
MISE À JOUR 25 11 24
LE PS/FRONT POPULAIRE NE PROTESTE PAS, MAIS NE « SOUTIENT PAS » :
« « Nous ne soutenons pas » la proposition de LFI, confirme le patron des députés PS Boris Vallaud
Les députés de La France insoumise ont déposé une proposition de loi visant à abroger le délit d’apologie du terrorisme du code pénal.
«Doublement condamnable» : François Hollande pourfend la suppression du délit d’apologie du terrorisme voulue par LFI
L’ancien premier ministre Bernard Cazeneuve redoute, pour sa part, que «la liberté d’expression» brandie par les Insoumis pour justifier leur initiative «puisse être instrumentalisée pour déverser partout dans l’espace public la haine antisémite.»
« La France insoumise sous le feu des critiques pour avoir proposé d’abroger le délit d’apologie du terrorisme »
TITRE LE MONDE QUI POURSUIT :
« La proposition de loi, déposée par le parti de gauche, veut supprimer ce délit créé par une loi de 2014. LFI estime que la loi du 29 juillet 1881, qui traite « des faits relevant des délits d’apologie de crime, d’apologie de crime de guerre, d’apologie de crime contre l’humanité », suffit en la matière.
La France insoumise (LFI) a déposé à l’Assemblée nationale une proposition de loi afin d’abroger le délit d’apologie du terrorisme, s’attirant de vives critiques à droite comme dans le camp présidentiel. Le parti de gauche considère que ce délit, créé par une loi de 2014, a accentué « l’instrumentalisation de la lutte antiterroriste » contre « la liberté d’expression ».
Le texte, déposé par le député du Nord, l’« insoumis » Ugo Bernalicis, et ses collègues du groupe LFI, veut supprimer ce délit, estimant qu’en la matière, suffit « la loi du 29 juillet 1881 traitant des faits relevant des délits d’apologie de crime, d’apologie de crime de guerre, d’apologie de crime contre l’humanité ». « Quelle démocratie peut encore conserver son nom, lorsque les méthodes de l’antiterrorisme sont utilisées pour réprimer des militants politiques, des militants associatifs, des journalistes ou encore des syndicalistes », peut-on lire dans l’exposé des motifs. …
« C’est difficile de faire plus ignoble », a écrit, sur X, le ministre de l’intérieur, Bruno Retailleau, réagissant à cette proposition. « Une proposition de loi de la honte. Une infamie de plus des “insoumis” », a jugé le président du groupe Union des droites pour la République à l’Assemblée, Eric Ciotti…
Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a critiqué l’initiative de LFI dans un message posté sur X, samedi soir. En réponse à un message de Jean-Luc Mélenchon, le député de Seine-et-Marne pourfend cette proposition de loi « qui abroge purement et simplement le délit d’apologie du terrorisme, dont la définition demande seulement à être précisée pour en éviter les dérives ». « Il est impératif de protéger les libertés publiques, mais aussi de protéger les Français du fanatisme et des appels à la violence et la haine », a-t-il estimé. « …
«LFI cherche le chaos»,
Déclaré Thibault de Montbrial. Invité du Grand Rendez-vous Europe 1/ Cnews/Les Echos, Thibault de Montbrial revient sur la proposition de loi déposée par le député insoumis Ugo Bernalicis d’abroger le délit d’apologie du terrorisme.
Pour l’avocat, il s’agit d’une provocation de plus de la part du parti qui « cherche le chaos » et qui constitue « un danger pour la République ».
ARTICLE – ABROGATION DU DÉLIT D’APOLOGIE DU TERRORISME: ATTAL APPELLE LES AUTRES GROUPES DU NFP À SE « DÉSOLIDARISER » DE LFI
Le 23/11/2024 BFM
La France insoumise (LFI) a déposé ce mardi 19 novembre à l’Assemblée une proposition de loi visant à abroger le délit d’apologie du terrorisme. Jugeant cette « proposition de loi gravissime », Gabriel Attal, président du groupe Ensemble pour la République à l’Assemblée nationale, a demandé, dans une lettre envoyée ce samedi 23 novembre, aux autres groupes du NFP à se « désolidariser clairement » de LFI.
« Une limite fondamentale a été franchie: celle du respect que nous devons à toutes les victimes du terrorisme. Car les dispositions qui sont visées sont précisément celles qui nous permettent aujourd’hui de réprimer les prêcheurs de haine qui menacent notre pays et les valeurs de la République », écrit l’ancien Premier ministre.
Dans cette lettre adressée à Boris Vallaud, président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, Cyrielle Chatelain, cheffe de file des écologistes et à André Chassaigne, président du groupe Gauche démocrate et républicaine, Gabriel Attal dit se souvenir « que c’est la gauche républicaine qui avait proposé et fait voter en 2014 ce texte qui protégeait la sécurité des Français et préservait donc leur liberté ».
« Faire passer l’intérêt de la Nation au-dessus des intérêts d’appareils politiques »
Le député des Hauts-de-Seine estime qu’en « plein procès de l’assassinat de Samuel Paty, la proposition de loi de la France insoumise est une insulte et une tache indélébile sur ceux qui la portent ».
« Elle s’attaque au cœur de ce qui devrait unir notre pays, notamment face à la menace terroriste islamiste. Elle foule aux pieds la dignité des victimes et de leurs familles, qui méritent au contraire le respect de tous et l’hommage de la Nation », déclare-t-il.
Gabriel Attal appelle donc les autres groupes du NFP à « faire passer l’intérêt de la Nation au-dessus des intérêts d’appareils politiques ». Et il leur demande ainsi s’ils sauront « se désolidariser clairement de cette proposition de loi » afin de « défendre nos valeurs, celles de la République ».
« Il est impératif de protéger les libertés publiques »
En proposant de supprimer le délit d’apologie du terrorisme, La France insoumise s’est attirée de nombreuses condamnations sur l’échiquier politique. Les condamnations se sont additionnées ce samedi chez les macronistes comme à droite, le ministre (LR) de l’Intérieur Bruno Retailleau jugeant « difficile de faire plus ignoble ».
Face aux critiques, le leader Insoumis Jean-Luc Mélenchon a dénoncé « une nouvelle agression contre LFI venue de l’extrême droite et servilement reprise par l’officialité médiaticopolitique ». « Plutôt que de se faire des films, lire le texte de la proposition de loi », dit-il.
Mais la controverse a également percé à gauche, avec une cinglante réplique du premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure, revenant également sur les critiques de Jean-Luc Mélenchon contre le chancelier socialiste allemand Olaf Scholz sur sa position envers la décision de la Cour pénale internationale à l’égard du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu.
« Je regrette la position allemande qui n’est pas la mienne, mais au même moment je ne dépose pas (un texte) qui abroge purement et simplement le délit d’apologie du terrorisme, dont la définition demande seulement à être précisée pour en éviter les dérives. Il est impératif de protéger les libertés publiques mais aussi de protéger les Français du fanatisme et des appels à la violence et la haine », écrit sur X Olivier Faure.
Les socialistes évitent « de marginaliser la défense des Palestiniens en ne sombrant pas dans les provocations et en refusant de considérer l’antisémitisme comme ‘résiduel' », grince encore le patron du PS, reprenant un terme utilisé par Jean-Luc Mélenchon. Et d’accuser LFI de « diviser » le « camp de la paix » et de chercher à « instrumentaliser électoralement la tragédie ».