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UN PRÉSIDENT RÉINVENTÉ EN INFLUENCEUR ? (1) : péage sur autoroute, crédits sport, Louvre … PROMESSES (184) NOUVELLES, À LA PELLE
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MISE À JOUR
SANS UN EURO VAILLANT – ET ALORS QUIL S’AGIT D’UNE COMPÉTENCE DU GOUVERNEMENT ET DU PARLEMENT – LE PR IMPROVISE ET MULTIPLIE LES PROMESSES
- E.Macron a prononcé un discours depuis le Musée du Louvre ce mardi 28 janvier, et plus exactement devant la Joconde, pour répondre à l’alarmante vétusté du musée le plus visité du monde.
- Il a annoncé la création d’une nouvelle entrée au Louvre, « au niveau de la colonnade de Perrault », en plus de celle présente sous la pyramide de verre, pour désengorger le hall Napoléon. Cette entrée, pensée pour accueillir 4 millions de visiteurs par an, est « structurellement dépassée » par les près de 9 millions de visiteurs annuels.
- La Joconde, elle, sera déplacée et exposée « dans un espace particulier », grâce à la création d’une nouvelle salle sous la cour Carré, précise le président. Une salle accessible « de manière autonome », et différenciée par rapport au reste du musée. Un « titre propre » sera proposé aux visiteurs pour voir la Joconde et des conditions permettant « une fréquentation différente et plus apaisée » seront mises en place.
- Il souhaite également la mise en place d’un billet d’entrée, plus cher pour les visiteurs étrangers hors Union européenne. Cette nouvelle tarification devrait être mise en place dès 2026.
- Le montant des travaux nécessaires à la rénovation du Louvre est estimé entre 700 et 800 millions d’euros sur une dizaine d’années, selon l’entourage du président auprès de BFMTV. Pour l’heure, le ministère de la Culture « investira 10 millions d’euros pour les études préalables aux travaux », a annoncé Emmanuel Macron.
4. ARTICLE – Le Louvre menacé par le « tourisme Instagram » et par des fuites d’eau… Ouf, Emmanuel « Bob l’éponge » Macron est là
Triste tableau
Par Emmanuel Tellier Publié le 28/01/2025 MARIANNE
Le Louvre, c’est une surface totale de 360 000 m², dont 73 000 m² de galeries et de salles, 36 000 œuvres d’art présentées à 8 millions de visiteurs annuels (sur une collection de 500 000 œuvres) grâce au travail conjoint de 2 100 salariés et gardiens. Et un visiteur entre dans le musée chaque seconde ! Génial ? Non, car certaines parties du vaste site sont vétustes. Et que celui-ci, structurellement, n’a pas été pensé pour accueillir autant de public. Interpellé par la direction du musée national, Emmanuel Macron s’y rendra ce mardi 28 janvier pour annoncer un plan de sauvegarde… Et se poser à nouveau en sauveur du patrimoine français ?
On sait à quel point les présidents de l’après-De Gaulle ont tous (sauf un ?) aimé les grands musées nationaux. Au moins autant que les précieux points de bonus « ah, mais en voilà, un homme cultivé ! » que ces lieux pas comme les autres vous confèrent lorsque leur mise en chantier relève d’une volonté politique particulièrement démonstrative…
Dès 1969, Georges Pompidou, l’amateur éclairé d’art moderne, avait rêvé du « Centre national d’art et de culture Georges-Pompidou », qui finalement ouvrirait ses portes en 1977, en plein cœur de Paris. Avant tout passionné par la littérature, François Mitterrand avait quant à lui inauguré, en 1986, le Musée d’Orsay, dont le chantier avait été lancé sous Valéry Giscard d’Estaing, puis soutenu le projet du « Grand Louvre » symbolisé par l’entrée du public sous la pyramide de verre conçue par l’architecte Ieoh Ming Pei (en 1989). Il avait par ailleurs inauguré la Cité de la Musique, à la Villette, en 1995, soit la même année que l’ouverture aux lecteurs et visiteurs de l’immense bibliothèque qui porte son nom sur les bords de Seine.
Jacques Chirac, on le sait, avait pour sa part un faible pour les arts premiers : on lui doit le musée du Quai Branly-Jacques Chirac, qu’il inaugura en 2006. Et Nicolas Sarkozy ? Désolé, il avait poney… (ou un match du PSG ?) Plus tard, en 2014, François Hollande inaugurerait le Musée national de l’histoire de l’immigration (Porte Dorée, à Paris).
À DÉFAUT DE BÂTIR, ON PEUT AU MOINS RÉPARER…
En termes de lignée concernant cette thématique, tout laisse à penser que l’actuel locataire de l’Élysée est plus sarkozyste que mitterrandien ; même s’il convient d’ajouter que le contexte économique est fort peu favorable au financement de nouveaux projets d’envergure. Mais à défaut de bâtir, on peut au moins tenter de réparer. Ou d’améliorer l’existant. C’est dans cet état d’esprit qu’Emmanuel Macron va se rendre au musée du Louvre ce mardi 28 janvier. Avec un discours et des annonces attendues vers 16 heures.
Le Louvre : site pour lequel il a une affection particulière, puisque c’est dans la fameuse cour historique augmentée de sa pyramide aux 603 losanges et 70 triangles de verre qu’il fit montre, le soir de sa première victoire présidentielle (le 7 mai 2017) d’un éclatant talent pour la marche télégénique – option catwalk martial, façon 1er régiment d’infanterie de marine, le talon solidement planté dans le pavé et la pointe érectile fièrement braquée vers le ciel.
Tout laisse à penser que la geste macronienne sera moins démonstrative, ce mardi 28 janvier dans l’après-midi, dans le contexte de crise que traverse le premier musée de France. Il y a quelques jours, on apprenait (une histoire de fuite, déjà) que la directrice de l’institution, Laurence Des Cars, avait adressé une note à la ministre de la Culture, Rachida Dati, dans laquelle elle alertait sur la vétusté de certaines parties du site historique, déplorant « la multiplication d’avaries dans des espaces parfois très dégradés », « l’obsolescence de nombreux équipements techniques » ainsi que « d’inquiétantes variations de températures mettant en danger l’état de conservation des œuvres ». Oubliez sa majesté Macron paradant dans la cour du Louvre ce soir de mai 2017 : cette fois, c’est plutôt Bob l’Éponge qui devrait faire le déplacement.
Au moins a-t-il le mérite de prendre les choses au sérieux, lui ! Tous les prédécesseurs de Laurence Des Cars l’ont dit et redit, mais sans jamais oser rendre la chose publique, devoir de réserve oblige : le Louvre se fait vieux. Très vieux. Rappelons que l’ancien palais accueille des collections d’art depuis 1793, et que si d’importantes phases de rénovation se sont succédé au cours des siècles, la « carcasse » du musée a plus de trois siècles.
Lors des séquences de pluies abondantes, les infiltrations d’eau sont de plus en plus nombreuses, alors qu’en plein été, lors des épisodes de canicule, la température grimpe de manière alarmante dans plusieurs salles, couloirs et coursives où sont exposées et/ou conservées des œuvres d’art par nature fragile.
Si la salle qui abrite La Joconde, que viennent voir et photographier quelque 20 000 visiteurs chaque jour, n’est pas directement affectée ou menacée par les avaries, ce n’est pas le cas d’autres parties du musée, en particulier du côté de l’aile Sully, a confirmé à l’AFP une source interne à l’institution.
Dans cette aile située à l’est du musée (par ailleurs la plus étroite des trois, mais déployant des collections sur quatre étages) se trouvent notamment des pièces du département des objets d’art et plusieurs chefs-d’œuvre de la peinture française, de Chardin à Watteau.
LE LOUVRE : UN SITE « STRUCTURELLEMENT DÉPASSÉ »
À l’automne 2024, le chef de l’État s’était discrètement rendu sur place, de longues heures durant, pour constater les dégâts. Il faut croire que cette visite privée a été suffisamment effarante pour que l’entourage du président commence à laisser entendre qu’un « grand plan de sauvetage du Louvre » serait engagé dès l’accomplissement du plan de restauration de la cathédrale Notre-Dame de Paris.
Il faut dire que les périls que courent les différentes ailes de l’ancestral musée ne relèvent pas tous de questions de structure ou de vétusté : le Louvre est aussi « victime » de son immense succès. Le phénomène du « tourisme Instagram » est passé par là. Certes, le record de fréquentation de l’année 2018, dix millions de visiteurs, n’a pas été dépassé en 2024, mais il s’en est fallu de peu : en cette année olympique, 8,4 millions de promeneurs et photographes-sur-smartphone venus du monde entier ont arpenté (parfois au pas de course) le plus vaste musée de France.
Or, lors du chantier du « Grand Louvre », dont l’idée structurante était l’accès aux galeries par le hall situé sous pyramide, les infrastructures techniques (portiques de sécurité, ascenseurs, toilettes et sanitaires, vestiaires, espaces de repos) avaient été pensées pour une fréquentation annuelle limitée à 4 millions de visiteurs.
Ce qui fait dire aux observateurs que depuis une dizaine d’années déjà, la philosophie d’accueil du public du Louvre est « structurellement dépassée ». Le manque de toilettes, en soi, pourrait justifier un article complet… (et celui-ci ne serait pas particulièrement ragoûtant).
« Le défi est de savoir comment adapter le Louvre à l’attente qu’il suscite en lui permettant d’accueillir les visiteurs dans des conditions plus confortables », résume-t-on du côté de l’Élysée. Au moins « 100 millions d’euros d’investissements seraient nécessaires, notamment pour des travaux de restauration prioritaires, dont seulement 26 millions sont assurés en 2024, le reste devant s’étaler jusqu’en 2032, faute de budget », a précisé à l’AFP une source proche du dossier. Bataille de chiffres en perspective ? La direction du musée, elle, aurait estimé à 500 millions les travaux d’entretien, de restauration et de mise aux normes des différentes ailes et du hall d’accueil actuel.
BIENTÔT UN NOUVEL ACCÈS VERS LA JOCONDE ?
Mais la piste d’une nouvelle ouverture du côté est de la Cour carrée, face à l’église de Saint-Germain-l’Auxerrois, est également à l’étude. Ce nouvel accès pourrait permettre un acheminement accéléré du public vers une toute nouvelle salle où la Joconde, l’attraction phare du musée pour les touristes pressés, serait présentée « seule » – et en majesté. Budget total (nouvelle entrée et salle dédiée à Mona Lisa) : 400 millions d’euros.
Cette phase de travaux ambitieux figurera-t-elle dans les annonces d’Emmanuel Macron ce mardi après-midi ? Avec un appel renouvelé aux mécènes et entreprises privées soucieuses de préserver notre patrimoine, dans l’esprit de l’élan de générosité qui a permis la rénovation en cinq ans de Notre-Dame de Paris ?
ARTICLE 3 – Macron au Louvre, un président toutologue en vraie-fausse cohabitation
Il y a des jours où Emmanuel Macron est exactement à sa place. Ce lundi 27 janvier, le président de la République déposait une gerbe au mémorial de la Shoah, à Paris, avant de s’envoler pour la Pologne célébrer le 80e anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz. Et il y en a d’autres où son rôle interroge : est-ce vraiment à un chef de l’Etat qui a perdu le pouvoir aux élections législatives de se rendre ce mardi 28 janvier au musée du Louvre pour faire «des annonces» sur la préservation del’établissement menacé de décrépitude ?
Qu’il vole au secours du musée parisien, critique des coupes budgétaires ou fasse des annonces sur TikTok, le chef de l’Etat tente de conjurer l’empêchement où le confine la situation politique.
MARIANNE par Jean-Baptiste Daoulas 28 01 25
La possibilité qu’Emmanuel Macron prenne des engagements budgétaires, en période de disette et de négociation à haut risque du projet de loi de finances, a fait l’objet d’une mise au point préventive de la porte-parole du gouvernement, Sophie Primas. «Ça n’engage que le Président», a lâché l’ex-sénatrice LR lundi matin …
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1. ARTICLE – Emmanuel Macron se réinvente après la dissolution ?
Publié le jeudi 23 janvier 2025 FRANCE INTER
La question politique du jour : incursion dans le budget, post sur Tiktok… Emmanuel Macron cherche sa place dans le monde politique post-dissolution … L’a-t-il trouvée ?
Pour un Président soi-disant en « retrait », qui préside mais ne gouverne plus, – cette fable qu’on nous raconte depuis l’été dernier -, il se met sacrément en avant ! Chassez le naturel, il revient au galop…
L’épisode Tiktok est particulièrement instructif : à deux influenceurs verbalisés après avoir payé à un péage avec leur smartphone, Emmanuel Macron répond qu’il va « régler ça » ! Ou comment se reconnecter et retravailler son lien avec les Français… D’une pierre deux coups, puisqu’il ajoute : « J’ai passé le dossier au ministre de l’Intérieur ». Traduction : Bruno Retailleau devrait s’occuper du code de la route, plutôt que de faire monter les tensions avec l’Algérie.
Et le Président met aussi son nez dans le budget ?
Oui, dans L’Equipe. Le Président donne « raison » aux athlètes qui pétitionnent contre la baisse du budget des Sports… On est loin de l’article 20 de la Constitution : la politique économique de la Nation, compétence du gouvernement. D’ailleurs la porte-parole Sophie Primas ne se laisse pas impressionner quand elle répond que tous les ministères doivent faire des efforts ! Petit parfum de cohabitation.
Comment interpréter cette attitude du Président ?
Il est en reconstruction. Et sauf si la censure l’emporte dans 2 semaines sur le budget, la stabilité du gouvernement Bayrou lui donne aussi de l’air. Même au RN, on se dit que l’attelage tiendra plusieurs mois. Parce qu’il faut bien un budget. Et plus les municipales approchent (mars 2026), et moins les partis, hors LFI, n’ont intérêt à se lancer dans de nouvelles législatives.
Un Président qui pense déjà au legs qu’il laissera ?
C’est flagrant sur le budget des sports : l’héritage des Jeux, c’est aussi le sien. On n’y touche pas.
Et regardez comme, l’air de rien, il a balisé la feuille de route de François Bayrou, sur les retraites, avant son discours de politique générale : un « conclave » ? Oui, mais sans suspendre la réforme. Et quand il se résout à abandonner le Service national universel, c’est aussitôt pour réclamer un plan « B » et ne pas perdre la face.
Soucieux du bilan, mais là, maintenant, quelle est son action ?
Très majoritairement diplomatique. Montrer que quand il se déploie à l’extérieur, c’est pour protéger à l’intérieur. Contre Poutine, contre les droits de douane de Trump, pour rattraper notre retard sur l’IA, avec un sommet à Paris les 10 et 11 février.
2025 doit être aussi – et c’était la seule annonce dans ses voeux -, une année où il consultera les Français.
Par référendum ?
Ou par référenda, pluriel du neutre en latin. Privé, jusqu’en juillet, d’article 12 (pouvoir de dissoudre), il lui reste l’article 11. Une ou plusieurs questions : si le débat sur la fin de vie s’enlise au Parlement. Sur les institutions, la décentralisation ou la place des écrans.
Et puis le 10 février, une nomination très importante ! Qui pour succéder à Laurent Fabius à la tête du Conseil constitutionnel. Car celle ou celui qui sera là après 2027 devra protéger l’Etat de droit.
Donc, pour répondre à votre question : Emmanuel Macron, pyromane et grand brûlé de la dissolution, ne retrouvera jamais l’influence qui était la sienne. Il n’inaugure pas les chrysanthèmes, il n’est pas non plus le pilote dans la crise. Et derrière son mea culpa, tardif, il y a sa détermination à occuper la fonction, jusqu’au bout.
Car toute démission prématurée de sa part, il en est convaincu, serait un clou dans le cercueil de la 5ème République.
2. ARTICLE – Isolé et affaibli, Macron se cherche un nouveau rôle
Tentant de renouer le lien avec les Français, le chef de l’Etat se rend mardi au Louvre avant un déplacement dans l’Aisne mercredi. Son image et sa cote de confiance restent très dégradées.
Par Grégoire Poussielgue. LES ÉCHOS Publié le 27 janv. 2025
Une visite mardi au Louvre pour trouver des solutions à la situation plus que dégradée du plus important des musées de France, un déplacement dans l’Aisne mercredi pour faire le point sur le pacte Sambre-Avesnois-Thiérache, signé en 2018 et destiné à accélérer le développement économique d’une région en difficulté. Emmanuel Macron ne gouverne plus depuis la défaite de son camp aux élections législatives, mais depuis plusieurs jours, il se rappelle au souvenir des Français.
La semaine dernière, il a répondu et donné raison à un influenceur sur TikTok qui se plaignait de ne pas pouvoir payer son péage par téléphone, en lui promettant de transmettre le dossier au ministère de l’Intérieur. Au même moment, il avait dénoncé les coupes dans le budget du ministère des Sports, quitte à prendre le contrepied de François Bayrou qui cherche à éviter la censure sur le budget.
Nouveau rôle ?
Un nouveau rôle pour Emmanuel Macron ? Si les questions internationales continuent d’accaparer une bonne partie de son temps – il était lundi à Auschwitz pour le 80e anniversaire de la libération du camp d’extermination – l’Elysée défend ce nouveau positionnement. Au Palais, on évoque un président agissant d’un côté sur le « temps long » et les « affaires du monde », mais aussi à la recherche d’un nouveau lien avec l’opinion sur des sujets qui les concernent très directement. « Il faut montrer que les choses avancent sur le terrain, quand le Parlement donne l’impression que cela s’embourbe », note-t-on dans son entourage.
Ce n’est pas la première fois qu’Emmanuel Macron promet de changer sa façon présider. Il l’avait annoncé au lendemain de la crise des « gilets jaunes » ou après le Covid. Sans le faire véritablement. Mais cette fois, il y est contraint. François Bayrou est certes un allié politique, mais ses marges de manoeuvre à l’Assemblée nationale sont inexistantes. « A la fin de l’été, il m’avait dit qu’on entrait dans une période étrange. Nous y sommes », dit un soutien du chef de l’Etat.
La route s’annonce longue et sinueuse, sans garantie d’arriver au bout en 2027. Comme François Bayrou face au budget, Emmanuel Macron fait face à un Himalaya tant sa cote de confiance est abîmée. Elle affiche 18 % selon le baromètre Elabe pour « Les Echos », soit son plus bas niveau depuis 2017. L’image d’Emmanuel Macron est très dégradée, au grand dam de ses partisans. « Il y a un décalage entre Emmanuel Macron et la perception qu’en ont les Français », regrette le sénateur François Patriat, soutien indéfectible du président de la République.
Instabilité politique
Depuis la dissolution, la chute du gouvernement Barnier et la nomination au forceps de François Bayrou à Matignon, les Français vivent mal cette instabilité politique. A l’heure où l’histoire s’accélère avec le retour de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis, la France et l’Europe donnent l’impression de stagner. « Emmanuel Macron ne gouverne plus ; mais il reste considéré comme responsable de la situation actuelle et de l’instabilité politique. Il n’a pas convaincu les Français du caractère inéluctable de la dissolution », note la politologue Chloé Morin.
Rien ne permet de dire qu’il pourra redresser la barre. De plus, son bilan est remis en cause (comme pour les retraites) et parfois critiqué par ceux, venant de son camp comme Edouard Philippe, Gabriel Attal ou encore Yaël Braun-Pivet, qui souhaitent lui succéder en 2027. Au printemps, Emmanuel Macron devrait en dire plus sur sa promesse, faite lors de ses voeux,de consulter les Français cette année. Référendum ou conventions citoyennes ? Pour l’instant, ils n’y croient pas, tant de nombreuses promesses du président de la République se sont perdues en chemin.
Grégoire Poussielgue