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LA GRANDE MOSQUÉE DE PARIS VOLE AU SECOURS DES FRÈRES MUSULMANS ET CONTESTE L’ACTION DE L’ÉTAT

DÉJÀ PUBLIÉ SUR METAHODOS

4 MÀJ – LE CHOC DES RÉALITÉS : FRÈRES MUSULMANS, HAUTE SÉCURITÉ, VOILE, MACRON SE FÂCHE 3 FOIS – DOSSIER

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MÀJ – LE CHOC DES RÉALITÉS ET LES COLÈRES PRÉSIDENTIELLES, SUITE

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ARTICLE – Rapport choc sur les Frères musulmans : la grande mosquée réagit et exprime ses craintes de stigmatisation

Publié le 22/05/2025 MIDI LIBRE AVEC AFP

Le recteur de la Grande mosquée de Paris, Chems-eddine Hafiz, a mis en garde jeudi contre une « stigmatisation » des musulmans au nom de la lutte contre l’islamisme, après la publication d’un rapport sur les Frères musulmans. Il appelle les pouvoirs publics à la « cohérence », rappelant les liens historiques entre l’État et certaines organisations aujourd’hui critiquées.

L’essentiel

  • Chems-eddine Hafiz dénonce une tendance à stigmatiser les musulmans sous couvert de lutte contre l’islamisme.
  • Il exhorte les responsables publics à adopter une position cohérente face à des acteurs religieux naguère légitimés par l’État.
  • Le recteur réagit à un rapport présenté en Conseil de défense visant l’influence locale des Frères musulmans, notamment via Musulmans de France (MF).
  • L’institution réaffirme son attachement aux principes républicains et rejette toute instrumentalisation politique de l’islam.

Le recteur de la Grande mosquée de Paris, Chems-eddine Hafiz, s’est inquiété jeudi d’une « stigmatisation » des musulmans au nom de la lutte contre l’islamisme, tout en appelant les pouvoirs publics à la « cohérence », après la publication d’un rapport sur le sujet.

La Grande mosquée « a toujours défendu une vision de l’islam compatible avec la lettre et l’esprit des principes de la République », et « toujours refusé que l’islam soit dévoyé à des fins politiques visant à fracturer la communauté nationale », affirme le recteur dans un communiqué.

Ne pas stigmatiser

Mais « elle refuse aussi que la lutte légitime contre l’islamisme ne devienne un prétexte pour stigmatiser les musulmans et servir des agendas politiques particuliers », ajoute le texte, en déplorant « la construction d’un problème musulman et l’élaboration insidieuse d’un discours discriminatoire de plus en plus décomplexé ».

M. Hafiz réagissait à un rapport sur l’islamisme politique présenté mercredi en Conseil de défense, qui met en garde contre un entrisme « par le bas », au niveau local et associatif, mené par les Frères musulmans.

« Musulmans de France »

Le rapport cible notamment Musulmans de France (MF), qui a succédé en 2017 à l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), et est présenté comme « la branche nationale » des Frères musulmans en France.

Or MF « maintient historiquement une relation privilégiée avec la Grande Mosquée de Paris » et entretient « des liens très étroits » avec « une quinzaine » de ses mosquées, affirme le texte que l’AFP a pu consulter.

A propos de ce « dialogue », Chems-eddine Hafiz souligne que « ce sont les pouvoirs publics qui ont choisi de faire de l’UOIF d’abord, et de Musulmans de France ensuite, un acteur important de l’islam en France, et de l’inviter à la table de la République ».

En 2003, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, avait fait entrer l’UOIF dans le Conseil français du culte musulman (CFCM) naissant, avant de se rendre à son grand rassemblement annuel du Bourget.

« Surenchère politicienne »

En 2020, Musulmans de France avait fait partie des instances reçues par Emmanuel Macron dans l’optique d’un futur conseil national des imams chargé de labelliser leur formation.

« Il est curieux de s’étonner que la Grande Mosquée de Paris puisse être simplement l’un des interlocuteurs de cet acteur légitimé par les institutions républicaines depuis de longues années », ajoute le recteur, qui « appelle les responsables politiques à faire preuve de cohérence » et met en garde contre toute « surenchère politicienne » dans le débat.

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