

1. BILLET – Le naufrage des grands corps de l’Etat
Antoine MENDRAS MAGISTRAT ( publié sur les médias sociaux )
Avec la réforme de la haute fonction publique la Cour des Comptes et le Conseil d’Etat s’étaient employés à conserver la maîtrise de leurs recrutements, en veillant à ce que les commissions d’intégration restent sous le contrôle du premier président de la Cour et du vice président du Conseil d’Etat.
Le dispositif mis en place ne manque pas d’efficacité mais il est néanmoins délétère pour l’image des deux institutions, dont le fonctionnement s’apparente à celui d’ organisations « quasi-mafieuses »
Pour ceux qui souhaitent s’informer sur ce naufrage des grands corps de l’Etat, je recommande l’article du Figaro : « La Cour des comptes, cimetière des éléphants socialistes où Pierre Moscovici fait régner la loi de la jungle » .
Des recrutements très politiques qui soulignent l’habileté avec laquelle Pierre Moscovici a étendu son emprise sur la Cour. Et encore l’article omet de citer certains noms, qui révèlent des profils très politiques, quelle que soit leur tendance, qui n’hésitent pas d’ailleurs à bafouer leur devoir de réserve en intervenant sans cesse dans les médias .
Au Conseil d’Etat c’est à peu de choses près la même chose. Le vice-président et quatre des présidents de section sont d’anciens directeurs de cabinet de ministres socialistes.
Mais surtout l’institution entretient la confusion des fonctions juridictionnelles et des fonctions administratives, dont notamment la gestion de la carrière des magistrats, au mépris des principes fondamentaux de l’impartialité et de l’indépendance, sans lesquels il ne peut y avoir de justice digne de ce nom dans un Etat de droit.
Qu’on ne s’y trompe pas, l’Etat ne pourra pas se réformer en profondeur tant que perdure une telle corruption à son plus haut niveau et que ne s’affirme pas, au plan politique, la volonté d’y mettre un terme.
2. BILLET – La Cour des comptes est dirigée par des socialistes depuis 2010
TENAUD DUTREIL ANCIEN MINISTRE ( publié sur les médias sociaux )
Mais encore ? La Cour des Comptes a un coût élevé. Plus de 220 millions d’euros par an prélevés sur le contribuable. Si elle n’est pas politiquement responsable de la dérive des finances de la nation, elle ne semble avoir aucune influence technique ou morale sur son cours.
Elle est comme un Commissaire aux Comptes dont personne ne se soucierait du rapport, des alertes, des recommandations. Son autorité en matière de réduction des déficits et de la dette est quasi nulle.
Bon nombre de ses missions pourraient être exercées par d’autres administrations, pour un coût moindre. Chaque citoyen devrait donc se poser la question : mais à quoi sert la Cour des Comptes ? Il faut être socialiste pour avoir une réponse à cette question : la Cour accueille des politiciens socialistes en perdition comme aujourd’hui Najat Vallaud-Belkacem, compagne du chef du groupe socialiste à l’Assemblee Nationale, Boris Vallaud.
Récemment, la Cour a annoncé la publication d’un rapport à charge sur les #pactesDutreil, pourtant essentiels à la survie des entreprises familiales françaises.
Ce rapport, bien qu’il fasse le jeu du capitalisme financier international en sapant la base de notre économie nationale, est tout droit sorti du Parti Socialiste dont il exprime le dogme anti entreprise et l’idéal égalitaire applicable à tous sauf aux socialistes. Je connais de nombreux magistrats compétents et dévoués à la Cour.
Ils devraient s’insurger contre l’assujettissement de leur Corps, qui fut un grand Corps, à un tout petit parti de prébendiers.
3. Épinglé par la Cour des comptes, un proche de Lecornu atterrit… à la Cour des comptes
Philippe Gustin, ancien directeur de cabinet de Sébastien Lecornu, a été nommé récemment conseiller maître à la Cour des comptes. La Cour l’avait justement épinglé en 2021 quand il était affecté au ministère des outre-mer.
« Il« Il faut faire subir aux 1ères le même sort qu’à France Ô. » Le 14 janvier 2021, Philippe Gustin fulmine sur la liste WhatsApp des conseillers du ministre des outre-mer Sébastien Lecornu. Confronté à des reportages incisifs et questionné sur un soupçon de favoritisme dans l’Eure, le ministre passe alors un mauvais moment sur le plateau de la chaîne Guadeloupe La 1ère, du portail outre-mer de France Télévisions. Furieux, celui qui est alors son directeur de cabinet veut tuer la chaîne, et mettre fin à sa diffusion comme l’État l’a fait avec la chaîne France Ô, qui s’est éteinte six mois plus tôt.
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