
Cette centaine d’heures en moins, combinée à une forte utilisation des écrans pour écrire ont contribué à creuser l’écart entre le niveau d’orthographe actuel, et ce qu’il était il y a plusieurs décennies.
«On a des correcteurs automatiques, donc on ne fait peut-être plus l’effort de mémoriser, et on écrit moins à la main. Or écrire à la main aide à mémoriser l’orthographe et à la fixer», a poursuivi la formatrice en orthographe
Un sondage de l’IFOP daté de 2023 avait révélé que près d’un Français sur deux estime que le système scolaire n’est pas assez performant sur l’apprentissage de l’orthographe.
2. RETOUR SUR UN ARTICLE DE 2022 – ORTHOGRAPHE : LA BAISSE PROGRESSIVE DU NIVEAU DES ÉLÈVES DE CM2 SE CONFIRME EN 2021
Par CNEWS 07/12/2022 CNEWS
Une enquête du service statistique du ministère de l’Education nationale, relayée ce mercredi 7 décembre, pointe une baisse progressive du niveau des élèves de CM2 en orthographe depuis 1987. L’analyse dans le détail a mis en lumière certaines tendances creusant les inégalités au fil des décennies.
Une étude inquiétante sur le niveau de français des enfants. Publiée ce mercredi, l’enquête de la direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP), le service statistique du ministère de l’Education nationale, permet de constater une baisse progressive du niveau des élèves de CM2 en orthographe depuis 1987.
Grâce à une dictée identique donnée aux enfants des classes de CM2 en 1987, en 2007, en 2015 et en 2021, la DEPP a pu identifier une détérioration des résultats au cours des trois décennies, malgré un ralentissement ces dernières années.
Pour cet exercice, dont le but est d’évaluer la maîtrise de l’orthographe des enfants, le texte comportait une dizaine de lignes avec 67 mots et 16 signes de ponctuation. Le nombre de fautes relevées a été de 10,7 en moyenne en 1987, contre 14,7 en 2007, 18 en 2015 et 19,4 en 2021.
Entre 1987 et 2021, l’écart s’est creusé entre les bons et les mauvais élèves.

La part d’erreurs a constamment baissé en trente-quatre ans pour les écoliers faisant deux fautes ou moins (12,9 % en 1987, 5,8 % en 2007 et 1,9 % en 2021), cinq erreurs ou moins (30,7 % en 1987, 15,6 % en 2007 et 7 % en 2021) ainsi que dix fautes ou moins (58,1 % en 1987, 36,6 % en 2007 et 21,9 % en 2021).
A l’inverse, cette proportion a largement augmenté pour les élèves de CM2 faisant 15 fautes ou plus (26,2 % en 1987, 45,7 % en 2007 et 63 % en 2021) et 25 fautes ou plus (6,9 % en 1987, 13,2 % en 2007 et 27,5 % en 2021)
L’orthographe grammaticale, à savoir les règles d’accord entre le sujet et le verbe, les accords dans le groupe nominal et les accords du participe passé, a été la principale source de difficultés.
En effet, huit des dix mots présentant un taux de réussite inferieur à 50 % nécessitaient un accord, soit avec le groupe nominal, soit entre le sujet et le verbe.
A noter également que les filles ont obtenu de meilleurs résultats que les garçons lors des quatre périodes de référence prises en compte pour cette étude. En 2021, elles ont fait en moyenne 17,7 erreurs alors que les garçons en ont commises 21,1.
DES DIFFÉRENCES MARQUÉES SUIVANT L’ORIGINE SOCIALE
L’origine sociale des élèves a mis en lumière des disparités dans les résultats obtenus. Pour cette enquête, la DEPP a constitué quatre groupes, du plus défavorisé (groupe 1) au plus favorisé (groupe 4).

Cet indice de position sociale a montré un nombre d’erreurs croissant entre les enfants défavorisés et ceux étant les plus favorisés. La moyenne de fautes commises était de 15,5 pour le quatrième quart, de 19 pour le troisième, de 19,6 pour le second et de 21,9 pour le premier.