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VIVRE EN POÉSIE AVEC METAHODOS : « DEMAIN DÈS L’AUBE « – LE CHEMIN DU DEUIL DE VICTOR HUGO

ÉMISSION – “Demain dès l’aube” de Victor Hugo, un pèlerinage intérieur

Publié le lundi 16 décembre 2024 

Pour notre sélection consacrée aux poèmes appris dans l’enfance, L’Instant poésie partage avec vous un classique de la poésie française, “Demain dès l’aube” de Victor Hugo, le chemin du deuil.

Avec. Mathilde Wagman Chroniqueuse et programmatrice du « Book club »

Dans cette nouvelle saison de l’Instant poésie consacrée aux poèmes de l’enfance, Mathilde Wagman, chroniqueuse littéraire du “Book Club” de France Culture, a choisi de nous parler d’un poème les plus étudiés à l’école, “Demain dès l’aube” de Victor Hugo, extrait des Contemplations (1856).
Lu par Moanda Daddy.

Ce poème est une lettre qui s’adresse directement à sa fille, et c’est par les mots qu’il se rapproche d’elle.

Victor Hugo (1802-1885) est l’un des plus grands écrivains et poètes français, célèbre pour son engagement littéraire et politique. Il a marqué l’histoire de la littérature par sa vision humaniste et son appel à la justice sociale. Poète du romantisme, ses œuvres poétiques, comme Les Contemplationset La Légende des siècles, sont des réflexions profondes sur l’amour, la nature, le destin et la lutte pour la liberté. 

Ce poème est l’un des poèmes les plus célèbres de la littérature française : Victor Hugo s’adresse à sa défunte fille, Léopoldine, morte noyée à 19 ans avec son mari. 

Nous suivons, par ses mots et ses images, le pèlerinage du poète vers la tombe. La dimension lyrique y est omniprésente, et la nature, comme souvent dans le Romantisme, se fait confidente : elle permet à Victor Hugo de se pencher sur ses sentiments et d’exprimer son chagrin. 

Alors, réécoutez ces vers qui habitent nos mémoires et marchez sur ce chemin en compagnie de la douce mélancolie de Victor Hugo.

Victor Hugo, « Demain dès l’aube »

Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.
J’irai par la forêt, j’irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j’arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

Victor Hugo, extrait du recueil Les Contemplations(1856)

À écouter Victor Hugo, histoire d’une âme

LIEN VERS L’ÉMISSION

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-instant-poesie/demain-des-l-aube-de-victor-hugo-un-pelerinage-interieur-8598452

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