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« UN MOMENT DE GRAND DANGER DÉMOCRATIQUE » ? – POINT DE VUE

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ARTICLE – Marine Le Pen inéligible: un moment de grand danger démocratique

La dirigeante du RN a vu sa trajectoire politique fracassée par le verdict de juges qui, au-delà de la sentence au fond, avaient tout loisir de ne pas rendre immédiatement applicable sa condamnation à l’inéligibilité

31 mars 2025 Nicolas Beytout. L’OPINION

C’est un bouleversement comme la politique française n’en a pas connu depuis des décennies. Deux fois finaliste à l’élection présidentielle, patronne du premier parti de France en nombre de députés et forte des meilleures intentions de vote pour 2027, Marine Le Pen a vu sa trajectoire politique fracassée par le verdict de juges qui, au-delà de la sentence au fond, avaient tout loisir de ne pas rendre immédiatement applicable sa condamnation à l’inéligibilité.

En empêchant une des figures prédominantes du théâtre politique français de poursuivre sa carrière, la justice fait en réalité entrer le pays dans un moment de grand danger démocratique. Comment éviter en effet que les millions de Français qui s’apprêtaient à voter

Le Pen à la prochaine présidentielle ne s’estiment bernés par « le système » et ne se posent en victimes d’une sorte de coup d’Etat judiciaire de magistrats politisés les privant de leur libre choix de citoyen ? Comment empêcher que ce jugement, en nourrissant le populisme, ne vienne gonfler la colère sourde qui gangrène le pays ? Comment ne pas voir avec quelle volupté les pays, faux-amis ou ennemis de la France, s’emparent de cette affaire pour critiquer nos valeurs et s’ingérer dans notre façon de vivre la démocratie ?

Affaiblie par l’absence de majorité consécutive à la dissolution et par le surplace du gouvernement, la France aurait gagné à se passer de cet épisode judiciaire.

Bien sûr, on entend les vertueux, les plaideurs, les Dandin, professer que la justice n’a fait qu’appliquer la loi, que le Rassemblement national a sciemment fraudée, et que l’exemplarité exigée des élus ne doit pas être prise à la légère.

Mais face au séisme que crée la décision du tribunal correctionnel de Paris, la vraie question reste : est-ce que la justice aurait failli à son devoir si, en prononçant les mêmes peines, elle avait rejeté l’exécution provisoire ? D’évidence, la réponse est non.

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