
ARTICLE 1. – Révélations sur la stratégie d’infiltration de l’extrême-gauche française par la République islamique d’Iran
Emmanuel Razavi ATLANTICO
Le parti communiste français a ouvert ses locaux, à plusieurs reprises, à d’importantes personnalités liées à la République islamique d’Iran. Des membres de la France insoumise entretiennent quant à eux des liens avérés avec des activistes palestiniens membres d’une organisation terroriste qui assume sa proximité avec les Gardiens de la révolution islamique. Avant eux, le parti socialiste avait déjà été la cible d’une tentative d’infiltration iranienne, déjouée par le contre-espionnage français. Révélations sur l’entrisme iranien au cœur de l’extrême gauche française.
D’origine iranienne, Emmanuel Razavi est grand reporter, spécialiste du Moyen-Orient. Il collabore avec Paris Match, Franc-Tireur, Politique Internationale, Valeurs Actuelles. Il a réalisé plusieurs documentaires sur le Moyen-Orient diffusés sur Arte, la chaine Planète et M6, qui ont eu un large retentissement. Auteur de plusieurs ouvrages, son dernier livre, « La face cachée des Mollahs » (Cerf, 2024), révèle le visage mafieux et terroriste de la République islamique d’Iran. Il est diplômé en sciences politiques.
C’est dans les locaux du parti communiste, dans le 13 ème arrondissement de Paris, que le collectif Palestine vivra annonçait tenir une réunion, le 2 mai dernier, en présence de Salah Hamouri. Cet avocat franco-palestinien de 39 ans, considéré proche du Front de Libération de la Palestine (FPLP), mouvement révolutionnaire marxiste inscrit sur la liste des organisations terroristes de l’Union européenne, est aussi le gendre de l’ex député communiste Jean-Claude Lefort (décédé en juin 2024, ndlr).
ARTICLE 2. – Ingérences iraniennes en France : Les confidences d’un ex-agent infiltré
Emmanuel Razavi ATLANTICO
Exclusif : C’est l’une des opérations d’espionnage les plus étonnantes de ces 50 dernières années. Franco-iranien, Matthieu Ghadiri, ancien policier et ex-agent infiltré, a été recruté par les services secrets iraniens dans les années 80, pour espionner et influencer, pendant plusieurs années, le parti socialiste. Ce dont ne se doutaient pas les mollahs, c’est qu’il travaillait pour le contre-espionnage français. Il nous a raconté de quelle façon la République islamique d’Iran fait du recrutement et de l’ingérence auprès de la gauche française.
D’origine iranienne, Emmanuel Razavi est grand reporter, spécialiste du Moyen-Orient. Il collabore avec Paris Match, Franc-Tireur, Politique Internationale, Valeurs Actuelles. Il a réalisé plusieurs documentaires sur le Moyen-Orient diffusés sur Arte, la chaine Planète et M6, qui ont eu un large retentissement. Auteur de plusieurs ouvrages, son dernier livre, « La face cachée des Mollahs » (Cerf, 2024), révèle le visage mafieux et terroriste de la République islamique d’Iran. Il est diplômé en sciences politiques
Emmanuel Razavi : Est-il vrai que les services de renseignement iraniens travaillent en collaboration avec les services russes pour faire de l’ingérence ?
Matthieu Ghadiri : Oui. On peut même dire qu’ils utilisent la même méthodologie. Tout a commencé en février 1979, lors de la visite de Yasser Arafat à Téhéran. Ce dernier a proposé aux Iraniens de constituer un service de renseignement avec l’appui des Syriens, qui eux-mêmes profitaient des conseils des soviétiques.
Mais Khomeini a décidé de s’adresser directement à ces derniers. À partir des années 1980/81, le renseignement iranien devient en quelque sorte un service russe, adapté à la mentalité iranienne, et à la religion musulmane. Ses responsables ont notamment appris du KGB que lorsqu’un de leurs agents est placé dans une ambassade, il ne doit pas s’occuper des affaires du pays dans lequel il est en poste, mais seulement de ceux qui sont frontaliers. Les agents iraniens ont été totalement formatés par les Soviétiques.
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