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LA PROMESSE (141) DU « ZÉRO SDF DANS LA RUE » : DES DIZAINES DE MILLIERS EXPULSÉS D’ÎLE DE FRANCE … ET 200 « GRANDS MARGINAUX « (?) LOGÉS SELON E.MACRON

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LA PROMESSE (139) PRÉSIDENTIELLE DU « ZÉRO SDF » ET LE « NETTOYAGE SOCIAL »  À L’OCCASION DES JO

LA PROMESSE DU « ZÉRO SDF » SE LIMITE AUX QUARTIERS DES JO ?

https://metahodos.fr/2024/08/10/la-promesse-presidentielle-du-zero-sdf-et-le-nettoyage-social-a-loccasion-des-jo/

« Onze migrants supplémentaires vont être mis à la rue dans les Côtes-d’Armor »

Titre Ouest France qui poursuit : Mercredi 14 août 2024, onze personnes n’auront plus accès à l’hébergement d’urgence financé par l’État dans les Côtes-d’Armor. Ils ont épuisé tous leurs recours pour rester dans le pays, et la préfecture cherche à réduire le recours aux hôtels pour l’hébergement d’urgence. Début août, 27 personnes avaient déjà été mises à la rue.

ARTICLE – Alors que Macron se félicite du relogement de «200 grands marginaux», les associations sont ulcérées: « plus de 200 places et plus de 14 000 expulsions = héritage social négatif. »

ROBERT FERRARIO sur Linkedin

Lors d’une réception à l’Elysée ce lundi 12 août, le Président a affirmé que les JO ont montré «le vrai visage de la France». Selon un décompte du collectif interassociatif «Le revers de la médaille», plus de 12 500 personnes ont pourtant été expulsées d’avril 2023 à mai 2024, en prévision de la compétition.

Emmanuel Macron s’est félicite du relogement de «200 grands marginaux». « Nous avons réussi l’héritage social des JO. »

Le chef de l’État a voulu tirer un bilan social de ces jeux, annonçant que « 200 grands marginaux qui étaient à la rue aux abords des sites d’épreuves ont désormais, de manière pérenne, un toit », un « héritage social » de Paris 2024.

«Le gouvernement ose se vanter», s’étrangle une représentante de l’association Utopia 56, qui aide les personnes exilées et les personnes à la rue.
«Hier encore, on a accueilli 98 personnes, dont 27 enfants, dans un de nos lieux d’hébergement à Paris. Pendant les Jeux, des jeunes ont dû se cacher et ne pas aller aux distributions alimentaires par peur de contrôles de police».

Le 6 août, un campement installé par l’association Droit au logement (DAL) comprenant des familles et des jeunes mineurs isolés a par exemple été dispersé par les forces de l’ordre, leurs tentes saisies. Ces personnes ont dû attendre le lendemain après-midi pour se voir offrir une solution de mise à l’abri.

Comme pour les précédentes éditions des JO, Paris 2024 a mis de côté tous les gens qui n’entrent pas dans la carte postale», a pour sa part regretté Antoine de Clerck, membre de Refugee Food, auprès de France 3.
«En septembre, on arrivera probablement à un bilan de 15 000 personnes expulsées pendant les Jeux», a-t-il chiffré.

Le collectif interassociations «Le revers de la médaille» dénonce depuis plusieurs mois un «nettoyage social», destiné à invisibiliser les personnes à la rue et «cacher la misère aux yeux du monde». Dans un décompte réalisé d’avril 2023 à mai 2024, le groupe associatif rapportait que «plus de 12 500 personnes ont été expulsées au cours de 138 opérations».

Le collectif rappelle qu’à «l’occasion des Jeux olympiques et paralympiques, seules 216 places d’hébergement pérennes ont été créées pour les personnes sans-abri isolées installées durablement à proximité́ immédiate des sites olympiques, alors que plus de 3 500 personnes [décompte dans le cadre de la 7e édition de la Nuit de la Solidarité à Paris en janvier 2024, ndlr] dorment dehors chaque nuit dans la capitale». Le chiffre est en augmentation de 16 % par rapport à l’année précédente.

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