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BAYROU ET BÉTHARRAM : UNE VÉRITÉ QUI PEINE À ÊTRE VOILÉE

« Commission d’enquête Bétharram : la journée noire de François Bayrou »

A titré Mediapart hier qui poursuivait :

La commission a auditionné jeudi le gendarme et le juge qui ont tenté dès 1998 d’enquêter, malgré les entraves, sur des viols commis par un prêtre de l’établissement. Ils ont livré de nombreux détails sur le rôle de François Bayrou, lequel avait pourtant assuré qu’il n’était au courant de rien.

TonTon posé, langage précis, émotion contenue, le gendarme Hontangs n’a pas eu besoin de se payer de mots pour livrer un témoignage fracassant, jeudi 10 avril. Auditionné à l’Assemblée nationale, l’ancien officier de police judiciaire est revenu devant la commission d’enquête née de l’affaire Bétharram sur le rôle joué par François Bayrou dans les investigations qui visaient, en 1998, un ancien directeur de cet établissement catholique accuse…

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L’ancien gendarme en charge de l’enquête maintient que Bayrou serait intervenu en 1998

BFM – Lors d’une audition à l’Assemblée, l’ancien gendarme en charge de l’enquête de Bétharram, Alain Hontangs, maintient que François Bayrou serait intervenu en 1998 dans la procédure judiciaire visant le père Carricart, accusé de viols sur un ancien élève.

Un autre gendarme de l’affaire accable Bayrou

Titre par ailleurs Mediapart qui poursuit :

Ancien collègue de l’enquêteur Alain Hontangs et du juge Christian Mirande, le major de gendarmerie Robert Matrassou confirme dans un entretien à Mediapart que les deux hommes lui ont parlé en 1998 du rôle de François Bayrou dans une enquête pour viols à Bétharram.

PetitPetit à petit, le puzzle des pressions exercées sur l’enquête portant sur des viols commis par un prêtre influent de Notre-Dame-de-Bétharram en 1998 reprend forme. Un quart de siècle après ce qui est aujourd’hui dénoncé comme un fiasco judiciaire, le juge d’instruction Christian Mirande et le gendarme Alain Hontangs, qui avaient essayé de mener à bien des investigations sur le père Carricart (remis en liberté dans un contexte de forte mobilisation de notables locaux), ont confirmé sous serment devant une commission d’enquête de l’Assemblée nationale, jeudi 10 avril, les sollicitations …

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1. ARTICLE – L’affaire Bétharram une mécanique de plus en plus inquiétante pour François Bayrou 

Publié le 10/04/2025 L’INDÉPENDANT Pierre Mathis

L’affaire « Bétharram » est-elle une mèche à combustion lente ? Pour ce qui est des faits, la réponse est indéniablement oui puisque les premières traces d’attouchements et d’agressions sexuelles remontent à la période 1957-1961 selon les plus anciens témoignages mettant en cause le père Henry Lamasse. Mais c’est à propos de ses prolongements politiques que le scandale lié à ce lycée et collège très connu dans les Pyrénées-Atlantiques semble actionner lentement une mécanique infernale, aux engrenages politiques désormais bien huilés. Principalement visé, le Premier ministre François Bayrou a pour l’instant affronté plusieurs mois de turbulences sans trop de dégâts.

Le scandale, pourtant, se rapproche avec son audition devant la commission d’enquête sur les violences scolaires le 14 mai prochain. Les deux députés corapporteurs, Violette Spillebout (Renaissance) et Paul Vannier (LFI), ont annoncé cette échéance ce jeudi, le jour même où cette commission auditionnait Alain Hontangs, un ancien gendarme en charge de l’enquête. Il a confirmé des déclarations déjà produites dans les médias, indiquant qu’un magistrat avait évoqué, en 1998, une « intervention » dans l’enquête. Le même jour, la ministre de l’Éducation de son propre gouvernement, Élisabeth Borne, dans une interview à La Croix, affirme avoir demandé une enquête administrative de l’Inspection générale sur l’école. Et même si cela concerne des faits récents, les dysfonctionnements perduraient encore en 2024. Cela fait beaucoup pour une seule journée. La mèche continue de brûler.

2. ARTICLE – Après l’audition de témoins clés par la commission d’enquête parlementaire qui assurent qu’il suivait de près les premières affaires Bétharram à la fin des années 1990, François Bayrou dénonce une nouvelle fois avec force « les rumeurs » et les « mises en cause » sans preuve ni fondement.

PAR ERIC BÉLY, PUBLIÉ LE 10 AVRIL 2025 LA RÉPUBLIQUE DES PYRÉNÉES

Voilà plusieurs semaines que l’affaire Bétharram embarrasse le Premier ministre François Bayrou qui était ministre de l’Education entre 1993 et 1997 et a eu plusieurs de ses enfants scolarisés à Bétharram, tandis que sa femme y donnait des cours de catéchisme. Il est accusé par la gauche et certains témoins des affaires de l’époque d’avoir menti sur sa connaissance des faits, ce qu’il a, à de multiples reprises, récusé.


Affaire Bétharram : « des plaintes arrivent encore, nous sommes au milieu du gué » estime Alain Esquerre

Ce jeudi, une série d’auditions dans le cadre d’une commission d’enquête sur le contrôle des établissements scolaires, a donné lieu à plusieurs témoignages qui « contredisent point par point » les déclarations du Premier ministre, d’après le co-rapporteur de la commission d’enquête Paul Vannier (LFI).

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Les témoins persistent et signent

Parmi les témoignages recueillis sous serment, celui d’Alain Hontangs, ancien adjudant-chef de gendarmerie. Cet officier de police judiciaire à la section de recherches de Pau jusqu’en 1999 a répété au cours de cette audition que le juge Christian Mirande, en poste à l’époque, lui avait bien parlé d’une « intervention du procureur général à la demande de François Bayrou », au cours de son enquête sur le père Carricart. Ce père avait été présenté au juge le 26 mai 1998 en raison de soupçons de viols.

« Je les connais bien. S’ils disent cela, c’est que cela a dû arriver… Mais je n’en ai aucun souvenir », a assuré ensuite l’ancien juge Mirande lui aussi auditionné ce jeudi, précisant cependant que l’intervention du procureur général à ce stade de l’enquête était bien « exceptionnelle ».

Ce même Christian Mirande a en revanche expliqué très bien se souvenir de la visite de François Bayrou au moment où l’affaire Carricart avait été largement médiatisée. « Il voulait se renseigner car il avait une grande inquiétude au regard de son fils Calixte, alors élève à Betharram, a-t-il expliqué. Il a manifesté une incrédulité face aux révélations sur le père Carricart. »

Tous les éclaircissements nécessaires

Ce jeudi soir, François Bayrou a tenu à une nouvelle fois démentir toutes les accusations à son encontre. « Les mêmes rumeurs ont été rapportées, les mêmes mises en cause sans la moindre preuve ni même d’ailleurs le même fondement, comme c’est le cas depuis des mois ».

François Bayrou doit être entendu par la commission d’enquête parlementaire le 14 mai. Une échéance qu’il attend, à l’entendre, avec impatience pour mettre (il espère définitivement) les choses au point. : « J’irai naturellement devant cette commission d’enquête et j’apporterai tous les éclaircissements nécessaires ».

3. ARTICLE – Affaire Bétharram : un ancien gendarme reparle d’une «intervention» de François Bayrou

Par Le Figaro avec AFP. 10 avril 2025

L’ancien directeur de l’institution catholique du Béarn, au cœur aujourd’hui d’un vaste scandale d’agressions sexuelles, est accusé de viol par un ancien élève, le premier à avoir dénoncé de tels faits.

Un ex-gendarme, entendu jeudi 10 avril 2025 par la commission d’enquête parlementaire sur l’affaire Bétharram, a répété qu’un magistrat lui avait parlé d’une «intervention» de François Bayrou quand il enquêtait sur des faits de viol visant un religieux de l’établissement en 1998.

Alain Hontangs avait déjà tenu ces propos à la mi-février dans le cadre de l’émission de TF1 «Sept à Huit». Deux jours plus tard, à l’Assemblée nationale, le premier ministre avait affirmé n’être «jamais» intervenu, «ni de près, ni de loin», dans cette affaire.

«Le procureur général demande à voir le dossier, il y a eu une intervention de M. Bayrou»

Le 26 mai 1998, enquêteur à la section de recherches (SR) de Pau, Alain Hontangs devait présenter au juge d’instruction le père Pierre Silviet-Carricart. Cet ancien directeur de l’institution catholique du Béarn, au cœur aujourd’hui d’un vaste scandale d’agressions sexuelles, était accusé de viol par un ancien élève, le premier à avoir dénoncé de tels faits. Ce jour-là, à 14 heures, le juge en question, Christian Mirande, «m’attendait devant la porte de son bureau» et «m’a dit: “La présentation est retardée, le procureur général demande à voir le dossier, il y a eu une intervention de M. Bayrou”», a relaté l’ancien gendarme, sous serment, devant les deux corapporteurs de la commission, les députés Violette Spillebout (Renaissance) et Paul Vannier (LFI).

«Je ne suis pas le seul enquêteur» à avoir été informé d’une éventuelle intervention, a précisé Alain Hontangs. «Dès le lendemain du reportage de Sept à Huit, un de mes ex-collègues m’a envoyé ce message: “J’étais au courant, le juge Mirande me l’avait raconté à l’époque”», a-t-il révélé. L’ex-gendarme a ajouté avoir été «surpris» de la situation, le procureur général n’ayant pas selon lui à intervenir à ce moment de la procédure. Interrogé à son tour par la commission, le juge Mirande a dit bien se rappeler que le procureur général lui avait «demandé de différer la présentation de Carricart», ce qui était «surprenant». Mais il a dit n’avoir «aucun souvenir» d’avoir évoqué une intervention de M. Bayrou.

Le père Carricart fut finalement mis en examen et écroué, avant d’être libéré sous contrôle judiciaire deux semaines plus tard, au regret du gendarme. Interrogé sur cette décision, Alain Hontangs a exhibé un courrier du 15 juin 1998, adressé par le procureur général de Pau à la garde des Sceaux de l’époque, Élisabeth Guigou. Le magistrat lui rendait compte de la remise en liberté du religieux, ordonnée par la chambre d’accusation «conformément» aux réquisitions du parquet général qu’il représentait. Tout en ouvrant la voie à des investigations complémentaires, le plaignant ayant évoqué d’autres victimes potentielles.

Le juge Mirande a déclaré jeudi qu’il n’avait pas eu connaissance de ce courrier. Une deuxième victime s’était manifestée et il en avait découvert une troisième, mais le départ autorisé pour Rome du père Carricart en 1999, autre «défaillance» de la justice selon lui, puis son suicide en 2000, l’ont empêché d’aller plus loin. «C’est un dossier qui me laisse beaucoup d’amertume, beaucoup de regrets», a confié l’ex-magistrat.

Il est revenu aussi sur sa rencontre durant l’affaire avec François Bayrou, député et président du conseil général des Pyrénées-Atlantiques à l’époque, que l’intéressé a niée un temps. «Ce n’était pas fortuit puisqu’il est venu chez moi (…) pour en parler», a dit M. Mirande, à l’encontre de la dernière version donnée par le premier ministre sur l’épisode. «Il a parlé de son fils (scolarisé dans l’établissement, NDLR) pour lequel il était inquiet» et «il n’arrivait pas à croire la réalité» des faits reprochés au père Carricart, «qu’il semblait connaître», a ajouté le témoin, là encore en contradiction avec des propos de François Bayrou.

4. ARTICLE – Affaire Bétharram : François Bayrou serait bien intervenu, selon un ancien gendarme

Le Dauphiné avec AFP – 

Un ex-gendarme, entendu jeudi par la commission d’enquête parlementaire sur l’François Bayrou, a répété qu’un magistrat lui avait parlé d’une « intervention » de François Bayrou quand il enquêtait sur des faits de viol visant un religieux de l’établissement en 1998. 

Alain Hontangs persiste et signe : entendu, ce jeudi, par la commission d’enquête parlementaire sur l’affaire Bétharram, cet ancien gendarme affirme de nouveau qu’un magistrat lui avait parlé d’une « intervention » de François Bayrou quand il enquêtait sur des faits de viol visant un religieux de l’établissement en 1998. Il avait déjà tenu ces propos à la mi-février dans le cadre de l’émission de TF1 « Sept à Huit », puis ultérieurement dans la presse.

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