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LE DISCRÉDIT DE TOUTE AUTORITÉ QUI ENVAHIT ET MINE LA DÉMOCRATIE

1. Lutter contre l’empire du discrédit

TITRE L’OPINION (par Raphaël LLorca – il 21 10 24 ) ) QUI POURSUIT :

« On retrouverait cette “force obscure” partout, contaminant l’ensemble des niveaux discursifs et symboliques de notre époque »

Discrédit (n.m.) : diminution ou perte d’influence, de considération, de valeur dont jouit quelqu’un ou quelque chose ; état qui en résulte (Larousse). Le terme, qui apparaît pour la première fois dans un arrêt du Conseil d’Etat de 1719, renvoie étymologiquement à ce qui va à l’encontre de ce qui fait « crédit », de ce en quoi on croit, de ce qui fait foi. Notre époque semble avoir renversé le mode de dérivation : aujourd’hui, c’est le crédit qui semble être le dérivé du discrédit, et non l’inverse ; la donnée première, c’est le discrédit, notion centrale à partir de laquelle on définirait le crédit. Quelque chose comme : ce qui reste encore debout dans une société où toutes les valeurs, les notions et les incarnations ont été ruinées. » …

2. Le discrédit est omniprésent. Présentation de «  L’empire du discrédit «  par « Presse Agence »

Il touche le pouvoir, les langages autorisés, le savoir, le mérite, et la représentation. Ce phénomène, aux multiples facettes, reflète notre époque agitée, s’infiltrant de la sphère privée à la scène publique. Il alimente les désirs individuels et les grandes passions collectives, influençant la mode et les mouvements d’opinion. Toute action, pensée ou parole en est imprégnée. Il incarne à la fois le silence et le cri, l’émeute et l’effroi.

Alors qu’un discrédit général frappe toutes les croyances collectives, quelles sont nos nouvelles mythologies ? Allons-nous vers une société dominée par les mathématiques et les algorithmes des GAFAM, dépourvue de symboles et d’histoire ? Ce discrédit global crée-t-il de nouveaux contre-mythes qui bouleversent les catégories du sacré et du profane, du noble et du vulgaire, du beau et du laid ?

Ce livre explore comment la laideur, l’outrance et l’infamie sont devenues désirables et mythiques. Du mugshot de Donald Trump à la tronçonneuse de Javier Milei, des gilets jaunes aux émeutes à Washington et Brasilia, des héros de TikTok à la sextape de Michel Houellebecq, de Kate Moss à Kim Kardashian, des banques d’images aux algorithmes, L’Empire du discrédit dresse un inventaire des mythologies qui structurent notre imaginaire au début du XXIe siècle.

Ces orientations surprenantes, effrayantes et scandaleuses forment un étrange bréviaire profane, célébrant non pas la parole sacrée, mais le discrédit de la parole publique.

Le discrédit serait-il devenu le mythe de notre temps ?

3. ÉMISSION – Quand le discrédit ronge notre démocratie avec Christian Salmon

Samedi 9 novembre 2024 FRANCE INTER

Après le triomphe du « storytelling », « l’ère du clash » ou « la tyrannie des bouffons », Christian Salmon se penche sur l’un des maux de notre société, en résonance avec la réélection de Donald Trump, le discrédit de toute autorité.

Il publie “L’Empire du discrédit” (Les liens qui libèrent). Débat.

Avec

  • Christian Salmon Ecrivain et chercheur au CNRS

LIEN VERS L’ÉMISSION

https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/le-grand-face-a-face/le-grand-face-a-face-du-samedi-09-novembre-2024-5592963

4. ÉMISSION – Christian Salmon : « On est entré dans une spirale du discrédit »

Samedi 19 janvier 2019 FRANCE CULTURE

L’écrivain Christian Salmon, auteur en 2007 du livre-événement « Storytelling », publie la suite dans quelques jours aux éditions Fayard sous le titre « L’ère du clash » 

Avec

  • Christian Salmon Ecrivain et chercheur au CNRS

Il y a dix ans, paraissait un livre qui fut vendu à plusieurs centaines de milliers d’exemplaires dans le monde. Ce livre édité par la Découverte s’intitulait Storytelling, la machine à fabriquer des histoires et à formater les esprits, et il racontait comment l’art de la narration et la mise en récit avait envahi toutes les sphères de la société jusques et y compris la communication politique. Cet essai connut un retentissement particulier au point que le mot même est passé dans le langage courant et entre cette année dans le Petit Robert. 

Dix ans et un roman plus tard, son auteur publie un nouveau livre que les éditions Fayard présentent sur la couverture comme « la suite de Storytelling ». Autant dire qu’il risque de faire du bruit dans Landerneau… Il y est question de l’élection de Donald Trump, de la crise européenne, de la victoire d’Emmanuel Macron, du terrorisme et d’une certaine spirale du discrédit…

La crise financière de 2008 a eu pour conséquences le décrochage des récits officiels: l’endettement des ménages, le ruissellement, etc.

Macron est le dernier président narrateur. Il se réfère à des vieilles formes de récits balzaciennes, des formes de récits archaïques. Mais son entreprise mythographique est pétrie de contradictions.

On voit avec les Gilets jaunes que les choses sont en train de changer, on est passé des Trente glorieuses au néolibéralisme qui connait ses contradictions les plus fortes. Sans doute faut-il passer à d’autres formes politiques de représentation, d’autres formes de revendications. Il faut abandonner les petites histoires et reprendre les grandes idées. 

LIEN VERS L’ÉMISSION

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-invite-actu-de-la-matinale/christian-salmon-on-est-entre-dans-une-spirale-du-discredit-1089509

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