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VIVRE EN PHILOSOPHIE AVEC METAHODOS : « faire passer en mots ce qui est inexprimable »

ÉMISSION / Maurice Merleau-Ponty (1908-1961) ou l’audace rigoureuse

Jeudi 13 février 1986 FRANCE CULTURE

Phénoménologie, primat de la perception, corporéité, mais aussi marxisme et dialectisme : Maurice Merleau-Ponty présente quelques notions clés de sa pensée au cours de ce documentaire, composé de nombreux entretiens du philosophe et d’analyses de ses pairs. 

Avec

« Je considère la philosophie comme une tentative d’expression rigoureuse de faire passer en mots ce qui est inexprimable » : dès l’introduction de ce documentaire, Maurice Merleau-Ponty, né à Rochefort-sur-Mer en 1908 et mort en 1961 à Paris, donne le ton. Maurice Merleau-Ponty est entré en philosophie à l’adolescence, après « une enfance traversée de bonheur ».

En octobre 1945, ce résistant fonde avec Jean-Paul Sartre et d’autres intellectuels, la revue Les Temps modernes, qui combine réflexion philosophique, critique littéraire et engagement politique. Maurice Merleau-Ponty se présente comme « l’élément permanent » de cette revue. Jusqu’à son départ de la rédaction en 1953, ses articles abordent des sujets variés, de la philosophie et de la phénoménologie à la politique et la culture, en gardant toujours une perspective critique et nuancée.

« Conditionnement de l’esprit, le lien de l’esprit avec le corps, la société, le tout social »

Représentant de la phénoménologie existentielle, encapsulée dans ces quelques mots, Maurice Merleau-Ponty est reconnu pour ses contributions majeures à la phénoménologie, la psychologie et la philosophie de l’art. Sa pensée explore les expériences vécues du corps, de la perception et de la conscience. Il développe une compréhension de la perception comme un acte corporel et incarné.  Il insiste sur l’idée que notre conscience est toujours incarnée et située dans un contexte corporel et historique.

Maurice Merleau-Ponty et la philosophie politique

« La politique des philosophes est celle que personne ne fait. Est-ce donc de la politique ? Il y a une manie politique chez les philosophes qui n’a fait ni de bonne politique, ni de bonne philosophie. Parce qu’ au lieu d’unir leurs vertus, politique et philosophie unissent leurs vices «  : la radicalité critique de Maurice Merleau-Ponty à l’égard de la philosophie politique est sans appel. Il entretient une relation évolutive avec le marxisme, marquée par une tentative initiale de le réconcilier avec la phénoménologie et une critique progressive des aspects dogmatiques et totalitaires du marxisme soviétique.

À travers ses écrits, le philosophe cherche à maintenir un engagement envers la justice sociale et la liberté individuelle, tout en refusant de sacrifier la complexité et la richesse de l’expérience humaine à des idéologies rigides.

Ce documentaire est en majorité composé d’archives donnant à entendre Maurice Merleau-Ponty et Jean-Paul Sartre. Des lectures de plusieurs œuvres du philosophe par, entre autres, Daniel Tarare, enrichissent les propos des invités.

LIEN VERS L’ÉMISSION

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