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MISE À JOUR – BAYROU S’ÉTAIT IMPOSÉ À MACRON, IL POURRAIT L’ABANDONNER …

« Emmanuel Macron affaiblit un peu plus François Bayrou, en lui reprochant la cacophonie gouvernementale »

TITRE LE MONDE « Agacé par les voix discordantes au sein de l’exécutif, le chef de l’Etat a exhorté le premier ministre à « diriger son gouvernement ». Un recadrage qui sape une autorité déjà ébranlée par la trop grande liberté de parole accordée aux ministres et par la dislocation du « socle commun » à l’Assemblée. »

« C’EST PLUS FORT QUE LUI »: EMMANUEL MACRON DISTRIBUE DES CLAQUES ET RAPPELLE QU’IL EST BIEN AUX COMMANDES »

ITRE BFM « Plutôt discret ces derniers mois sur les questions politiques, le chef de l’État a défouraillé à tout-va ces derniers jours. D’un recadrage de François Bayrou et de Bruno Retailleau en passant par ses messages sur la présidentielle de 2027, Emmanuel Macron semble bien décidé à se faire à nouveau entendre. »

« François Bayrou ne tiendra pas » : le sort du Premier ministre est-il déjà scellé ? »

TITRE RTL « Dans une dizaine de jours, le Premier ministre présentera ses pistes pour le budget 2026. Entre la possibilité pour Emmanuel Macron de dissoudre et pour le Rassemblement national de le censurer, les jours de François Bayrou sont comptés. »

« Comment le « socle commun » torpille (déjà) le budget que François Bayrou doit présenter le 15 juillet »

TITRE LE HUFFPOST « Comme avec Michel Barnier, Les Républicains et les macronistes tentent de peser sur le budget que prépare François Bayrou. Au risque de le fragiliser ? »

« Gouvernement de François Bayrou : Y a-t-il encore un pilote dans l’avion ? »

TITRE FRANCE INFO « Face aux tensions et à l’indiscipline au sein de son gouvernement, Emmanuel Macron a rappelé, jeudi ses ministres à l’ordre, mais affaibli depuis la dissolution, le chef de l’État peine à reprendre la main sur un exécutif fracturé et déjà en campagne pour 2027. »

« La France va vivre sa première cure d’austérité » depuis les années 1980, selon le patron de Bpifrance « 

TITRE SUD OUEST « Le directeur général de Bpifrance, Nicolas Dufourcq, prévoit un choc d’austérité, notamment sur les I dépenses sociales, à l’approche des annonces budgétaires de François Bayrou »

MISE À JOUR :

« Plein de pays vivent sans » … Peut-on se passer de Budget et enchaîner les années blanches jusqu’en 2027 ? »

TITRE 20 MINUTES « Le gouvernement ne ferme pas la porte à une « année blanche »économique, soit un gel des dépensé Ste publiques sans passer par un nouveau Budget. Coup de génie ou fuite en avant économique et politique ?

Le gouvernement français « n’écarte pas » l’idée de ne pas avoir de budget 2026 pour éviter un vote de censure. Une « année blanche » qui gèlerait les dépenses au niveau de 2025 et permettrait de réaliser 5,7 milliards d’économies sans débat parlementaire.

D’apparence hasardeux, ce plan possède plusieurs réelles qualités : il permet des économies sans se fouler et évite une instabilité politique renforcée qui serait catastrophique pour les marchés financiers. »

« Emmanuel Macron reçoit plusieurs ministres à déjeuner à l’Elysée pour élaborer un budget à sa sauce »

TITRE LIBÉRATION « Le chef de l’Etat a évoqué, ce lundi 7 juillet, avec Eric Lombard et Amélie de Montchalin les arbitrages prévus pour 2026. Sans volonté d’intervenir, assure l’Elysée, mais pour souligner tout de même «l’importance de la politique de l’offre». »

« Budget, censure et fin de règne… La rentrée de tous les dangers pour Macron et Bayrou »

TITRE LE POINT «  Le Parlement achevant ses travaux cette semaine, la survie du gouvernement se jouera à l’automne. Tout est possible, y compris le pire…

« Cela finira en crise de régime », prédit un ancien Premier ministre en ce début juillet, alors que se profile un blocage parlementaire sur le budget à la rentrée. Quoi qu’annonce François Bayrou mardi prochain sur les 40 milliards d’économie , tout indique que les partis resteront sur leurs positions irréconciliables : pas d’impôt supplémentaire pour la droite, pas de coupes dans le social pour la gauche, moins de crédits consacrés à l’Europe et l’immigration pour le RN. Après un semblant de palabres, le Premier ministre devrait recevoir… »

ARTICLE – Et si Bayrou claquait la porte ?

Tous le disent déjà installé dans le couloir de la mort, sous le feu de ses propres ministres et du président lui-même, qui comptent les jours avant son départ.

Par Serge Raffy Publié le 07/07/2025 LE POINT

On ne tire pas sur une ambulance ! Encore moins sur le patient qui, toutes sirènes hurlantes, fonce vers un destin funeste ? C’est écrit : le sort de François Bayrou est scellé. Il ne lui reste plus que quelques semaines à tenir dans le couloir de la mort dans lequel il s’est aventuré. Faut-il pour autant lui jeter la pierre ? N’a-t-il pas, au fond, fait preuve d’héroïsme à prétendre conduire une voiture sans direction et sans freins ? Allez, et si l’on tentait de lui filer un coup de main ?

Comment apporter aide et réconfort à notre valeureux Premier ministre, plus seul que jamais, abandonné de tous, même de son président qui lui fait la leçon en lui reprochant de ne pas tenir son gouvernement, cet aréopage de garnements turbulents et ingérables. Cher François, comme vous avez raison de dire qu’on ne gère pas des poids lourds comme une classe enfantine.

À lire aussi : Les indiscrets : les curieuses retrouvailles entre Bayrou et SarkozyVous qui rêviez d’attaquer l’Himalaya par sa façade la plus improbable, vous le Pyrénéen revendiqué, vous vous retrouvez au ras des pâquerettes, à peine au-dessus du niveau de la mer, à tenter de sauver les meubles d’un macronisme finissant et crépusculaire. Dans ce rôle de mameluk de sa majesté, vous êtes le parfait bouc émissaire, le majordome que le président, persifleur et ingrat, rabroue et égratigne à chaque occasion. Dans son entourage, on répète que ce poste, vous êtes allé le chercher avec les dents, que vous n’avez que ce que vous méritez. Quelle ingratitude !

Sodome et Gomorrhe

Alors, pour donner le change, vous jouez les vieux sages fatigués, la voix traînante, d’un ton rauque de fin de session parlementaire. Vous faites du Michel Barnier sans le vouloir. Depuis Matignon, vous essuyez les plâtres de la désastreuse dissolution. Vous tentez de nous faire croire que d’ici la rentrée de septembre, voire d’octobre, vous allez finir par faire voter le budget du pays pour 2026.

Vous êtes un adepte forcené de la méthode Coué, car, avouez-le, qui peut croire encore que vous allez vous sortir du guêpier de cette « chambre introuvable » ? Certains vous voient comme un éternel optimiste, d’autres comme un politique à l’ego plus élevé que le pic du Midi d’Ossau. Alors, vous résistez à tous les assauts, ceux de vos ministres, de tous bords, déjà sur la rampe de lancement de 2027 et qui n’ont de cesse de vous clouer au pilori. Ceux aussi des leaders des partis au Parlement qui attendent tous la fin de ce qu’ils appellent « l’incongru épisode Bayrou ».

Malgré votre pedigree de vieux briscard qui a connu presque tous les gouvernements de la Ve République depuis Giscard, vous êtes condamné aux jets de pierre, aux phrases assassines. Ce n’est plus l’enfer de Matignon, mais Sodome et Gomorrhe. Le grand paradoxe dans cette affaire ? Vous le partisan invétéré de la proportionnelle, vous gérez aujourd’hui une Assemblée nationale qui ressemble furieusement à ce qu’on a connu de pire sous la IVe République, celle du temps de la proportionnelle, où paralysie et instabilité fragilisaient le pays au point que les Français plébiscitèrent le retour du général de Gaulle au pouvoir, puis adoubèrent la Constitution de la Ve République.

Plus qu’un encombrant

Emmanuel Macron a beau laisser entendre que vous êtes entré à Matignon par effraction, en jouant des coudes, vous étiez, au fond, le seul à pouvoir comprendre la situation dans laquelle la France est plongée, à la suite de la folle et incompréhensible dissolution. C’est ce qu’on a cru entendre, au début de vos fonctions, rue de Varenne. On imaginait le maquignon du gave de Pau entourlouper ses alliés du socle commun, avec ce côté père tranquille qui en a vu d’autres. On le voyait jouer la montre, faire traîner les dossiers, pour tenir encore jusqu’à l’automne.

À lire aussi : Fiscalité : le scandaleux ballon d’essai du gouvernementMais il semblerait que les choses s’accélèrent rudement, que l’immense majorité des parlementaires, tous tournés vers les municipales et l’élection de 2027, veulent provoquer un électrochoc au plus vite, en vous renvoyant dans vos pénates pyrénéens. À ce jeu du maître des horloges en perdition, vous êtes devenu un Premier ministre tellement impopulaire que vous n’êtes plus qu’encombrant pour ce président qui n’a toujours pas compris qu’il a perdu les élections législatives en juillet dernier.

Vous êtes déjà sur sa liste du couloir de la mort. Et si, vous, l’homme libre, le dernier mousquetaire d’une époque révolue, le dinosaure de l’extrême centre, claquiez la porte, avant l’hallali, pour ne pas subir le déchaînement d’opprobre que l’on voit venir comme un nuage à l’horizon. Pourquoi payer l’addition pour un autre ?

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