
APRÈS LES PROMESSES MENSONGÈRES, LA VÉRITÉ :
1. AUCUN EFFORT DES ADMINISTRATIONS, MAIS UN EFFORT DES FRANÇAIS
« Notre« Notre pronostic vital comme État est engagé. » Le premier ministre François Bayrou s’est voulu excessivement catastrophiste lors de sa présentation, mardi 15 juillet, des orientations budgétaires pour l’année 2026. Il a annoncé près de 44 milliards d’euros d’économies pour l’année prochaine, afin de faire passer le déficit de 5,4 % du PIB en 2025 à 4,6 % en 2026.
Alors que l’on annonçait depuis des semaines 40 Milliards d’économie ( dépenses budgétaires nettes en moins ) c’est en réalité une réduction du déficit d’un montant analogue qui est prévu ( ce que l’on appelle un « effort « )
Cette réduction du déficit n’est pas obtenue par une baisse des dépenses : le budget de l’Etat ne baisse pas et celui de La Défense augmente de plus de 6 Milliards, c’est la fiscalité et la réduction du pouvoir d’achat qui financent cet « effort ».
Effort des français et non pas effort des administrations.
François Bayrou regrette que les Français soient « devenus accros à la dépense publique« , mais pourquoi renonce t il à la faire baisser ?
1 BIS. L’APPEL TANT RÉPÉTÉ À LA VÉRITÉ … ET POURTANT LA MASCARADE EST DÉVOILÉE
En toile de fond, en lettres bleues, «la vérité permet d’agir» a laissé place au «moment de vérité». «Il est des moments dans l’histoire des peuples où ils ont rendez-vous avec eux-mêmes et ce moment est de ceux-là»
Le premier ministre s’est pourtant aujourd’hui encore présenté dans sa conférence de presse comme un porteur de « vérité » cherchant à faire passer l’idée que des économies sont envisagées – alors qu’il n’en est rien
« C’était flagrant, écrit LIBÉRATION, comme le nez au milieu du visage : François Bayrou, l’élocution plus fluide qu’à l’accoutumée, a kiffé son «moment de vérité». C’est ainsi qu’il avait décidé de baptiser la présentation de ses deux plans pour trouver dans le prochain budget non pas 40 milliards mais 43,8 milliards, hausse des dépenses militaires voulue par Emmanuel Macron oblige. C’était flagrant avant même qu’il ne commence à parler, quand il a, en arrivant, embrassé comme du bon pain ses ministres assis au premier rang.
C’était flagrant dans son introduction d’un quart d’heure sur «la malédiction de la dette qui n’a pas d’issue», sur «ce moment critique de notre histoire», «cette dernière station avant la falaise». Ou quand il a conclu, avec un sourire détaché et des accents quasi présidentiels, en évoquant cette «vie politique menacée de dissolution» à force d’avoir repoussé, justement, «ce moment de vérité» face au mur budgétaire. »
Pas d’ambiguïté sur la teneur du mensonge : L’ensemble des économies espérées est porté à 43,8 milliards d’euros, a déclaré le premier ministre dans son discours. ( LE FLOU EN PLUS : Au « 20 heures » de France 2, le ministre de l’économie, Eric Lombard, a souligné que les orientations annoncées ce jour n’étaient pas « fixes », et qu’il existait encore des « marges de négociation ».
VOIR L’ARTICLE DU MONDE CI CONTRE
2. LE BUDGET DE L’ÉTAT NE SERA PAS EN DIMINUTION :
L’Etat ( le couple de l’exécutif et les administrations) prouvent une fois de plus leur impuissance ( et leur manque de courage ) à réduire les dépenses.
Gel » des dépenses de l’Etat, CAD aucune diminution des dépenses. « Aucun département ministériel ne sera exempté. Tous les ministères seront solidaires de cet effort collectif »
« L’Etat se fixe comme première règle de ne pas dépenser davantage à l’euro près en 2026 qu’en 2025, à l’exception de l’augmentation de la charge de la dette et des dépenses supplémentaires pour le budget des armées » FB
Idem pour les opérateurs ( agences …) qui ne voient pas leur budget diminuer
Mais des hausses pour la charge de la dette et les dépenses supplémentaires pour le budget des armées.
Le premier ministre, a toutefois annoncé la mise en place « une règle de non-remplacement d’un fonctionnaire sur trois partant à la retraite (…) pour les années qui viennent ». On connaît le sort de cette promesse du regime Macron depuis 2017.
En réalité, le PM a annoncé vouloir modérer – et modérer seulement – l’évolution de la masse salariale de la fonction publique, qui a bondi l’an passé de 6,7 % (pour celle de l’Etat).
NB : si les budgets de l’Etat ne baissent pas malgré de la fiscalité en plus et des prestations en moins pour les français, c’est que des dépenses nouvelles sont « permises « en partie par la fiscalité supplémentaire et la baisse des prestations.
MISE À JOUR
2 BIS . L’AVEU D’AMÉLIE DE MONTCHALIN : DES DÉPENSES EN HAUSSE DE 20 Mds SEULEMENT !
« L’enjeu, dans les trois ou quatre prochaines années, c’est que l’ensemble de nos dépenses publiques n’augmentent pas de 60 milliards mais de 20 milliards d’euros par an », a notamment indiqué la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin, invitée de la deuxième édition des rencontres de la dépense publique, organisée par Acteurs publics en partenariat avec la Cour des comptes jeudi 10 juillet.
Et pour ralentir l’envolée des dépenses, la santé semble être une des cibles privilégiées.
3. UNE FISCALITÉ AGGRAVÉE :
Gel du barème des impôts, ( comme de celui des prestations sociales et des retraites ) Cela représente 7 milliards d’euros.
Gel des barèmes de l’impôt sur le revenu et de la contribution sociale généralisée
Le barème de l’impôt sur le revenu ne sera pas non plus modifié, ce qui représenterait une hausse d’impôt pour les 17 millions de foyers imposables. 280.000 personnes jusqu’alors non imposables vont devoir commencer à payer l’impôt. Au total, l’OFCE estime que le gel du barème rapporterait 2,6 milliards d’euros. Soit 1 milliard de plus qu’attendu par le gouvernement.
Création d’une « contribution de solidarité » pour les Français « les plus fortunés »
Augmentation des cotisations sociales taxes et impôts par la uppression de deux jours fériés
Suppression de certaines réductions fiscales ( niches. ) qui aggraveront le taux de fiscalité
Augmentation de la fiscalité des retraités par suppression de la réduction forfaitaire de 10% ( remplacée par un forfait de 2000 euros pour tous les retraités )
La fiscalité des retraités qui gagnent « plus de 20.000 euros par an sera légèrement augmentée » a expliqué le ministre de l’Économie.
« On va transformer la déduction de 10% des revenus en une déduction de 2.000 euros pour tout le monde », a déclaré Éric Lombard sur France 2.
« Pour tous les retraités qui sont au début de l’échelle des impôts (…), leur fiscalité va baisser. Et effectivement en compensation, la fiscalité des retraités qui gagnent plus de 20.000 euros par an sera légèrement augmentée, c’est une mesure de justice sociale », a-t-il ajouté.
Une ponction sur les collectivités territoriales avec sa conséquence sur la fiscalité locale qui pèse sur les français
Nouvelle taxe pour les entreprises qui imposent des retards de paiements trop longs à leurs partenaires commerciaux,« jusqu’à 1 % du chiffre d’affaires », confondant certainement le chiffre d’affaires avec le bénéfice.
Nouvelle taxe sur les petits colis .
4.,UN POUVOIR D’ACHAT AMPUTÉ
Gel descends retraites. Ce qui viendra amputer le pouvoir d’achat. « On aura exactement le même montant des retraites pour chaque pensionné que celles qu’on avait en 2025 », a détaillé François Bayrou. « L’ensemble des prestations sociales seront maintenues en 2026 à leur niveau de 2025 et il n’y aura pas d’exception ».
Gel des prestations sociales, et amputation du pouvoir d’achat
Instauration d’un plafond maximal d’aides sociales pouvant être touchées par une seule personne.
Chasse aux « niches sociales «
Doublement des restes à charge des français: Les franchises médicales, sur les médicaments vont voir leur plafond maximal doubler, à 100 euros, contre 50 euros jusqu’ici, par an et par assuré. Gain de 5 Milliards aggravant le pouvoir d’achat d’autant.
François Bayrou demande « un effort » aux malades pour baisser le déficit de la sécurité sociale. Il faut faire « un effort », juge le Premier ministre qui dénonce par exemple « des examens médicaux identiques à parfois deux semaines d’écart ».
« Il faut responsabiliser les patients », estime encore le chef du gouvernement qui juge que « trop de médicaments sont consommés ».
Réduction des prises en charge pour malades chroniques, soit ces 13 millions de patients reconnus en affection de longue durée (ALD).
Réduction des arrêts maladie pris en charge .
Nouvelle réduction envisagée pour les allocations chômage .
« Simplification » du monde du travail par « des ordonnances ». « Nous devons en passer par moins de subventions pour avoir plus de liberté ».
Modification du droit du travail qui pourrait passer par un toilettage du code du travail.
ARTICLE – Suppression de deux jours fériés, « année blanche », gel des dépenses de l’Etat… Les principales annonces de François Bayrou sur le budget 2026
Le premier ministre a annoncé, mardi, des mesures drastiques pour réduire le déficit public de 43,8 milliards d’euros en 2026. Le chef du gouvernement a averti que « tout le monde » allait « devoir participer à l’effort » de redressement des dépenses publiques.
Son projet, se décline en deux phases : « un plan pour dire “stop la dette” » et un plan « pour dire “en avant la production” ». L’objectif final est de ramener le déficit à 4,6 % du PIB l’an prochain, contre 5,8 % en 2024. Le tout dans un contexte international inflammable, entre tensions commerciales et militaires, ce qui a conduit le chef de l’Etat, Emmanuel Macron, à demander dimanche un effort additionnel de 3,5 milliards d’euros en 2026 pour la défense.
Suppression de deux jours fériés
« Il faut que toute la nation travaille plus (…) pour que l’activité du pays dans son ensemble soit plus importante dans l’année, pour que la situation de la France s’améliore. Je propose donc que deux jours fériés soient supprimés », a déclaré François Bayrou, citant « comme exemples » le « lundi de Pâques, qui n’a aucune signification religieuse, et le 8-Mai ». Le chef du gouvernement s’est dit « prêt à en accepter ou en examiner d’autres ».
« Ce n’est pas du tout la même chose » qu’« une journée de solidarité dont on ne vérifierait pas vraiment si elle est accomplie ou pas, et qui se traduirait uniquement par des prélèvements sur les entreprises », a ajouté le chef du gouvernement, assurant vouloir « combattre » le « désenchantement face au travail ».
Une « année blanche » et un gel des dépenses de l’Etat
Le chef du gouvernement a annoncé un gel du barème des impôts, des prestations sociales et des retraites en 2026 afin de limiter la progression des dépenses de « 7 milliards d’euros ». « On aura exactement le même montant des retraites pour chaque pensionné que celles qu’on avait en 2025 », a détaillé François Bayrou. « L’ensemble des prestations sociales seront maintenues en 2026 à leur niveau de 2025 et il n’y aura pas d’exception », a-t-il ajouté. « Les barèmes de l’impôt sur le revenu et de la contribution sociale généralisée seront eux aussi maintenus à leur niveau de cette année », a encore détaillé le premier ministre.
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Il a aussi annoncé un « gel » des dépenses de l’Etat. « L’Etat se fixe comme première règle de ne pas dépenser davantage à l’euro près en 2026 qu’en 2025, à l’exception de l’augmentation de la charge de la dette et des dépenses supplémentaires pour le budget des armées », a dit le premier ministre, qui a annoncé la mise en place « une règle de non-remplacement d’un fonctionnaire sur trois partant à la retraite (…) pour les années qui viennent ».
Une « contribution de solidarité » pour les « plus hauts revenus »
François Bayrou a par ailleurs annoncé la création d’une « contribution de solidarité » pour les Français « les plus fortunés », en martelant que « l’effort de la nation se doit d’être équitable » pour redresser les finances publiques. Cette contribution « devra faire participer à l’effort national les plus hauts revenus », a-t-il dit, en rappelant aussi sa volonté de « lutter contre l’optimisation abusive des patrimoines non productifs ».
Dans la foulée, il a annoncé le dépôt « à l’automne » d’un projet de loi « contre la fraude sociale et fiscale », pour « mieux la détecter, la sanctionner et recouvrer l’argent perdu ». Il a précisé vouloir agir sur les « niches fiscales et sociales qui profitent d’abord aux ménages les plus aisés et aux grandes entreprises ». Le premier ministre souhaite d’abord faire « la chasse aux niches fiscales inutiles, inefficaces, en commençant par les dispositifs qui arrivent à extinction ». Il a également estimé que « des avantages pour frais professionnels pour les retraités ne sont pas absolument justifiés ». « Mais il ne faut pas toucher les petites retraites et les retraites moyennes », a-t-il tout de même précisé.
5,3 milliards d’euros d’économies demandés aux collectivités territoriales
L’Etat va demander 5,3 milliards d’euros d’économies aux collectivités en 2026, selon un document transmis par Matignon à la presse mardi lors de la présentation du plan d’économies de François Bayrou. Le dispositif de ponction des recettes fiscales des collectivités, qui s’élève à 1 milliard d’euros en 2025, sera « reconduit » pour le budget 2026, a annoncé le premier ministre. Ces 5,3 milliards d’économies, « c’est 13 % de l’effort global », a précisé à la presse François Rebsamen, ministre de l’aménagement du territoire, qui a pris la parole quelques minutes après le discours de François Bayrou.
Dépenses de santé : un « effort » de 5 milliards d’économies
Pour arriver à 5 milliards d’euros d’économies – soit un montant similaire à la somme inscrite initialement au précédent budget –, le premier ministre s’est avancé sur une mesure qui touchera directement tous les patients : les franchises médicales, soit cette somme restant à leur charge quand ils achètent des médicaments, vont voir leur plafond maximal doubler, à 100 euros, contre 50 euros jusqu’ici, par an et par assuré.
Une autre annonce concerne les malades chroniques, soit ces 13 millions de patients reconnus en affection de longue durée (ALD). Le chef du gouvernement a repris plusieurs propositions émises par l’Assurance-maladie, en appelant de ses vœux un contrôle plus important des remboursements de médicaments, et une sortie de ce régime quand l’état de santé de la personne ne « justifie plus » une prise à charge à 100 % de l’Assurance-maladie obligatoire.
Attendu sur la question des arrêts maladie, en forte augmentation depuis plusieurs années, le premier ministre n’a pas précisé dans le détail comment il espérait mettre fin à ce qu’il qualifie de « dérive ». Aujourd’hui, au-delà de trente jours d’arrêt, le salarié ne peut pas reprendre le travail sans l’avis d’un médecin du travail, a souligné François Bayrou. Il a préconisé que le médecin généraliste puisse aussi décider d’un retour au travail (hors cas de maladies professionnelles et d’accidents du travail).
Allocation sociale unifiée
Le chef de gouvernement a annoncé qu’il proposerait au Parlement, « avant la fin de l’année », un projet de loi « créant une allocation sociale unifiée, pour une solidarité plus lisible et qui donne toujours la priorité au travail ». Le versement social unique, qui fusionnerait plusieurs prestations sociales (RSA, prime d’activité…), est une ancienne promesse de campagne d’Emmanuel Macron pour lutter notamment contre le taux de non-recours de certaines aides.
Négociations sur « l’assurance-chômage » et le « droit du travail »
Six mois après la dernière loi sur l’assurance-chômage, le premier ministre a annoncé son intention de réformer à nouveau et de débattre avec les partenaires sociaux sur les indemnisations des demandeurs d’emploi afin notamment de « faciliter les recrutements » et d’augmenter les offres d’emploi. Il a aussi dit vouloir ouvrir les discussions sur le droit du travail « pour améliorer les conditions de travail pour tous », a précisé le ministre.
Mesures pour augmenter la production du pays
Le premier ministre a présenté un « plan » afin d’augmenter la production du pays. Il souhaite ainsi durcir les sanctions contre les entreprises qui imposent des retards de paiements trop longs à leurs partenaires commerciaux, en leur imposant une punition financière pouvant aller « jusqu’à 1 % du chiffre d’affaires ».
Il a aussi dit vouloir la mise en place d’« une taxe sur les petits colis », afin de « protéger nos commerces et nos producteurs de la marée de concurrence déloyale qui les assaille ».
Le premier ministre a enfin annoncé un investissement de 900 millions d’euros à destination des jeunes entreprises innovantes, au milieu de nombreuses pistes d’économies. « Nous consacrerons 900 millions d’euros de financement en fonds propres supplémentaires à l’investissement dans les entreprises », a-t-il déclaré, soulignant que le capital-risque était « un outil puissant pour l’innovation et la croissance des entreprises ».