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MISE À JOUR 2 – LA MANIPULATION DES FINANCES PUBLIQUES POUR 2026 : LA DISSIMULATION ET LA CONFUSION EN BONNE ROUTE

La « pensée » du ministre de l’économie :

« Il faut baisser les dépenses de l’État et de la Sécurité sociale, car c’est ce qui a beaucoup augmenté. Donc il faut bien augmenter les ressources pour les financer. » 

E. LOMBARD
budget 2025

« L’effort de 40 milliards d’euros portera essentiellement » sur des « économies ».
Mais « ça peut être aussi une augmentation des recettes liées à la croissance »

E LOMBARD Budget 2026

« Parler de TVA sociale, en réalité, près de la moitié de la TVA aujourd’hui finance la sécurité sociale, donc la TVA sociale, elle est déjà là. » 

« Il faut quitter les catégories traditionnelles et dire que chaque impôt a son objet, tout ça est un peu mélangé« ,

E Lombard

AFFICHER QU’IL N’Y AURA PAS DE RECETTES FISCALES SUPPLÉMENTAIRE, C’EST MENTIR

EN RÉSUMÉ LES MESURES BUDGÉTAIRES ET FISCALES ENVISAGÉES ET QUI AMPUTENT LE POUVOIR D’ACHAT :

Impots en hausse pour les retraités par suppression de l’abattement fiscal  ( 6 MDS )

Baisse des retraite par la sous indexation par rapport à l’inflation

– Moins de remboursements médicaux ( pour les plus aisés et pour les médicaments moins efficaces, selon la C des Comptes) **

– Transfert vers les mutuelles des remboursements SS ( 2,5 Mds selon la cour des comptes )

– Une TVA sociale n’est pas exclue

– Hausse des impôts par suppression d’avantages fiscaux ( niches ) ex : personnes à domicile ( 8 Mds si on supprime 10 % des niches fiscales)

– Mise en place d’un impôt pour les plus fortunés ( 2 MDS MINIMUM)

– Réflexion sur une nouvelle réforme du chômage ( celle des prestations sociales est par ailleurs proposée par le MEDEF )

– Contribution des collectivités territoriales réglées par des impôts locaux ( 8 Mds )

– Revoir les arrêts de travail

** La Rue Cambon a « identifié un ensemble de propositions d’économies dont le montant total est compris entre 19,4 milliards d’euros et 21,4 milliards d’euros d’ici à 2029 ». C’est « le minimum nécessaire pour tenir la trajectoire de l’Ondam et commencer à engager un retour vers l’équilibre financier des branches de la Sécurité sociale qui le financent », avertit la note.

La Cour des comptes évoque aussi les soins et notamment le besoin de relancer les médicaments génériques, mieux contrôler les dépenses en termes de transports, mettre à jour la liste des affections longue durée, ou encore limiter les ordonnances de certains médicaments pas indispensables comme la vitamine D.

UN EFFORT « TRÈS CONSIDÉRABLE  » QUE L’ON VEUT FAIRE PASSER POUR UNE ÉCONOMIE ( BAISSE NETTE DES DÉPENSES )

Eric Lombard déclare que la France est dans un « état d’urgence budgétaire » avec d’une part la dette et de l’autre, les effets de la guerre commerciale lancée par les Etats-Unis. Le pays va devoir réaliser « un effort supplémentaire de 40 milliards d’euros », en 2026, un engagement « très considérable »

C’est l’expression « très considérable «  qu’a utilisée le ministre dans son annonce pour 2026 d’un effort budgétaire de 40 Mds

– qui n’est pas une baisse réelle nette ( par rapport au budget de 2025 )

– mais une baisse tendancielle ( par rapport à l’augmentation «  naturelle «  des dépenses … et qui se cumule avec une augmentation d’autres dépenses grâce notamment à des hausses de recettes

Le premier ministre le 15 04 25 : « Nous ne pourrons pas en supporter durablement la charge ( dette. ) » qui pourrait « atteindre 100 milliards d’euros en 2029 », a-t-il prévenu.  « Si les taux d’intérêt explosent, alors c’est l’explosion assurée » à laquelle aucun gouvernement ne résistera, a-t-il insisté, un leitmotiv de longue date chez lui.

En effet la dette , « 3305,3 milliards d’euros en 2024, soit 113% du PIB – devient « un piège dangereux, potentiellement irréversible », selon le Premier ministre.

DES « BAISSES LÉGÈRES » ( TENDANCIELLES EN RÉALITÉ ET DES HAUSSES NETTES )

Il a d’ailleurs dans un second temps parlé de baisse légère des dépenses.

Le 15 04 le PM a annoncé « un effort de quelque trois milliards supplémentaires » en 2026 pour la défense.

En réalité, ce qui est recherché c’est la réduction du déficit ( cela s’accompagnera certainement, comme en 2025 d’une augmentation des dépenses, des recettes et de la dette ( capital et intérêts )

Le premier ministre a évoqué « un effort » de 40 milliards pour réduire le déficit de 5,4% du PIB – objectif 2025 – à 4,6% en 2026. Il a précisé mardi viser une réduction de 6% des dépenses en cinq ans.

Les « grandes orientations » et les « grands choix » du prochain budget seront proposés avant le 14 juillet, en amont des débats budgétaires au Parlement début octobre.

FISCALITÉ ET AMPUTATION DU POUVOIR D’ACHAT


« Quand on dit ‘pas d’augmentation d’impôts’, je veux ajouter pas d’augmentation de charges, ni pour les entreprises, ni pour les ménages »

En réalité , l’Etat envisage d’amputer directement le pouvoir d’achat des français ( par la suppression d’avantages fiscaux, ou la sous indexation de prestations )

même si la promesse de non augmentation des impôts est martelée , alors que sont déjà pointés deux effets budgétaires amputant le pouvoir d’achat des retraités, et qu’un taxe sur les hauts revenus est à l’étude

« UNE HAUSSE DES IMPÔTS EST INTENABLE « 

F Bayrou

Le ministre de l’économie invite les patrons à lui faire des propositions ( on sait qu’il entendra à nouveau le projet de contribution des plus âgés : des indexation des retraites, suppression de l’abattement de 10% sur les revenus imposables, ( RECETTE FISCALE ATTENDUE : 6 MDS ) mais également la demande de réformes … ). Ainsi que des pistes relatives aux dispositifs sociaux et médicaux et relatives aux niches fiscales…

Et la pérennisation et révision d’une fiscalité sur les très hauts revenus qui devait être provisoire ( sur les entreprises ) Le gouvernement veut maintenir la pression sur les plus riches en améliorant par exemple la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus, censée rapporter 2 milliards d’euros cette année. « C’est une question d’équité », insiste le ministre de l’Economie. Bercy continue ainsi à travailler sur un dispositif qui ciblerait les hauts revenus qui font de la suroptimisation fiscale, c’est-à-dire qui utilisent des mécanismes légaux pour obtenir des réductions d’impôts.

L’un des seuls à bien décrypter la notion d’effort :

« Ce n’est pas sur les recettes » qu’il faut compter  » pour trouver les 40 milliards d’euros »,

assure Charles de Courson

AFFICHER QU’IL N’Y AURA PAS DE FISCALITÉ SUPPLÉMENTAIRE, C’EST MENTIR

EN RÉSUMÉ LES MESURES BUDGÉTAIRES ET FISCALES ENVISAGÉES ET QUI AMPUTENT LE POUVOIR D’ACHAT :

– Impots supplémentaires pour les retraités par suppression de l’abattement fiscal

– Baisse des retraite par la sous indexation par rapport à l’inflation

– Moins de remboursements médicaux

– Vers une TVA sociale

– Hausse des impôts par suppression d’avantages fiscaux ( niches ) ex : personnes à domicile

– Mise en place d’un impôts pour les plus fortunés

LA PROMESSE D’UNE REFONDATION DE L’ACTION PUBLIQUE

F Bayrou a recueilli récemment les propositions des ministres sur les pistes d’économies. Que sont elles devenues ? Quel est leur contenu dont la publication a été promise ?

Il a toutefois annoncé le 25 avril « rassembler toutes les contributions pendant quelques semaines autour des choix que nous allons devoir faire », en ajoutant que cela passera par « la refondation de l’action publique » via « une véritable remise à plat des missions et des budgets de nos administrations ».

Parmi les pistes évoquées, la ministre des comptes publics a évoqué la fusion ou la suppression de certains opérateurs publics inutiles ou travaillant en doublon, une action contre « la très grande dérive » des arrêts maladie, la révision du mécanisme des achats publics afin de faire baisser les prix, ou « la gratuité qui déresponsabilise » en matière de services publics. « C’est autour de ces principes que nous construirons le budget » pour 2026 »

Huit milliards d’euros d’efforts pourraient être demandés aux collectivités territoriales, selon une information de La Tribune, après des économies d’environ 2,2 milliards d’euros imputées dans le budget 2025.

« L’effort doit être équitable entre les trois grandes catégories » – État, sécurité sociale et collectivités locales, a indiqué M. Lombard. La ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, a notamment évoqué une action contre « la très grande dérive » des arrêts maladie.

Concernant le budget des ministères, une circulaire de la directrice du Budget enjoint déjà les ministères de baisser leurs crédits en 2026, de diminuer les effectifs ou de supprimer les dernières mesures de crise.

La ministre des Comptes publics estime que raboter de 10 % les niches fiscales « peut être un objectif ». Amélie de Montchalin préfère « des impôts plus bas pour tout le monde » plutôt qu’un système qui ne bénéficie qu’à certains. Cela se traduit toutefois par des impôts en plus …

VERS UNE TVA SOCIALE

L’idée d’une hausse de la TVA n’est pas une ligne rouge, a assuré Éric Lombard : « Parler de TVA sociale, en réalité, près de la moitié de la TVA aujourd’hui finance la sécurité sociale, donc la TVA sociale, elle est déjà là. » « Il faut quitter les catégories traditionnelles et dire que chaque impôt a son objet, tout ça est un peu mélangé », a-t-il résumé.

Vers la fin de l’abattement fiscal de 10% sur les retraites ? ( en complément de la sous indexation )

Interrogé mardi matin sur France Inter, le ministre de l’Industrie Marc Ferracci a estimé que la fin de l’abattement fiscal de 10% sur les retraites « faisait partie des pistes crédibles », jugeant « un peu surprenant » la justification de cet abattement « pour frais professionnels », s’agissant des retraités.

VERS UN DEREMBOURSEMENT DE DÉPENSES DE SANTÉ ?

 « il peut y avoir une réflexion » sur le remboursement des soins en fonction des revenus déclaré le ministre

 « L’effort de 40 milliards d’euros portera essentiellement » sur des « économies ».
Mais « ça peut être aussi une augmentation des recettes liées à la croissance »

POUR LE MINISTRE, L’EFFORT (40 MDS) C’EST DES ÉCONOMIES … MAIS AUSSI DES RECETTES

Cet effort pour l’année 2026 sera réalisé « essentiellement » sous la forme d’économies, a précisé le ministre, sur BFM-TV, mais « ça peut être aussi une augmentation des recettes liées à la croissance », a tenu à rassurer M. Lombard.

IL DÉCLARAIT DÉJÀ IL Y A QUELQUES MOIS – NE RÉUSSISSANT PAS À MASQUER LA DUPLICITÉ DE LA DÉMARCHE :

« Il faut baisser les dépenses de l’État et de la Sécurité sociale, car c’est ce qui a beaucoup augmenté. Donc il faut bien augmenter les ressources pour les financer. »  E. LOMBARD

1. Rappel de la manipulation des chiffres du budget 2025 :

Le ministtte insiste sur le fait que « Le pays s’était déjà doté d’un budget pour 2025 prévoyant une cinquantaine de milliards d’euros d’efforts, renforcé cette semaine par cinq milliards supplémentaires puisés dans des crédits mis en réserve. »

Or, ce soi disant effort a été compensé par des dépenses nouvelles et s’est accompagné de nouvelles recettes pour 30 Mds ! Il n’y a pas eu baisse des dépenses mais hausse de celles-ci .

NOTRE PUBLICATION DU 5 2 25 :

LE MENSONGE SUR DES ÉCONOMIES QUI N’EXISTENT PAS : UNE HAUSSE DES DÉPENSES POUR 40 Mds ET DE LA FISCALITÉ POUR 30 Mds

https://metahodos.fr/2025/02/05/le-mensonge-sur-des-economies-qui-nexistent-pas-une-hausse-des-depenses-pour-40-mrds-et-de-la-fiscalite-pour-30-mrds/

2. RAPPEL DE NOTRE PUBLICATION DU 18 03 25 :

« ILS L’ONT DIT » – RUBRIQUE NOUVELLE (3) : E.LOMBARD « BON CLIENT »

E.LOMBARD, parlant des économies budgétaires à venir- puisqu’il n’y en a pas dans le budget 2025 : 

« Je suis sûr que l’IA sera l’un des facteurs qui nous aideront à atteindre notre objectif »,

IL FALLAIT OSER : financer les économies par des recettes !!! – confusion ! Le même ministre déclarait :

« Il faut baisser les dépenses de l’État et de la Sécurité sociale, car c’est ce qui a beaucoup augmenté. Donc il faut bien augmenter les ressources pour les financer. »  E. LOMBARD

Une de nos lectrices nous propose de distinguer E. LOMBARD min de l’économie dans notre rubrique « ils l’ont dit » . Autre citation :

« LA DETTE DEVRAIT « FINANCER DES CANONS » PLUTÔT QUE LES « LOISIRS » DES JEUNES RETRAITÉS » E. LOMBARD

3. ARTICLE – Où trouver 40 milliards pour le budget 2026 ? La cacophonie en pleine récidive dans le socle commun

Le gouvernement de François Bayrou va devoir trouver 40 milliards d’euros d’économie pour le budget 2026. Tout le monde a son avis sur la marche à suivre…

Par Lucie Oriol LE HUFFPOST

François Bayrou et les 40 milliards. En annonçant, ce week-end, un effort de 40 à 50 milliards d’euros supplémentaire pour le budget 2026 « sans augmenter les impôts », le gouvernement a de nouveau ouvert la voie à la cacophonie. Chacun, y compris au sein du socle commun, y allant de ses préférences et de son protocole pour soigner ce que François Bayrou a qualifié dimanche de « pathologies »des finances publiques.

Même au sein de l’exécutif, les docteurs Lombard et de Montchalinne semblaient pas exactement accordés, ce dimanche, sur la bonne marche à suivre, comme l’ont repéré nos confrères de Politico. Le premier, qui a généré quelques crispations la semaine dernière en laissant la porte ouverte à des hausses d’impôts, évoquait ce dimanche une nécessaire pérennisation de la contribution sur les plus hauts revenus. Sauf que de son côté, la ministre des Comptes publics préférait cibler la suroptimisation fiscale et les niches fiscales.

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Pourquoi François Bayrou s’apprête à rentrer dans une sérieuse zone de turbulences

Une question de vocabulaire ? Le cabinet d’Eric Lombard a finalement précisé, après coup, qu’il était bien question de « transformer la contribution différentielle sur les hauts revenus présente dans le budget 2025 en un outil de lutte contre les suroptimisations fiscales ». Une nuance finalement plutôt légère au regard des autres pistes bigarrées avancées par les alliés du socle commun.

Plutôt réforme du chômage, de la retraite, ou temps de travail ?

Retraités, réforme du chômage, allongement du temps de travail… Ce dimanche soir et ce lundi matin ont signé le retour des idées et des propositions en pagaille. À Renaissance par exemple, on plaide pour remettre sur la table la réforme de l’assurance chômage qu’avait lancée Gabriel Attal lors de son passage à Matignon. « C’est en travaillant plus et mieux que l’on assurera la pérennité de notre modèle social, pas en augmentant indéfiniment les impôts », a défendu le député Mathieu Lefèvre. Il n’est pas le seul à pousser la piste de l’emploi : Marc Ferracci, macroniste de premier plan et actuel ministre de l’Industrie, veut aller encore plus loin sur l’âge de départ à la retraite : « Quand vous êtes plus nombreux à travailler il y a des rentrées fiscales plus importantes ».

Une finalité du travail défendu également chez leurs alliés des Républicains, mais pas forcément avec les mêmes modalités. Le député Philippe Juvin, et Florence Portelli, vice-présidente de LR, ont ainsi appelé à « travailler plus » mais semblaient plutôt viser le temps de travail hebdomadaire. « Moi j’ai une vraie interrogation sur le temps légal de travail dans ce pays », a fait mine de s’interroger Florence Portelli, tout en appelant à ne pas baisser la dépense publique.

Plus surprenant, Marc Fesneau, président du groupe MoDem à l’Assemblée, n’excluait pas de faire contribuer les retraités eux-mêmes. Une piste qui a toujours suscité de l’urticaire en Macronie. L’ancien ministre de l’Agriculture a notamment suggéré de ne plus indexer les très grosses retraites sur l’inflation. « Cela ne me choque pas, je suis sûr que les retraités peuvent comprendre cette part de l’effort sur une durée limitée », a assuré Marc Fesneau. Selon BFMTV, la piste n’est pas écartée par le gouvernement qui lorgne aussi du côté de l’abattement fiscal auquel les retraités ont droit.

François Bayrou donnera-t-il ses arbitrages à l’occasion de la grande conférence sur les finances publiques prévue ce mardi 15 avril ? Rien n’est moins sûr. « Ce moment-là sert à la fois à dire où on en est et où on veut aller. Après, il y aura trois mois, trois mois et demi, de mise au point, d’avancée, vers des décisions », a prévenu le Premier ministre dans Le ParisienLe concert de voix dissonantes devrait durer encore un moment au sein du socle commun.

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