
1. ARTICLE – Près d’un Français sur quatre juge que la démocratie n’est pas le meilleur système politique
Courrier international. 25 octobre 2024
Un sondage Ipsos révèle que l’attachement des Français aux institutions démocratiques est mis à l’épreuve, particulièrement chez les jeunes, et qu’une majorité de citoyens désirent un pouvoir plus fort.
Ce serait un euphémisme que de dire que la France a connu une année 2024 politiquement riche. De la nomination de Gabriel Attal à la présentation du budget de Michel Barnier en passant par les élections européennes et la dissolution de l’Assemblée nationale, les Français ont été engagés dans une course de longue haleine.
Un sondage d’Ipsos, commandé par le Conseil économique social et environnemental (CESE), et dévoilé le 23 octobre, révèle l’attachement souffreteux des Français à la démocratie. “Près d’une personne interrogée sur quatre (23 %) juge que la démocratie n’est pas le meilleur système politique existant”, rapporte The Independent. “Les jeunes sont les plus sceptiques”, précise le journal britannique, le chiffre s’élevant à 31 % chez les moins de 35 ans.
Cette défiance s’expliquerait par une situation politique trop instable. Les Français “pointent du doigt le nouveau paysage politique”, note le média londonien, qui observe que “51 % des personnes interrogées pensent que ‘seul un pouvoir fort [et centralisé] peut garantir l’ordre et la sécurité’, ce qui est un chiffre très élevé”. The Times y voit un certain “pessimisme des jeunes quant à l’avenir de la nation et un désir parmi toutes les …
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2. ARTICLE / LA DÉMOCRATIE N’EST PLUS PLÉBISCITÉE PAR LES FRANÇAIS: 62% ESTIMENT QUE LE VOTE EST INUTILE
Le 23/10/2024 RMC
Dans son rapport annuel sur l’état de la France, dévoilé ce mercredi, le Conseil économique, social et environnemental (Cese) fait état d’un désamour grandissant entre les Français et la démocratie. « 15% des Français déclarent qu’ils ne seraient pas prêts à défendre la démocratie si elle était en danger » et 51% des sondés juge que « seul un pouvoir fort » peut garantir l’ordre et la sécurité.
Les Français ne croient plus en la démocratie, un sur deux (51 %) juge que « seul un pouvoir fort » peut garantir l’ordre et la sécurité. Un chiffre révélé par le Conseil économique, social et environnemental (Cese) dans son rapport annuel sur l’état de la France, qui doit être présenté en séance ce mercredi 23 octobre.
Près de 30% des jeunes (moins de 35 ans) pensent même que la démocratie n’est pas le meilleur système politique existant. Aussi, « 15% des Français déclarent qu’ils ne seraient pas prêts à défendre la démocratie si elle était en danger ».
LE VOTE N’EST PAS JUGÉ UTILE POUR 62% DES SONDÉS
Les Français les moins attachés à la démocratie sont plutôt jeunes, défavorisés et désengagés : seuls 38% jugent le vote utile. « Ce sont des problèmes sociaux, de revenus, d’inégalité. On a eu le sentiment que ça se dégradait et donc que le système politique était incapable d’assurer le pilotage de tout ça. C’est une longue évolution qui s’est accélérée avec des spasmes, ce qu’on a vu avec les gilets jaunes, notamment », analyse le sociologue Michel Wieviorka.
Aujourd’hui, 3/4 des Français considèrent que « tous les hommes et femmes politiques sont déconnectés des réalités des citoyens. » La tentation de l’autorité n’est pas sans inquiéter le sociologue. Selon lui, il faut y répondre par plus de démocratie.
DES ASSOCIATIONS PLUTÔT QUE LES PARTIS POLITIQUES
« Il faut plus de reconnaissance des intermédiaires, syndicats, associations, forces politiques locales… Si le pouvoir fait tout pour faire semblant de les écouter, ça ne va pas ! », expose Michel Wieviorka. « Un pouvoir qui dit ‘On va faire des cachiers de doléances’ mais rien n’a été fait ».
Justement, dans leur participation à la vie de la société, les Français plébiscitent l’engagement dans une association (35% des sondés sont bénévoles, 43% parmi les retraités), plutôt que dans un syndicat ou une organisation professionnelle (12%) ou un parti politique (7%).
Dans son rapport, le CESE fait aussi apprendre que la santé constitue cette année « le premier sujet de préoccupation des Français », devant le pouvoir d’achat qui était en tête en 2023 ou l’immigration, classée sixième à égalité avec d’autres thématiques.