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INTELLIGENCE ARTIFICIELLE ET SÉCURITÉ : DES TRANSFORMATIONS PROFONDES

QUELS ENJEUX POUR LES NOUVEAUX OUTILS

L’histoire des forces de sécurité intérieure est parsemée d’innovations technologiques, générant des débats à la fois sur leur efficacité et sur la protection des libertés fondamentales.

Les objets connectés et les systèmes d’IA ne font pas exception à la règle. L’IA pourrait potentiellement amener à de profondes transformations dans l’exercice des métiers de la sécurité intérieure. Elle a d’ores et déjà été utilisée lors de certains événements pour aider à la décision et traiter les données, comme lors des jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024.

Cela nécessite un cadre juridique rigoureux, étant donné la sensibilité du sujet, cadre incarné par la CNIL en France et l’AI Actau niveau européen, avec pour objectif de garantir la sûreté, la transparence, l’éthique et le contrôle humain des systèmes d’IA.

Les perspectives ouvertes par ces derniers en matière de sécurité intérieure sont très vastes : optimisation des échanges entre forces de sécurité intérieure, analyse de données et production de connaissance, aide à l’action en temps réel, simplification des tâches administratives, accélération des procédures pour les usagers…

Au-delà d’un cadre législatif et éthique clair, ces innovations, pour être utiles, doivent s’inscrire dans une doctrine au niveau du ministère de l’Intérieur, qui tiendrait compte du ressenti des effectifs de terrain et s’appuierait sur des dispositifs d’évaluation pour mesurer l’efficacité et le rapport coûts/bénéfices de ces outils.

Voir ci contre le résumé de l’étude de Fondapol

Résumé de l’étude de Fondapol : L’IA au service de la sécurité

PAR BENOÎT FAYET, BRUNO MAILLOT, MATHIEU ZAGRODZKI – MARS 2025

L’histoire des forces de sécurité intérieure est parsemée d’innovations technologiques, générant des débats à la fois sur leur efficacité et sur la protection des libertés fondamentales. Les objets connectés et les systèmes d’IA ne font pas exception à la règle. L’IA pourrait potentiellement amener à de profondes transformations dans l’exercice des métiers de la sécurité intérieure.

Elle a d’ores et déjà été utilisée lors de certains événements pour aider à la décision et traiter les données, comme lors des jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024. Cela nécessite un cadre juridique rigoureux, étant donné la sensibilité du sujet, cadre incarné par la CNIL en France et l’AI Act au niveau européen, avec pour objectif de garantir la sûreté, la transparence, l’éthique et le contrôle humain des systèmes d’IA.

Les perspectives ouvertes par ces derniers en matière de sécurité intérieure sont très vastes : optimisation des échanges entre forces de sécurité intérieure, analyse de données et production de connaissance, aide à l’action en temps réel, simplification des tâches administratives, accélération des procédures pour les usagers… Au-delà d’un cadre législatif et éthique clair, ces innovations, pour être utiles, doivent s’inscrire dans une doctrine au niveau du ministère de l’Intérieur, qui tiendrait compte du ressenti des effectifs de terrain et s’appuierait sur des dispositifs d’évaluation pour mesurer l’efficacité et le rapport coûts/bénéfices de ces outils.

Benoit FAYET,

Consultant Défense & Sécurité Sopra Steria Next et membre du Centre de réflexion pour la sécurité intérieure (CRSI).

Bruno Maillot,

Expert data et intelligence artificielle Sopra Steria Next.

Mathieu Zagrodzki,

Docteur en science politique et chercheur spécialisé dans les questions de sécurité intérieure.

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