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LA THÉORIE DU GENRE (3) TRAITÉE COMME L’ISLAMOGAUCHISME OU LE WOKISME : LES NIER POUR MIEUX LES APPLIQUER ?

THÉORIE DU GENRE (2) : DE RADICAUX RECADRAGES AU SEIN DU GOUVERNEMENT

TITRAIT RÉCEMMENT METAHODOS https://metahodos.fr/2024/12/04/theorie-du-genre-2-de-radicaux-recadrages-au-sein-du-gouvernement/

ARTICLE – « Un fantasme de l’extrême droite » : la théorie du genre n’existe pas, mais il ne faut surtout pas la critiquer

Par  Samuel Piquet 29/11/2024 MARIANNE

La théorie du genre, pour Anne Genetet et pour un grand nombre de médias, c’est comme l’islamogauchisme, le wokisme ou les idées de gauche dans la tête d’Emmanuel Macron (attention, un piège s’est glissé dans la liste) : ça n’existe pas. Mais ça n’empêche pas d’essayer de la défendre. 

En réponse à la polémique sur le projet de programme sur l’éducation sexuelle, la ministre de l’Éducation nationale a déclaré le 28 novembre au micro de BFM TV : « La théorie du genre, elle n’existe pas, elle n’existe pas non plus dans ce programme évidemment. » Pourquoi préciser qu’elle n’est pas dans le programme si elle n’existe pas ? Avouez que ce serait un sacré tour de force de la créer de toutes pièces en si peu de temps. 

Alexandre Portier, le ministre délégué à la Réussite scolaire avait pourtant affirmé la veille, devant le Sénat : « Je m’engagerai personnellement pour que la théorie du genre ne trouve pas sa place dans nos écoles ». S’engager pour que quelque chose qui n’existe pas ne figure pas dans un programme, voilà peut-être une promesse que les politiques pourront enfin tenir. Ayant sans doute compris qu’il venait de trouver là un filon, il a assuré le lendemain ne pas « retirer un seul mot » de ses précédentes déclarations sur ce fameux concept imaginaire. On a connu plus engageant.

UN FANTÔME OMNIPRÉSENT

« La « théorie du genre » est l’expression utilisée par une frange conservatrice de la société qui s’inquiète des études et enseignements ouvrant à une perception nuancée des différences entre les sexes »nous rassure le site de France Info le 28 novembre. La veille, Le Monde précisait : « En effet, il n’existe pas de théorie du genre (…) mais des études sur le genre. » Des études, donc, n’ayant jamais débouché sur aucune analyse ni aucune conclusion. Comme celles de Bardella ?

À aucun moment, ces médias n’expliquent pourquoi la « théorie du genre » n’existerait pas car c’est sans doute trop complexe pour le bas-peuple. Aussi se contentent-ils de marteler que c’est une expression « portée par des mouvements conservateurs proches des opposants au mariage homosexuel et parfois de l’extrême droite » (France info), « le concept chouchou de l’extrême droite »(Mediapart), « un fantasme de l’extrême droite » (Le Huffpost) ou « le vocable utilisé comme repoussoir par un courant réactionnaire » (Le Monde). Aucun effet repoussoir en revanche dans ces associations faites par les journalistes.

ON ME VOIT…ON ME VOIT PLUS

Le Monde précise que, selon l’entourage de la ministre, «« le terme « identité de genre » – utilisé pour distinguer le sexe de naissance du sentiment d’identité masculine ou féminine notamment – « ne figurera pas »dans la version définitive du programme ».Heureusement car cela se rapprochait dangereusement d’un concept voire d’une théorie.

Et comment pourrions-nous nous inquiéter de voir l’apparition de telle ou telle non-théorie dans le programme puisque, comme l’a rappelé la ministre de l’Éducation nationale, « l’école de la République, c’est une école dans laquelle il n’y a pas d’idéologie ». Toutes les thèses « climatosceptiques » y sont d’ailleurs les bienvenues.

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