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MÀJ – FRAUDES ET MENSONGES DE NESTLÉ – « Le rôle toxique de la présidence de la République » – SUITE

DÉJÀ PUBLIÉ :

EAUX : LE SCANDALE D’UNE DISSIMULATION DÉLIBÉRÉE PAR L’ÉTAT ( ÉLYSÉE – MATIGNON )

https://metahodos.fr/2025/05/19/eaux-le-scandale-dune-dissimulation-deliberee-par-letat-elysee-matignon/

MISE À JOUR :

Dérèglement institutionnel

Derrière le scandale des eaux en bouteille, le rôle toxique de la présidence de la République dans nos institutions

TITRE ATLANTICO QUI POURSUIT : La commission d’enquête parlementaire du Sénat sur les pratiques des industriels de l’eau en bouteille a rendu ce lundi ses conclusions et mis en lumière l’ampleur de l’implication de l’Elysée dans la gestion du scandale des eaux Nestlé….

Des « liaisons dangereuses » entre l’Etat et Nestlé dénoncées dans l’affaire de la fraude aux eaux minérales

TITRE MIDI LIBRE QUI POURSUIT :

La commission d’enquête sénatoriale sur l’affaire de la fraude aux eaux minérales était présidée par le sénateur LR du Gard Laurent Burgoa. Une stratégie délibérée de dissimulation par l’État notamment y est notamment stigmatisée.

ARTICLE – « Un scandale d’État » : comment l’Élysée a couvert la fraude de Nestlé sur les eaux contaminées

Un rapport du Sénat démontre les manœuvres de l’État pour couvrir la fraude aux eaux minérales naturelles de Perrier, une marque du groupe Nestlé. Les mensonges de l’industriel sont aussi l’objet de critiques et de plaintes.

Mathilde GOLLA. le 19/05/2025 OUEST-FRANCE

Un rapport accablant. Les conclusions de la commission d’enquête sénatoriale sur les eaux en bouteille prouvent « que nous sommes face à un scandale d’État qui remonte jusqu’à l’Élysée », lance Antoinette Guhl, vice-présidente de la commission. Après six mois de travaux, 120 personnes entendues lors de 73 auditions, elle démontre « le mensonge de Nestlé Waters pour cacher la fraude aux eaux minérales naturelles et comment l’Élysée l’a couverte », ajoute la Sénatrice écologiste qui a saisi la justice pour possible parjure, après celle de l’association Foodwatch.

« La gestion du risque sanitaire a été dégradée »

Nestlé Waters (et d’autres groupes) a reconnu, en août 2021, l’utilisation de traitements illégaux dans ses usines des Vosges et du Gard (Vittel, Hépar, Contrex, Perrier) pour purifier ses eaux. Pourtant, les eaux minérales et de source, toutes prélevées en sous-sol, « doivent être microbiologiquement saines et embouteillées telles qu’elles», rappelle le rapport du Sénat. Elles sont synonymes de « pureté originelle» et attirent le consommateur prêt à les payer « 100 à 400 fois plus cher ».

Une inspection demandée tardivement par l’État a en outre révélé la présence de bactéries dans les eaux Perrier. Des destructions de ces bouteilles contaminées ont été demandées mais rien ne prouve que cela a été fait, alertent les Sénateurs. « S’il n’y a pas eu de cas avéré de contamination grave, la gestion du risque sanitaire a été dégradée », pointe Alexandre Ouizille, rapporteur de la commission d’enquête.

La crainte des pertes d’emplois et de fiscalité ont pu l’emporter

La défense du géant suisse interpelle aussi les sénateurs. « Toutes les semaines, les avocats de Nestlé demandaient d’arrêter l’enquête », fustige Laurent Burgoa, sénateur LR, président de la Commission. Les « faux témoignages » des dirigeants, leurs auditions en présence de leurs avocats et de bouteilles de Perrier, l’usage d’éléments de langage n’ont pas permis de faire avancer l’enquête, déplorent les élus. Ils ont aussi souligné la création, en 2024, de la marque « Maison Perrier » qui n’est pas une eau minérale naturelle mais est produite sur le même site, pouvant susciter la confusion du consommateur.

La Commission pointe enfin la complicité de l’État dans cette fraude. Un rapport officiel a été modifié à la demande de Nestlé Waters pour masquer la présence de bactéries. « Après contacts entre le cabinet de la ministre de la santé (Agnès Firmin Le Bodo), le directeur général de l’ARS et le préfet du Gard, les autorités acceptent d’édulcorer le rapport et de substituer à certains paragraphes ceux rédigés par l’industriel lui-même », prouve l’enquête parlementaire. Les sénateurs estiment en outre que « l’arbitrage fautif de l’État » a pu jouer un rôle dans « l’affaire de Mayotte » où des milliers de bouteilles Cristalline (groupe Alma) aux fortes odeurs d’hydrocarbure ont atterri sur l’île, en pleine crise de l’eau.

« La bonne décision politique n’a pas été prise »

« Tous les fonctionnaires n’ont pas failli, tient à rappeler Antoinette Guhl mais la bonne décision politique n’a pas été prise car il y avait couverture ». La menace sur les 11 000 emplois directs et 30 000 emplois indirects de la filière et les retombées fiscales l’ont emporté sur la bonne information du consommateur et sa santé.

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