
Les critiques des usagers demeurent sur le Grand Paris des bus
Cinq ans après l’entrée en vigueur de la réorganisation des bus du Grand Paris, l’Association des usagers des transports (AUT) Ile-de-France déplore certains choix, tandis que le service s’est dégradé.
« On est serrés, collés » : la galère des usagers du métro parisien, qui ne tient toujours pas ses objectifs de ponctualité et de régularité
TITRAIT RÉCEMMENT FRANCE INFO – Thomas Giraudeau – QUI POURSUIVAIT :
« Île-de-France Mobilités a de nouveau épinglé la RATP mardi 5 décembre pour son manque de régularité et de ponctualité. »
« Île-de-France Mobilités, l’autorité organisatrice des transports franciliens, a encore tapé sur les doigts de la RATP. Les objectifs de régularité et de ponctualité ne sont pas tenus, loin de là, en particulier sur six lignes de métro.
« Sur le quai de la ligne 6 à l’heure de pointe, les annonces sonores promettent le prochain train dans une minute, et le suivant cinq minutes plus tard. Un métro toutes les quatre minutes seulement, donc. « Avant, il y avait des métros toutes les une à deux minutes, se souvient cette voyageuse. Forcément, il y a beaucoup plus de monde dans les rames. On est serrés, collés. »
« Le soir, ce n’est vraiment pas agréable. Tu as juste envie de t’asseoir et d’être tranquille. Et là, on ne peut pas. »Une voyageuse de la ligne 6 du métro parisien
à franceinfo
« D’autant que depuis mercredi, la ligne 6 du métro connaît d’importantes perturbations. Un train finit par arriver, bondé. Des voyageurs sont collés aux vitres. Il y a une panne de signalisation : les rames roulent au ralenti. « C’est assez récurrent », commente un voyageur tandis qu’une autre précise : « Je dirais une fois tous les 15 jours. Surtout le soir. » Un troisième s’interroge : « Est-ce que c’est un problème de personnel, d’organisation, de maintenance ? »
« Des rames de métro vieillissantes
« C’est un peu de tout ça à la fois. Île-de-France Mobilités met en cause la gestion du personnel : absentéisme, arrêts maladies de conducteurs. La RATP rétorque qu’elle est quasiment revenue aux effectifs d’avant-Covid et qu’il faut plutôt regarder du côté des ateliers. Il manque des agents pour entretenir les rames, et surtout trop de métros passent au garage. « Tant que ces métros vieillissants rouleront, on aura des problèmes de ponctualité et de régularité », pointe Bastien Berthier, élu Force Ouvrière à la RATP.
« Les six lignes de métro les plus à la traîne sont celles qui ont les rames les plus anciennes. « On a de moins en moins de pièces en stock, les matériels sont vieux, explique le représentant syndical. Donc c’est du bidouillage et à force d’en faire, ils tombent en panne. C’est une situation qu’on n’a jamais vécue. » Bastien Berthier espère une amélioration de la situation pour 2030, le temps que de nouvelles rames remplacent toutes celles qui ont bien vécu. «
PAS AU NIVEAU », « DÉBORDÉE »: LA MAUVAISE INFORMATION VOYAGEUR DE LA RATP POINTÉE DU DOIGT
TITRAIT BFM RÉCEMMENT QUI POURSUIVAIT :
« Pas assez réactive, parfois trop imprécise, la RATP subit les critiques des associations d’usagers concernant l’information de voyageurs. L’entreprise assure de son côté travailler à des améliorations.
« Le trafic est perturbé en raison de divers incidents », « le trafic est interrompu en raison de difficultés d’exploitation ». Quel Francilien n’a pas entendu ces annonces de la RATP dans les transports en commun. Des messages relayés notamment dans le métro parisien et qui rythment le quotidien des usagers de la RATP, souvent interloqués face à la teneur de ces messages « fourre-tout ».
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Une information imprécise et parfois contradictoire
Mais près d’un an après la prise de fonction de Jean Castex, la situation ne semble pas s’être améliorée. Pour Arnaud Bertrand, président de l’association Plus de Trains, le constat est simple: l’information voyageur « n’est pas au niveau qu’on attend », confie-t-il à BFMTV.com.
Même réflexion pour Marc Pélissier, président de l’AUT/FNAUT Ile-de-France. « Globalement on n’est pas satisfait sur l’information voyageur en situation perturbée », explique-t-il à BFMTV.com. Selon l’association, la communication n’est pas « suffisamment réactive » et est parfois imprécise « avec des annonces contradictoires ».
Le flou des annonces est pointé du doigt. Du côté du métro, la ligne 8, qui s’illustre ces dernières semaines comme l’une des moins ponctuelles du réseau, le compte X de la ligne relaie régulièrement des perturbations. Avec pour motif « divers incidents » ou des « incidents d’exploitation ».
« C’est un agacement, on ne comprend pas », évoque le président de l’association Plus de Trains.
Arnaud Bertrand ne mâche pas ses mots. Pour lui, « la communication est dépassée: entre le bagage oublié, le train en panne… Ils ne s’embêtent plus et donnent ‘divers incidents' ». Un terme trop souvent utilisé qui donne le sentiment « de quelqu’un de débordé ».
De plus, ce terme « ne donne pas d’informations sur ce qu’il se passe », continue le président de la FNAUT IDF. « On se demande quoi faire » et s’il est préférable de trouver « un autre itinéraire ».
Sur ce point, la RATP répond à BFMTV.com être « actuellement en train de mener des travaux afin d’améliorer et de préciser le vocabulaire utilisé en cas de perturbation, dans l’objectif de répondre mieux aux attentes des voyageurs et d’être le plus précis possible ».
En ce qui concerne le terme « d’incident d’exploitation », il est utilisé « en début d’incident (…) le temps de disposer d’informations plus précises sur la cause de la perturbation ». « Ce terme peut, par conséquent en début d’incident, se référer à tout type d’incident: un freinage d’urgence, un accident grave de voyageur, un colis suspect… ».
Le cas de l’incident du T2
Un exemple illustre bien ce problème de communication: l’incident du T2. Le 14 novembre dernier, en début de matinée, un éboulement a eu lieu à Meudon (Hauts-de-Seine) à la station Meudon-sur-Seine. Un escalier s’est en partie effondré. Au début de l’incident, le compte X du T2 évoque une reprise de la circulation estimée à 12h. Il est finalement interrompu de Musée de Sèvres à Meudon-sur-Seine… jusqu’à fin décembre.
Pour Arnaud Bertrand, la RATP a mis trop de temps à expliquer ce qu’il se passait et les conséquences qu’il y avait. « On a dû écrire à IDFM (ndlr: Ile-de-France Mobilités) pour demander à la RATP de faire un post en expliquant d’éviter de prendre la ligne », développe le président de l’association des usagers.
Car des bus de substitutions ont été mis en place par la RATP sur la partie du tronçon interrompu et la régie de transport communiquait dessus. Néanmoins, elle ne communiquait pas sur les autres alternatives aux alentours.
« C’est vrai que sur le moment ça a été assez confus. Ils ont assez rapidement mis des bus de substitution, mais ça ne peut pas emporter autant de gens que le tram », rappelle le président de la FNAUT IDF qui regrette que la RATP n’ait pas plus rapidement incité les gens à trouver un autre itinéraire.
L’entreprise de transports se défend en expliquant que « des itinéraires de substitution ont été proposés dès le 15 novembre sur X et sur ratp.fr ». Un délai trop important pour les associations d’usagers qui déplorent de devoir parfois se substituer à la RATP pour informer les voyageurs.
Les deux associations notent néanmoins un point positif lors de cet incident: le « thread » détaillant l’intervention des équipes techniques mobilisées sur place et les suites du chantier, réalisé 10 jours plus tard. « L’incident sur le T2 ça s’explique, un thread, et les gens comprennent », constate le président de Plus de Trains.
Depuis, le 1er décembre dernier, un deuxième thread, expliquant ce qu’il reste à faire sur le chantier, a été publié. »
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ARTICLE – RATP: LE SYNDICAT FO APPELLE AU MAINTIEN DE JEAN CASTEX À LA TÊTE DE L’ENTREPRISE
Le 19/06/2024 BFM
Le premier syndicat chez les conducteurs du métro parisien souhaite de la stabilité à la tête de la RATP et se positionne en faveur du maintien de Jean Castex comme PDG.
Le syndicat FO-RATP a appelé, ce mercredi 19 juin, à de la stabilité à la tête du groupe de transport public, alors que l’avenir de son PDG Jean Castex, proposé par Emmanuel Macron pour un deuxième mandat, paraît incertain depuis la dissolution de l’Assemblée nationale.
« Un dialogue social responsable »
« Après plusieurs années de disettes tant sur le dialogue social que sur la reconnaissance de nos métiers, nous avons réussi avec le PDG actuel à restaurer un dialogue social responsable pour le bien des salariés et de l’entreprise », écrit dans un communiqué FO, premier syndicat chez les conducteurs du métro.
Jean Castex, nommé à la RATP en novembre 2022, voit son mandat s’achever le 22 juillet prochain. Le 3 juin, Emmanuel Macron a proposé son nom pour un deuxième mandat, mais sa nomination doit être confirmée par les commissions compétentes de l’Assemblée nationale et du Sénat.
Or la dissolution de l’Assemblée nationale décidée par le président et la tenue d’élections législatives les 30 juin et 7 juillet rend cette nomination incertaine.
En cas de majorité différente, la confirmation de Jean Castex dans ses fonctions n’est pas garantie. « Notre entreprise exige un président responsable et qualifié à sa tête », insiste FO-RATP.
« Avoir un PDG ancré dans son entreprise, avec une connaissance des enjeux et des défis à relever, est, pour notre organisation syndicale, un atout majeur de solidité de la RATP », poursuit le syndicat.
Lors de l’inauguration du prolongement de la ligne 11 le 13 juin, Jean Castex a reconnu qu’il était « très peu probable » que la nouvelle assemblée ait le temps de l’auditionner avant le 22 juillet.
« Je pense qu’il existe des procédures d’intérim », avait-il avancé, assurant qu’il serait bien à la tête du groupe pendant les Jeux olympiques qui débutent le 26 juillet avec la cérémonie d’ouverture.