
Amazon
a récemment annoncé que sa plateforme Audible, spécialisée dans les livres audio et les podcasts, a dépassé les 40.000 titres créés à l’aide d’intelligence artificielle. Cet outil, lancé en novembre 2023, permet aux auteurs autopubliés de produire des oeuvres audio automatiquement. ( VOIR L’ARTICLE )
Google :
« Des dizaines de milliers de titres ont été générés et sont activement commercialisés depuis le lancement de la solution au printemps 2022. Des éditeurs de toute taille l’utilisent, des presses universitaires, des maisons d’édition de grande taille, des petits indépendants, etc. » ( VOIR CI CONTRE )
APPLE
Apple Books propose à la vente des ouvrages une sélection de titres lus par Madison, une voix numérique.( VOIR CI CONTRE )
PLUS 25 % EN UN AN :
il y a un véritable boom de l’industrie du livre audio. Cette dernière aurait connu une croissance des ventes de 25 % en un an, d’après le Guardian.
Des éditeurs de toute taille l’utilisent, des presses universitaires, des maisons d’édition de grande taille, des petits indépendants, etc. »
LES ACTEURS PROFESSIONNELS DE LA VOIX :
cette technologie met en danger l’avenir des acteurs professionnels de la voix, et les auteurs eux-mêmes racontent de plus en plus leur propre livre. Quoi qu’il en soit, produire un livre audio à partir d’une voix humaine peut prendre des semaines et coûter des milliers de dollars aux éditeurs, là où une IA permet de réduire considérablement les coûts.
1. Google : des audiolivres gratuits avec les narrateurs robots
En 2020, Google Play Books dévoilait sa solution de lecture automatisée : des narrateurs de synthèse, pour créer des livres audio sans recourir à des comédiennes ni comédiens. Le programme a été généralisé fin 2022 avec une accroche : sans frais. Gloups ?
Utilisant les livres du domaine public, rien à débourser ni achats de droits, GOOGLE a pu e ripper le projet.
Depuis 2023, Google Play Books a lancé son modèle d’audiobooks autogénérés, permettant «de créer des livres audio en toute simplicité et à moindre coût».
«Au lieu d’un narrateur humain, c’est la technologie Google qui se charge de lire ces livres audio. Vous pouvez convertir vos e-books en livres audio de haute qualité en quelques étapes.», en allemand, anglais, espagnol, français et portugais.
Avec « plus de 50 options de narration et des outils qui vous permettront de créer facilement vos livres audio autogénérés. Vous pouvez aussi télécharger ces livres afin de les publier via un autre distributeur une fois qu’ils sont disponibles dans le Google Play Store» indique Google.
Il faut moins de deux heures pour produire son exemplaire de livre lu…
ÉCOUTER LES EXPÉRIENCES à cette adresse.
Les éditeurs percevront 52 % des revenus générés par ces audiolivres, commercialisés chez Google.
2. Madison, la voix d’Apple Books
Apple Books propose à la vente des ouvrages une sélection de titres lus par Madison, une voix numérique.
Pour le moment, seul l’ anglais est utilisé.
Apple n’est pas la seule entreprise à explorer cette technologie. Son grand rival Amazon avait également indiqué se positionner sur le marché de la narration générée par une IA sans oublier Google Play qui propose d’ores et déjà un catalogue de voix et de narrateurs. Pour les livres audio auto-narrés, le catalogue inclut plusieurs accents régionaux pour des ouvrages en anglais, espagnol, français, allemand et portugais.
3. ARTICLE – Amazon se félicite de ses 40.000 livres audio générés par IA
Le 08/05/2024 par Ugo Loumé ACTUALITÉ
La firme met en avant la facilité de création qu’offre cet outil. Un des auteurs ayant eu recours à ce procédé a déclaré sur son blogn’avoir eu besoin que de moins d’une heure pour transformer gratuitement un de ses livres en livre audio, contre 3 à 4 semaines de production et un coût s’élevant de 500 à 700 $ s’il était passé par un narrateur humain. L’auteur récupère ensuite 40 % des revenus générés par le titre, qui est commercialisé entre 3,99 $ et 14,99 $.
En décembre 2022, Google annonçait lui aussi le lancement de sa solution de naration automatisée et complètement gratuite, suivi par Apple quelques semaines plus tard. Chaque service propose des dizaines de voix, dans plusieurs langues, pour donner vie aux textes. Et ce se sont surtout, à chaque fois, des dizaines de milliers de titres générés automatiquement qui enrichissent très rapidement les catalogues de ces géants du numérique.
Le tout dans un marché en constante progression : selon une étude du CNL un français sur trois affirme avoir déjà écouté un livre — près de un sur deux chez les moins de 35 ans. Un chiffre en hausse par rapport à 2017.
L’intelligence artificielle est ici mise en avant comme un moyen de contourner le processus long et coûteux de production d’un livre audio, impensable pour l’immense majorité des ouvrages publiés, notamment ceux des éditeurs indépendants ou des auteurs autopubliés. Les firmes concernées assurent que le recours à l’IA n’est là que pour élargir l’offre, et non pour remplacer celle, déjà existante, produite par l’humain.
« Pour clarifier : le service n’a en rien vocation à remplacer les set-ups de création de livres audio existant, il s’agit de permettre aux éditeurs d’avoir une solution de qualité pour des contenus qui n’obtiendraient sans cela jamais de version audio (documentaire, académique etc). » rassurait auprès d’ActuaLitté le porte-parole de Google Play Book…
Des belles paroles qui ne suffisent pas toujours à rassurer les professionnels du secteurs, des narrateurs traditionnels aux maisons d’éditions et studios spécialisés, qui pourraient voir leur activité être impactée par la montée de ce type d’outil.
Certains d’entre eux se plaignent plus particulièrement du fait que les solutions d’intelligence artificielle sont développées à l’aide de banque de données de voix humaines, dont font entre autre parties les voix des narrateurs professionnels, sans qu’ils aient pour cela donné leur accord explicite.
Soyons clairs, comme l’a écrit Luc Julia, l’IA n’existe pas Pour qu’il y ait intelligence il faut immanquablement la conscience et l’imagination, totalement absentes de l’IA par définition.L’IA devrait plutôt être nommée « Compilation Industrielle de Données », ce qu’elle est. L’utilisation du terme « intelligence » est une escroquerie aux larges conséquences sur la posture mentale des citoyens. A corriger à chaque fois que l’expression apparaît !Bien amicalement Jean-Marc Sauret
Yahoo Mail : Recherchez, organisez, maîtrisez
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