Aller au contenu principal

CE BESOIN IRRÉPRESSIBLE DE PROVOQUER ? : Un ex jihadiste haut responsable de Daech et Al-Qaïda reçu par Macron

Le président syrien par intérim Ahmad al-Chareh en visite présidentielle

Emmanuel Macron va accueillir mercredi à Paris le président syrien Ahmad al-Chareh pour sa première visite dans un pays occidental, malgré les doutes qui s’accumulent sur la coalition islamiste au pouvoir depuis la chute de Bachar al-Assad en décembre.

MASSACRES DE MINORITÉS

Des confrontations interconfessionnelles extrêmement violentes » ont mieux en Syrie, notamment avec les « massacres » sur la côte alaouite en mars et les « violences à destination de la communauté druze dans le sud de Damas » ces dernières semaines.

Le chef rebelle du groupe Hayat Tahrir al-Sham issu de l’ex-branche d’Al-Qaïda

Le président al-Chareh, longtemps chef rebelle du groupe Hayat Tahrir al-Sham issu de l’ex-branche d’Al-Qaïda en Syrie, est lui-même toujours visé par une interdiction de voyager de l’ONU. La France a formulé une demande de dérogation auprès des Nations unies pour permettre son déplacement, selon des sources diplomatiques.

Il a également dirigé le Front al-Nosra, organisation classée comme terroriste par les Nations Unies.

DES EXTRÉMISTES RECRUTÉS, PROTÉGÉS…

Des massacres qui ont fait 1.700 morts, majoritairement alaouites, dans l’ouest du pays en mars, de récents combats avec des Druzes, et des sévices documentés par des ONG ont soulevé des doutes sur la capacité des nouvelles autorités à contrôler certains combattants extrémistes qui leur sont affiliés.

L’invitation à cet homme au passé jihadiste, qui s’affichera mercredi en fin d’après-midi lors d’une rare conférence de presse conjointe avec Emmanuel Macron, divisera une fois de plus le pays. LFI soutient cette visite.

Aucune preuve concrète ne montre qu’al-Joulani ait l’intention de démanteler ou de combattre les groupes terroristes qui prospèrent en Syrie

Le renseignement américain estime que « les minorités ne sont pas protégées ». Elles « subissent les mêmes horreurs », peut-on lire, « que pendant l’âge prospère de l’État islamique ». En outre, aucune preuve concrète ne montre, à ce jour, qu’al-Joulani ait l’intention de démanteler ou de combattre « les groupes terroristes qui pullulent [aujourd’hui] en Syrie ».

1. ARTICLE – Emmanuel Macron va recevoir le président syrien mercredi à Paris pour sa première visite en Europe

Par Le Figaro avec AFP

Le chef de l’État français avait invité dès début février le dirigeant syrien de transition à se rendre en France. Il avait ensuite conditionné fin mars cette invitation à la formation d’un gouvernement syrien incluant de «toutes les composantes de la société civile» et à des garanties sur la sécurité du pays.

Le président syrien Ahmad al-Chareh, au pouvoir depuis la chute de Bachar al-Assad en décembre, sera reçu mercredi à Paris par Emmanuel Macron pour sa première visite en Europe, a annoncé mardi l’Élysée à l’AFP. Le président français «redira le soutien de la France à la construction d’une nouvelle Syrie, une Syrie libre, stable, souveraine et respectueuse de toutes les composantes de la société syrienne», a-t-on affirmé de même source.

«Cette rencontre s’inscrit dans la continuité de l’engagement historique de la France pour les Syriennes et les Syriens qui aspirent à la paix et à la démocratie», a ajouté la présidence française, assurant qu’Emmanuel Macron rappellerait «ses exigences vis-à-vis du gouvernement syrien, au premier rang desquelles la stabilisation de la région et notamment du Liban, ainsi que la lutte contre le terrorisme».

Des discussions «tout à fait positives»

Le chef de l’État français avait invité dès début février le dirigeant syrien de transition à se rendre en France. Il avait ensuite conditionné fin mars cette invitation à la formation d’un gouvernement syrien incluant de «toutes les composantes de la société civile» et à des garanties sur la sécurité du pays, tout en jugeant «tout à fait positives» ses premières discussions en ce sens. Depuis qu’elle a pris le pouvoir en décembre, la coalition islamiste qui gouverne la Syrie, dirigée par Ahmad al-Chareh, tente de présenter un visage rassurant, notamment à l’égard de la communauté internationale qui l’exhorte à respecter les libertés et protéger les minorités.

En jeu, la levée des sanctions imposées au pouvoir de Bachar al-Assad. Mais des massacres qui ont fait 1700 morts, majoritairement alaouites, dans l’ouest du pays en mars, de récents combats avec des druzes, et des sévices documentés par des ONG, soulèvent des doutes sur la capacité des nouvelles autorités à contrôler certains combattants extrémistes qui leur sont affiliés.

Parallèlement, Israël a récemment intensifié ses frappes en Syrie voisine, dont l’une a visé vendredi un secteur proche du palais présidentiel de Damas. Israël a parlé d’un «message clair envoyé au régime syrien» après les attaques contre la minorité druze pour laquelle les dirigeants israéliens ont pris fait et cause. Mais la présidence syrienne, qui s’est engagée à protéger toutes les communautés, a dénoncé une «dangereuse escalade», tandis que l’ONU a appelé samedi Israël à cesser «immédiatement» ses attaques en Syrie.

2. ARTICLE – Selon le renseignement américain, le nouveau président syrien n’a pas renié son passé de djihadiste

William Molinié. le 6 mai 2025 –

Emmanuel Macron doit recevoir ce mercredi, à l’Élysée, Ahmed al-Charaa, le nouveau président intérimaire syrien, une venue qui agite au plus sommet de l’État, notamment dans les cercles sécuritaires.  Ahmed al-Charaa jure avoir abandonné le turban des djihadistes, mais selon une information Europe 1, le renseignement américain reste très sceptique sur ce soi-disant retournement.

Le président de la République, Emmanuel Macron, doit recevoir dans les prochaines heures, à l’Élysée, Ahmed al-Charaa, le nouveau président intérimaire syrien. Une visite qui suscite de vives inquiétudes dans les cercles sécuritaires.

Ahmed al-Charaa, plus connu sous son nom de guerre Abou Mohammed al-Joulani, est l’actuel leader du HTC, une ancienne branche d’Al-Qaïda en Syrie. Il a également dirigé le Front al-Nosra, organisation classée comme terroriste par les Nations Unies.

En raison de ce passé, il n’a normalement pas le droit de voyager, mais une exemption a été accordée par l’ONU pour permettre sa venue à Paris. L’intéressé affirme avoir renoncé à son passé djihadiste, mais cette déclaration ne suffit pas à rassurer les services occidentaux.

Une influence toujours présente

Les États-Unis pointent le fait que Damas ne répond pas aux attentes, notamment en ce qui concerne la gestion des postes de pouvoir au sein de l’appareil sécuritaire syrien qui sont pratiquement tous occupés par des proches de l’ancien djihadiste.

Par ailleurs, selon une note du renseignement américain qu’Europe 1 s’est procurée, le nouveau gouvernement distribue « à tout-va » des passeports syriens aux anciens djihadistes étrangers, ce qui représente un « un vrai danger » pour les pays occidentaux, écrivent les services de la Maison-Blanche.

Une Syrie en crise

La situation en Syrie continue de se dégrader. Une source diplomatique de l’Otan alerte : la Syrie risque de devenir « un autre Gaza ». En fin de semaine dernière, un bilan provisoire faisait état d’une centaine de morts, majoritairement druzes, dans des violences confessionnelles. Ces drames s’ajoutent aux 1.300 enfants, femmes et hommes tués en mars dernier, principalement des alaouites.

Le renseignement américain estime que « les minorités ne sont pas protégées ». Elles « subissent les mêmes horreurs », peut-on lire, « que pendant l’âge prospère de l’État islamique ». En outre, aucune preuve concrète ne montre, à ce jour, qu’al-Joulani ait l’intention de démanteler ou de combattre « les groupes terroristes qui pullulent [aujourd’hui] en Syrie« .

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.