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MISE À JOUR – F.BAYROU, « TROUBLÉ PAR LE JUGEMENT DE MARINE LE PEN » « C’EST LE SEUL PAYS OÙ L’ON FAIT ÇA » « C’EST TRÈS DÉRANGEANT »« ACCUSATION INJUSTE » …

« Présidentielle 2027 : si Marine Le Pen ne peut pas se présenter, François Bayrou craint un «choc» dans l’électorat »

MISE À JOUR :

TITRE   LE FIGARO (Loris Boichot. 31 mars 2025 ) QUI POURSUIT :

« Le premier ministre, lui-même en attente d’un procès en appel dans une affaire similaire, redoute une vive réaction des électeurs. Avec le risque d’une riposte du RN à l’Assemblée nationale.

La consigne a été partagée dans les rangs du gouvernement. D’abord, ne pas s’étendre sur le sujet, au nom de la séparation entre les pouvoirs exécutif et judiciaire. Ensuite, s’en remettre à la justice, qui doit trancher lundi le sort de Marine Le Pen dans l’affaire des assistants d’eurodéputés. « C’est la justice, toute la justice, rien que la justice qui doit prévaloir. Quand bien même, évidemment, cela aura des répercussions politiques », a résumé dimanche sur BFMTV la ministre déléguée chargée de l’Égalité femmes-hommes, Aurore Bergé.

Hors micro, pourtant, ces « répercussions politiques » en vue de l’élection présidentielle de 2027 occupent les discussions dans le camp présidentiel. En privé, François Bayrou s’en est récemment ému : « Si Marine Le Pen ne peut pas se présenter, il y a un risque de choc dans l’opinion. » Voire celui d’une crise politique, estiment certains de ses soutiens. … »

François Bayrou : « troublé par le jugement » … « une accusation injuste », … « très dérangeant que des jugements soient prononcés sans qu’on puisse faire appel »

 François Bayrou a été « troublé par le jugement  » prononcé à l’encontre de Marine Le Pen, confie l’entourage du Premier ministre.

En janvier, le Premier ministre avait estimé que ces procès visant le MoDem comme le RN étaient fondés sur « une accusation injuste« . 

Il avait aussi considéré comme « très dérangeant que des jugements soient prononcés sans qu’on puisse faire appel« .

Aucun ministre n’a réagi à cette décision, le président Emmanuel Macron n’a pas réagi non plus. ( Les ministres ont reçu des consignes – seul G.DARMANIN a … défendu les jugés injustement attaqués, selon lui. Par après il a dit « souhaiter personnellement » que le délai de jugement en appel de Marine Le Pen soit « le plus raisonnable possible ».)

Bayrou a également défendu les juges contre les attaques.

Le Premier ministre a lui-même été jugé pour un système de fraude visant à rémunérer des assistants parlementaires européens, suspectés de travailler en réalité pour le Modem.

Il a finalement été relaxé en février 2024. Le parquet a depuis fait appel.


François Bayrou : 
« Si Marine Le Pen ne peut pas se présenter, il y a un risque de choc dans l’opinion. » 

ET TRÈS RÉCEMMENT DEVANT L’AN : « DES INTERROGATIONS SUR LA PEINE D’INÉLIGIBILITÉ « 

Le Premier ministre a évoqué ses « interrogations » sur la peine d’inéligibilité avec effet immédiat prononcée lundi contre Marine Le Pen.

« En principe de droit, toute décision pénale lourde de conséquences devrait être susceptible d’appel », a jugé François Bayrou.

1. ARTICLE – Condamnation de Marine Le Pen : face au jugement, le «trouble» de François Bayrou vient de loin

En attente d’une date pour le procès en appel des assistants parlementaires du Modem au Parlement européen, le Premier ministre a laissé circuler son malaise après l’annonce de la condamnation de la leader d’extrême droite, lundi 31 mars.

par Sascha Garcia et AFP. 31 mars 2025 LIBÉRATION

Le Premier ministre ne souhaitait faire «aucun commentaire sur une décision de justice». Pourtant, sa réaction a fait le tour de la presse française au travers de son entourage. François Bayrou a été «troublé par l’énoncé du jugement» de cinq ans d’inéligibilité avec effet immédiat à l’encontre de la cheffe de file du Rassemblement national, Marine Le Pen, compromettant sa candidature à l’élection présidentielle de 2027.

Le chef du gouvernement peut se ressentir du fait qu’il ait lui-même été confronté à ces accusations, dont il a été relaxé l’an dernier en première instance. Le parquet a néanmoins fait appel, et, à ce jour, la date de la prochaine audience n’a pas encore été fixée.

«Accusation injuste»

François Bayrou avait déjà fait part de ce que lui inspiraient les mésaventures judiciaires du Rassemblement national. En janvier, le Premier ministre avait estimé que ces procès visant le Modem comme le Rassemblement national étaient fondés sur «une accusation injuste», imitant ainsi les éléments de langage des élus d’extrême droite, pour qui la justice serait instrumentalisée afin d’éliminer des opposants politiques. Il avait aussi considéré comme «très dérangeant que des jugements soient prononcés sans qu’on puisse faire appel», référence cette fois au fait que le jugement soit exécutable immédiatement.

Un discours repris par son numéro 2 au Modem Marc Fesneau, qui a de son côté estimé dans la foulée du jugement que la loi pouvait «légitimement interroger le législateur»«Peut-on condamner en première instance un élu avec exécution immédiate de sa peine, au risque de le condamner définitivement, avant toute forme d’appel ?», s’est-il demandé dans un communiqué, appelant à en débattre le cas échéant «dans le cadre du Parlement», sans remise en cause de«notre Etat de droit». Le chef des députés centristes a tout de même souligné qu’il n’appartenait «pas aux élus de remettre en cause des décisions de justice».

«Troublé par ce trouble»

La réaction de François Bayrou n’a pas laissé indifférent le patron du Parti socialiste Olivier Faure, qui s’est dit «troublé par ce trouble primo-ministériel». Et de constater, sur X : «Visiblement le respect de la loi, l’Etat de droit, la séparation des pouvoirs, ne sont plus à l’ordre du jour au gouvernement». Loin des indignations de l’extrême droite et de l’inquiétude à droite, il a nuancé la condamnation, rappelant que Marine Le Pen «peut faire appel», «demeure députée» et que «le RN sera bien présent en 2027», pour la présidentielle.

L’ancien président socialiste François Hollande a également jugé sur BFMTV que le Premier ministre «n’a pas à être troublé» par le jugement à l’encontre de Marine Le Pen. «Quand on est Premier ministre dans une République et qu’on est le gardien de la loi, il faut […] accepter que les tribunaux puissent être garantis dans leur indépendance», a-t-il fait valoir. «Notre devoir, c’est de ne pas penser que les juges ont fait de la politique. Ils ont fait du droit», a-t-il insisté.

Marine Le Pen a été condamnée ce jour à une inéligibilité immédiate pour cinq ans dans l’affaire des assistants parlementaires européens. Elle a aussi écopé d’une peine d’emprisonnement de quatre ans dont deux ferme aménagés sous bracelet électronique et d’une amende de 100 000 euros. La patronne du Rassemblement national n’a pas de voie de recours contre l’application immédiate de son inéligibilité, mais son avocat a d’ores et déjà annoncé qu’elle ferait appel de sa condamnation.

Aucun ministre n’a réagi à cette décision qui provoque un séisme à deux ans de la présidentielle, alors que la leader du parti d’extrême droite était en tête dans tous les sondages pour le premier tour. Emmanuel Macron est lui aussi resté coi. Marine Le Pen, elle, doit s’exprimer à 20 heures, au JT de TF1.

2. ARTICLE – Le Premier ministre François Bayrou a réagi à la condamnation de Marine Le Pen et à sa peine d’inéligibilité : «C’est le seul pays où on fait ça», a-t-il déclaré ce mardi 1er avril. 

Par CNEWSMis à jour le 01/04/2025

Une prise de position qui interroge. Condamnée lundi à cinq ans d’inéligibilité avec exécution immédiate et quatre ans de prison dont deux sous bracelet électronique dans l’affaire des assistants parlementaires européens, Marine Le Pen a reçu le soutien de bon nombre de politiques ces dernières heures.

Le Premier ministre, François Bayrou, semble également avoir défendu la présidente du groupe RN à l’Assemblée. «C’est le seul pays où on fait ça», a assuré le maire de Pau au sujet de la condamnation et de l’inéligibilité de Marine Le Pen lors d’un petit-déjeuner du socle commun organisé à Matignon ce mardi, selon les dires de certains participants à CNEWS.

L’entourage du Premier ministre avait déjà révélé ce lundi à l’AFP que François Bayrou était «troublé par l’énoncé du jugement».

Face à cette prise de position de François Bayrou, le député RN Jean-Philippe Tanguy a réagi en incitant ce dernier à passer à l’action pour défendre Marine Le Pen. «Si Monsieur Bayrou pense cela, qu’il dépose un projet de loi pour éclaircir la loi» sur ce point de l’inéligibilité, a assuré l’élu dans des propos relayés par Ouest-France.

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