Aller au contenu principal

LE CONSEIL D’ÉTAT DÉCIDE EN OPPORTUNITÉ ET NON EN DROIT, MALGRÉ D’INNOMBRABLES MISES EN DANGER

ARTICLE – Le Conseil d’Etat sauve de la destruction 400.000 dos-d’ânes jugés illégaux

Si le Conseil d’État a confirmé que la majorité de ces ralentisseurs ne respectaient pas les normes de dimensions, il a rejeté la demande d’associations de défense des conducteurs qui réclamaient leur démolition

Le Conseil d’Etat sauve de la destruction 400.000 dos-d’ânes jugés illégaux

Ils peuplent les routes et chemins des lotissements et des zones d’activités de la France périurbaine et sont sans doute aussi nombreux que les ronds-points : 400.000 dos-d’ânes, autrement appelés ralentisseurs, voire « casse-voitures », ont été reconnus illégaux du fait de leurs dimensions par le Conseil d’Etat mais ne seront pas détruits, a repéré Le Figaro.

Dans une décision rendue le 27 mars, le Conseil d’État a rejeté la demande d’associations de défense des conducteurs qui réclamaient leur démolition, au nom d’un principe de droit public : un ouvrage public, même mal implanté, ne se détruit pas.

Des poursuites en cas d’accidents

Le Conseil d’État a toutefois confirmé que la majorité de ces ralentisseurs ne respectaient pas le décret de 1994 fixant des critères stricts (hauteur, longueur, interdiction sur routes à forte circulation…). Une victoire partielle pour les associations, qui préviennent désormais : les collectivités pourraient être poursuivies en cas d’accidents liés à ces aménagements.

Dans l’avenir, de nouvelles actions juridiques pourraient être engagées pour empêcher la construction de ralentisseurs non conformes.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.