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83 JOURS APRÈS LA DISSOLUTION, LE PRÉSIDENT EXPLIQUE, À LA 3eme PERSONNE, CE QUE PENSE LE PRÉSIDENT – L’ILLEISME : FAIBLESSE, TACTIQUE OU VERTU ?

C’EST À LA TROISIÈME PERSONNE QUE MACRON JUSTIFIE CE QUE FAIT MACRON

Emmanuel Macron fait dire qu’Emmanuel Macron est «du côté des Français, garant des institutions» et de «l’expression de leur vote»

C’est devenu un système de communication très habituel sans être pour autant très légitime en démocratie – pour faire parler le président sans s’il ne parle vraiment.

Cela permet d’exprimer ce qui ne serait pas pertinent ou crédible si c’était exprimé directement. Cela permet de corriger ou expliquer des mauvaises expressions ou des silences incompris.

Cela permet également de dire ensuite que le président n’a pas dit ce qu’il a fait dire à la troisième personne : la présidence indique que le président pense …, l’Élysée précise…, l’entourage précise que le président envisage… le président n’a jamais dit … Ou mieux, le président déclarant lui même : « On veut me faire dire ce que je n’ai jamais dit »

Cela permet, par des éléments de langage diffusés aux journalistes friands – et repris aussi très officiellement par l’AFP – des papiers faciles diffusés en grand nombre disant la même chose et fabriquant l’opinion, et parfois les réactions.

SUR LE VIDE INSTITUTIONNEL QUI INTERROGE, VOICI CE QUE DIT LA PRÉSIDENCE DE CE QUE PENSE ET FAIT LE PRÉSIDENT :

Emmanuel Macron fait dire qu’Emmanuel Macron est «du côté des Français, garant des institutions et de l’expression de leur vote»

Après l’objectif d’une «majorité la plus large et la plus stable» ces consultations ont pour but «de savoir dans quelles conditions les forces politiques peuvent atteindre cet objectif»

«La décision de nomination du ou de la première ministre sera prise en considération de ces deux critères-là»

«Le président est du côté des Français, garant des institutions et surtout de l’expression de leur vote le 7 juillet» et c’est «fort de ce rôle constitutionnel qu’il va rencontrer les partis»

«La stabilité» voulue par le président, c’est «la capacité pour un gouvernement à ne pas tomber à la première motion de censure déposée»

« Ces consultations s’inscrivent dans le prolongement des résultats des élections législatives où l’on pouvait tirer trois leçons : la majorité sortante a perdu ; les Français n’ont pas voulu d’un gouvernement mené par l’extrême droite et le RN ; aucune force politique ou alliance n’est en mesure de revendiquer une majorité »

«L’Assemblée nationale au soir du 7 juillet, c’est un Parlement de minorités. Il était nécessaire d’abord d’attendre la structuration de l’Assemblée nationale qui a eu lieu avec l’élection du bureau, des vice-présidents et de la présidente Yaël Braun-Pivet»

Face à ce «Parlement de minorités»«il a été privilégié ce travail de décantation»des partis et des groupes, un «travail de fond qui a été fait, pour le coup, par la droite républicaine» avec leur «pacte législatif» et par le «bloc central» avec le «pacte d’action pour les Français présenté par Gabriel Attal »

« Les forces politiques avaient une culture politique basée sur le « fait majoritaire ». Depuis le 7 juillet, elles ont désormais la « nécessité de s’entendre » entre elles dans une « logique de coalition » au sein d’un « Parlement composé de minorités »

Parler de soi-même à la troisième personne, c’est l’illéisme

Pour les psychologues cette pratique présente quelques avantages.

Parler de soi à la troisième personne, ce n’est pas exactement prendre du recul, c’est se voir différemment, comme si vous examiniez le cas d’une autre personne. C’est aussi converser, de façon distanciée avec soi-même. On ressent les émotions, mais à la 3e personne. Il semblerait que c’est une façon très intéressante de gérer le stress.

Est-ce que tout cela signifie que certains politiques parlent d’eux-mêmes à la troisième personne essayant d’établir une distance psychologique par rapport aux situations stressantes ?

( Quelques exemples : César, Trump, Macron … )

Dans son récit de la guerre des Gaules, par exemple, l’empereur Jules César écrit « César a vengé le public » au lieu de « J’ai vengé le public ».

Et cela peut aider à prendre des décisions ?

L’illeisme, c’est également le dialogue intérieur : Il s’avère que l’on peut avoir recours au « dialogue intérieur à la troisième personne » lorsque l’on a besoin d’un petit coup de pouce émotionnel ou psychologique.

OSER NOMMER UN GOUVERNEMENT ET PERDRE LE MONOPOLE DU POUVOIR

Cela se produit lorsque l’on veut se donner du courage pour prendre une décision que l’on ne sait ou n’ose pas prendre :

Ici sortir de l’immobilité institutionnelle dans laquelle on conserve un pouvoir que l’on peu perdre en nommant un gouvernement. ( il s’agit de sortir de l’ « inaction grave et délétère «  d’après l’opposition )

CHAOS INSTITUTIONNEL, LE DOSSIER DE METAHODOS :

JOUER TOUJOURS ET ENCORE AVEC LES INSTITUTIONS ? – UN PRÉSIDENT QUI SE RÊVE SANS 1er MINISTRE RESPONSABLE DEVANT LE PARLEMENT ? –

https://metahodos.fr/2024/08/22/rompre-avec-la-monocratie-presidentielle-un-president-qui-se-reve-sans-1er-ministre-responsable-devant-le-parlement-maj-du-22-08-24/

SORTIR DU CHAOS INSTITUTIONNEL : ROMPRE AVEC L’EFFACEMENT DU GOUVERNEMENT ET DU PARLEMENT PAR LE PRÉSIDENT

https://metahodos.fr/2024/08/21/81514/

ARTICLE – Gouvernement : Emmanuel Macron se dit «du côté des Français» et garant de «l’expression de leur vote»

Par Le Figaro – avec AFP – 22 08 2024

L’Élysée confirme que la nomination du premier ministre se fera dans la foulée des rencontres entre le président et les chefs de partis qui s’ouvrent vendredi.

Emmanuel Macron, qui reçoit à partir de vendredi les chefs de partis et de groupes parlementaires, est «du côté des Français, garant des institutions» et de «l’expression de leur vote», a fait valoir jeudi l’Élysée, qui confirme la nomination d’un premier ministre dans la foulée de ces échanges. Un mois après les élections législatives nées de la dissolution, le chef de l’État reçoit vendredi matin les leaders de la coalition de gauche Nouveau Front populaire (NFP) et leur candidate pour Matignon, Lucie Castets.

«La décision de nomination du ou de la première ministre sera prise en considération de ces deux critères-là», a expliqué l’Élysée jeudi. «Le président est du côté des Français, garant des institutions et surtout de l’expression de leur vote le 7 juillet» et c’est «fort de ce rôle constitutionnel qu’il va rencontrer les partis», insiste-t-on.

Les représentants du camp présidentiel (Renaissance, Horizons, MoDem, Parti radical), de l’UDI, des Républicains (LR) et du groupe centriste Liot seront également reçus vendredi, avant le RN et le parti d’Éric Ciotti lundi. Après l’objectif de rechercher une «majorité la plus large et la plus stable» fixé par Emmanuel Macron en juillet, ces consultations ont pour but «de savoir dans quelles conditions les forces politiques peuvent atteindre cet objectif»

Un «travail de décantation» pour un «parlement de minorité»

Emmanuel Macron semble toujours exclure de nommer Lucie Castets, le camp présidentiel, la droite comme le Rassemblement national menaçant d’une motion de censure en cas de gouvernement NFP comprenant des ministres issus de La France insoumise. «La stabilité» voulue par le président, c’est «la capacité pour un gouvernement à ne pas tomber à la première motion de censure déposée», insiste-t-on à l’Élysée.

Le 7 juillet, la gauche unie a obtenu le plus fort contingent de députés (193), mais sans majorité absolue (289).«L’Assemblée nationale au soir du 7 juillet, c’est un Parlement de minorités. Il était nécessaire d’abord d’attendre la structuration de l’Assemblée nationale qui a eu lieu avec l’élection du bureau, des vice-présidents et de la présidente Yaël Braun-Pivet», représentante sortante du camp présidentiel, a expliqué l’Élysée.

Face à ce «Parlement de minorités»«il a été privilégié ce travail de décantation»des partis et des groupes, un «travail de fond qui a été fait, pour le coup, par la droite républicaine» avec leur «pacte législatif» et par le «bloc central» avec le «pacte d’action pour les Français»présenté par Gabriel Attal, fait-on valoir de même sources.

De nombreuses voix dans le camp présidentiel, mais aussi à droite, plaident pour une entente, bien que le président du groupe des LR à l’Assemblée, Laurent Wauquiez, ait exclu une coalition et une participation gouvernementale.

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