
Législatives : Macron sans scrupules sur le sujet : en parler et ne rien faire
E. Macron évoque régulièrement cette promesse et y ajoute chaque fois des conditions. Dans la macronie il en est de même.
Combien de sujets et de réformes fondamentales ont fait l’objet de promesses répétées sans que jamais l’esquisse d’une décision soit visible .
Celui qui estime avoir encore « tellement de choses à faire » d’ici à la fin de son second mandat, en 2027
Après avoir suggéré, dans son livre programmatique Révolution (XO éditions, 2016), « d’introduire davantage de proportionnelle » dans le mode de scrutin des députés à l’Assemblée nationale, pour mieux faire correspondre « le visage de la France et celui de ses représentants », Macron a rappelé en 2024 que l’ « engagement » de campagne, pris en 2017 et repris en 2022, n’a pas été jeté aux oubliettes.
« Si une majorité se dégage pour introduire une part de proportionnelle, oui [je le ferai] », affirme le locataire de l’Elysée dans un entretien à La Tribune Dimanche, paru le 5 mai 2024.« Ce serait bon pour la démocratie », ajoute celui qui estime avoir encore « tellement de choses à faire » d’ici à la fin de son second mandat, en 2027.
UNE PROMESSE QUI SERAIT – SELON BAYROU ? – UNE ASSURANCE VIE ( SURVIE )
Une telle réforme devrait intervenir au moins un an avant les prochaines élections législatives de 2027.
Bayrou, défenseur de cette réforme, déclarait il y a un an : « Le plus clair et le plus marquant seraient de proposer cette décision au référendum ».
C’est sur proposition du gouvernement que le président peut lancer un référendum – article 11 de la Constitution. Parce que les Français sont massivement favorables à la proportionnelle – à 74 % d’après une enquête Odoxa/Public Sénat. Et que l’idée rassemble largement jusqu’aux Insoumis et au RN. Bref, tout s’emboîte !
Les français ne ressentiraient- il pas un décalage entre la solennité et la rareté d’un référendum ( depuis 20 ans ) – et le caractère, somme toute très éloigné des préoccupations quotidiennes. Rappelons par ailleurs que la modification ne relève que d’une loi ordinaire.
1. ARTICLE – Proportionnelle aux législatives : le premier ministre François Bayrou envisage une «consultation» à partir du 28 avril
Par Le Figaro avec AFP. 20 avril 2025
Le chef du gouvernement est un défenseur historique du mode de scrutin proportionnel pour l’Assemblée nationale, auquel Emmanuel Macron réfléchit depuis son premier mandat.Passer la publicité
François Bayrou va engager à partir du 28 avril une «consultation» avec les partis et les groupes parlementaires sur la proportionnelle, qu’il souhaite voir adoptée pour l’élection des députés, a indiqué le ministre des Relations avec le Parlement, Patrick Mignola. «Le premier ministre souhaite aller vers la proportionnelle aux législatives. À la rentrée du 28 avril, il engagera une consultation de tous les partis, avec les groupes parlementaires», a déclaré le ministre dans un entretien au Journal du dimanche.
«Tout le monde ou presque est d’accord sur le principe: il faut plus de proportionnelle. Reste à déterminer la forme: régionale ? Départementale ? Mixte ? Nous aurons ce débat», ajoute ce proche de François Bayrou, qui laisse entendre que cette réforme pourrait être examinée à l’automne. Le chef du gouvernement est un défenseur historique du mode de scrutin proportionnel pour l’Assemblée nationale. Depuis l’instauration de la Ve République, et à l’exception des législatives de 1986, les députés sont élus au scrutin uninominal majoritaire à deux tours.
La gauche favorable, le RN et LR opposés
En 2018, le président de la République Emmanuel Macron avait souhaité l’instauration d’un système mixte avec 15% des députés élus à la proportionnelle, mais la réforme avait été abandonnée. La présidente de l’Assemblée Yaël Braun-Pivet est favorable à la proportionnelle dans les départements comptant au moins 11 députés. Avant d’accéder à Matignon, François Bayrou penchait, lui, pour une proportionnelle dans l’ensemble des départements.
De nombreux partis, notamment à gauche, souhaitent une évolution du mode de scrutin. À droite, Les Républicains (LR) et Horizons y sont opposés. Le RN revendique également la proportionnelle, mais avec l’établissement d’une prime majoritaire pour la liste arrivée en tête. Par ailleurs, Patrick Mignola a indiqué au JDD que le choix d’ouvrir ou non une session extraordinaire au Parlement n’était «pas encore arbitré», évoquant «deux options», une session en juillet ou une en septembre. «Ouvrir une session extraordinaire, c’est aussi une opportunité, pour certains, de replonger le pays dans l’instabilité. Cela dit, la peur n’éloigne pas le danger», a observé le ministre, en allusion à un possible dépôt d’une motion de censure.
Vendredi, Yaël Braun-Pivet a dit souhaiter une session extraordinaire «en juillet et probablement au mois de septembre» pour parachever l’adoption des textes en cours d’examen. «Je ne me résous pas à avoir un Parlement qui tourne au ralenti», a-t-elle insisté, alors que l’exécutif ne semblait pas envisager cette prolongation des travaux.
2. ARTICLE – François Bayrou va engager une « consultation » sur la proportionnelle avec les forces politiques à partir du 28 avril
Le ministre des Relations avec le Parlement, Patrick Mignola, laisse entendre auprès du « JDD » que cette réforme du mode de scrutin des élections législatives pourrait être examinée à l’automne.lire plus tard
France Télévisions. 20/04/2025
Le temps de la proportionnelle, cheval de bataille du Premier ministre depuis très longtemps, est-il venu ? François Bayrou va engager à partir du 28 avril une « consultation » avec les partis et les groupes parlementaires sur ce mode de scrutin, qu’il souhaite voir adopté pour l’élection des députés, a déclaré le ministre des Relations avec le Parlement, Patrick Mignola, dans un entretien au JDD dimanche 20 avril.
« Tout le monde ou presque est d’accord sur le principe : il faut plus de proportionnelle. Reste à déterminer la forme : régionale ? départementale ? mixte ? Nous aurons ce débat », ajoute Patrick Mignola, proche de François Bayrou, qui laisse entendre que cette réforme pourrait être examinée à l’automne.
Des positions très différentes selon les partis
Le chef du gouvernement est un défenseur historique du mode de scrutin proportionnel pour l’Assemblée nationale. Depuis l’instauration de la Ve République, et à l’exception des législatives de 1986, les députés sont élus au scrutin uninominal majoritaire à deux tours. En 2018, le président de la République Emmanuel Macron avait souhaité l’instauration d’un système mixte avec 15% des députés élus à la proportionnelle, mais la réforme avait été abandonnée.
La présidente de l’Assemblée, Yaël Braun-Pivet, est favorable à la proportionnelle dans les départements comptant au moins 11 députés. Avant d’accéder à Matignon, François Bayrou penchait, lui, pour une proportionnelle dans l’ensemble des départements. De nombreux partis, notamment à gauche, souhaitent une évolution du mode de scrutin. A droite, Les Républicains (LR) et Horizons y sont opposés. Le RN revendique également la proportionnelle, mais avec l’établissement d’une prime majoritaire pour la liste arrivée en tête.