
À LIRE SUR METAHODOS :
LA PROMESSE (78) DU RÉARMEMENT DÉMOGRAPHIQUE « VOUÉE À L’ÉCHEC » ? LES CAUSES D’UNE CHUTE RÉCENTE – DOSSIER (JANVIER 2024)
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Utiliser un vocabulaire militaire – on va voir ce qu’on va voir … pas grand chose depuis 2021, 2024. Aujourd’hui on relance
Les termes militaires, une habitude ( Covid, Ukraine, civisme, armée … « réarmer… » « nous sommes en guerre « ), une posture qui sous entend une urgence absolue , une action immédiate et déterminée. Et pourtant, on attend depuis 2021 déjà.
Mais l’urgence a été relancée en janvier 2024 , puis tout. récemment
Qu’est-ce qu’un réarmement ? Le réarmement concerne exclusivement le rééquipement en armes.
Nous sommes dans le domaine explicitement militaire. L’armement est notamment une terminologie maritime, désignant l’action de doter un navire en équipage, en matériel, et armes.
Depuis début 2024, le président français est blâmé ou moqué pour l’emploi de mots jugés trop belliqueux quand il s’agit d’infertilité et de fécondité.
Le vocabulaire sous tend un laisser aller, un fléchissement ? Peut être, mais les actes forts et immédiats n’arrivent pas. Choix de posture plus que volonté d’agir.
MAI 2023 : MOBILISATION DE L’ENSEMBLE DE L’EXÉCUTIF
Le chef de l’État alerte sur les conséquences de la baisse du nombre de naissances.
Il s’en est même ému lors d’une réunion à l’Élysée, jusqu’à demander à son bras droit, Alexis Kohler, le secrétaire général du palais, de mobiliser l’ensemble du gouvernement pour faire remonter des propositions.
« On se donne jusqu’à la fin de l’année pour trouver des pistes » … puis, rien de concret. VOIR ARTICLE
JANVIER 2024 : LE RÉARMEMENT
Lors de la grande conférence de presse tenue au palais de l’Elysée, Emmanuel Macron est notamment revenu sur la nécessité d’opérer un « réarmement démographique » de la France pour enrayer la baisse de la natalité à laquelle est confronté le pays (-6,6% en 2023). Pour y parvenir, le chef de l’Etat a annoncé la mise en oeuvre d’un « grand plan » pour lutter contre le « fléau de l’infertilité ». VOIR ARTICLE
JANVIER 2025 : LE RÉARMEMENT RÉARMÉ
Sensibilisation du grand public, prévention, amélioration de l’accès aux soins et du parcours des patients en PMA… Dans le cadre du « réarmement démographique » défendu par le chef de l’Etat il y a un an, les mesures contre l’infertilité restent en grande partie en suspens. VOIR ARTICLE
AOÛT 2025 : RELANCE
Nouvelle alerte, nouvelles injonctions, réunions, annonces. A la recherche de solutions pour remettre la courbe dans le bon sens, le chef de l’Etat a chargé la ministre de la Santé, Catherine Vautrin, de lancer une stratégie nationale à l’automne.
Après une première réunion à l’Elysée mi-juillet, une autre est prévue à la rentrée autour du chef de l’Etat.
« Cela ressemble à Pierre et le Loup, c’est le Président et la natalité. Bientôt deux ans après l’appel au « réarmement démographique » lancé par Emmanuel Macron, la France a basculé du mauvais côté de la courbe de natalité. » L’OPINION
SEPTEMBRE 2025 : « UNE STRATÉGIE NATIONALE » ANNONCÉE
A la recherche de solutions pour remettre la courbe dans le bon sens, le chef de l’Etat a chargé la ministre de la Santé, Catherine Vautrin, de lancer une stratégie nationale à l’automne.
NOUS VOUS PROPOSONS 5 ARTICLES
JANVIER 2024 : « Réarmement démographique » : bilan de fertilité à 25 ans, congé de naissance, places en crèche… les pistes de l’exécutif se précisent
JUILLET 2017 : ARTICLE – Quand Emmanuel Macron véhicule des clichés sur la fécondité des Africaines
MAI 2023 : ARTICLE – Macron s’inquiète
ARTICLE / Macron s’inquiète pour la natalité
JUILLET 2017 : ARTICLE – Pour Macron, le développement de l’Afrique passe par la baisse de la fécondité
JANVIER 2024 : « Réarmement démographique » : bilan de fertilité à 25 ans, congé de naissance, places en crèche… les pistes de l’exécutif se précisent
Publié le 24/01/2024 V.M.
Pour enrayer la baisse de natalité observée ces dernières années, l’exécutif planche actuellement sur plusieurs pistes dont les contours se précisent après le discours du président de la République, la semaine dernière, qui évoquait la nécessité d’opérer un « réarmement démographique ».
Mardi dernier, lors de la grande conférence de presse tenue au palais de l’Elysée, Emmanuel Macron est notamment revenu sur la nécessité d’opérer un « réarmement démographique » de la France pour enrayer la baisse de la natalité à laquelle est confronté le pays (-6,6% en 2023). Pour y parvenir, le chef de l’Etat a annoncé la mise en oeuvre d’un « grand plan » pour lutter contre le « fléau de l’infertilité ».
À lire aussi : DOSSIER. Démographie : avec moins de 700 000 naissances en 2023, la France face au défi de la dénatalité
Ce lundi, l’entourage du président de la République a indiqué que celui-ci sera dévoilé dans un délai de six mois maximum. La veille, La Tribune dimanche dévoilait les contours du dispositif qui pourrait être élaboré par l’exécutif.
JUILLET 2017 : ARTICLE – Quand Emmanuel Macron véhicule des clichés sur la fécondité des Africaines
12 JUIL. 2017 Mis à jour le 24 déc. 2021 Léa Baron. POLITISÉ
Emmanuel Macron a tenu des propos sur l’Afrique qui font polémique : « Quand des pays ont encore aujourd’hui sept à huit enfants par femme, vous pouvez décider d’y dépenser des milliards d’euros, vous ne stabiliserez rien. » ©Images de l’extrait vidéo publié par Politis
« Quand des pays ont encore aujourd’hui sept à huit enfants par femme, vous pouvez décider d’y dépenser des milliards d’euros, vous ne stabiliserez rien. » La phrase lancée par Emmanuel Macron lors du sommet du G20 à Hambourg a suscité réactions et critiques. Les femmes seraient-elles encore responsables de faire trop d’enfants et d’accentuer le sous-développement et la surpopulation ? Les réponses de la politologue Françoise Vergès et du démographe Gilles Pison.
Démographie : la France face au péril vieux
TITRE L’OPINION 4 août 2025 QUI POURSUIT : Le taux de fécondité de la France se rapproche du seuil en deçà duquel le non-renouvellement des générations devient irréversible. Après une première réunion à l’Elysée mi-juillet, une autre est prévue à la rentrée autour du chef de l’Etat
Pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, le nombre de décès en France a dépassé le nombre de naissances. Cette inversion de la pyramide des âges met en péril le financement du modèle social. A la recherche de solutions pour remettre la courbe dans le bon sens, le chef de l’Etat a chargé la ministre de la Santé, Catherine Vautrin, de lancer une stratégie nationale à l’automne.
Cela ressemble à Pierre et le Loup, c’est le Président et la natalité. Bientôt deux ans après l’appel au « réarmement démographique » lancé par Emmanuel Macron, la France a basculé du mauvais côté de la courbe de natalité. Entre mai 2024 et mai 2025, le nombre de décès a dépassé le nombre de naissances, une première depuis la Seconde Guerre mondiale. Désormais, le renouvellement des générations n’est plus assuré, et c’est tout le financement du modèle social français qui menace de s’effondrer.
MAI 2023 : ARTICLE – Macron s’inquiète
Par Michel Janva le 20 mai 2023
La semaine dernière, l’Insee publiait ses dernières statistiques mensuelles sur la natalité en France… en berne pour le mois de mars : 1 816 naissances, soit le plus bas niveau depuis 1994, hors confinement, pour un mois pareil. Une tendance qui ne fait d’ailleurs que s’accélérer après le bilan démographique 2022 publié en janvier dernier par l’Institut, et déjà historique puisque jamais depuis 1946 la France n’avait compté sur une année entière un taux de fécondité aussi faible (1,8 enfant par femme).
« À ce rythme-là, on va descendre sous le chiffre de 1,7 d’ici à fin décembre, avec le risque d’avoir plus de morts que de naissances », s’inquiète un conseiller, en posant le problème du renouvellement de génération qui va se poser pour la démographie, « et des conséquences sur notre économie et notre équilibre social ». Cela n’a pas échappé à Emmanuel Macron. Dernièrement, le président de la République s’en est même ému lors d’une réunion à l’Élysée, jusqu’à demander à son bras droit, Alexis Kohler, le secrétaire général du palais, de mobiliser l’ensemble du gouvernement pour faire remonter des propositions.
« On se donne jusqu’à la fin de l’année pour trouver des pistes », ajoute-t-on dans son entourage, en évoquant de potentielles mesures fiscales incitatives et en rappelant des dispositions déjà prises lors du précédent quinquennat, comme le doublement du congé paternité depuis le 1 er juillet 2021. « Sur la démographie, il faut reprendre toutes les questions, comme celle des gardes d’enfants pour les mamans qui travaillent, ou encore celle de la part fiscale entière dès le premier enfant », pousse aussi en petit comité le patron du MoDem, François Bayrou.
ARTICLE / Macron s’inquiète pour la natalité
Le chef de l’État alerte sur les conséquences de la baisse du nombre de naissances. Il a récemment demandé que le gouvernement fasse des propositions pour tenter de relancer la natalité.
Par Olivier Beaumont Le 16 mai 2023 LE PARISIEN
Le chiffre est un peu passé inaperçu, il n’empêche pas de donner quelques sueurs froides au sommet de l’État. La semaine dernière, l’Insee publiait ses dernières statistiques mensuelles sur la natalité en France… en berne pour le mois de mars : 1 816 naissances, soit le plus bas niveau depuis 1994, hors confinement, pour un mois pareil. Une tendance qui ne fait d’ailleurs que s’accélérer après le bilan démographique 2022 publié en janvier dernier par l’Institut, et déjà historique puisque, jamais, la France n’avait compté sur une année entière un taux de fécondité aussi faible depuis 1946 (1,8 enfant par femme).
« À ce rythme-là, on va descendre sous le chiffre de 1,7 d’ici fin décembre, avec le risque d’avoir plus de morts que de naissances », s’inquiète un conseiller, en posant le problème du renouvellement de génération qui va se poser pour la démographie, « et des conséquences sur notre économie et notre équilibre social
JANVIER 2025 : ARTICLE – Lutte contre l’infertilité : le « grand plan » promis par Macron toujours attendu
Sensibilisation du grand public, prévention, amélioration de l’accès aux soins et du parcours des patients en PMA… Dans le cadre du « réarmement démographique » défendu par le chef de l’Etat il y a un an, les mesures contre l’infertilité restent en grande partie en suspens.
L’expression avait marqué les esprits : lors de son discours du 16 janvier 2024, Emmanuel Macron défendait un « réarmement démographique » du pays. Et promettait, parmi les principales mesures pour relancer une natalité française en berne, un « grand plan de lutte contre l’infertilité » – « fléau » et « tabou du siècle », selon les mots du président de la République. Un an plus tard, sur le terrain, l’électrochoc se fait toujours attendre, s’inquiète-t-on dans les rangs des soignants comme des associations de patients.
Pour Samir Hamamah, chef du service de biologie de la reproduction au CHU de Montpellier et coauteur d’un rapport sur les causes de l’infertilité, remis à l’exécutif en février 2022 et censé inspirer cette future « grande stratégie nationale », il y a urgence. « Tout est beaucoup trop lent alors qu’il y a le feu à la maison », dit le médecin, rappelant que plus de 3 millions de personnes en âge de procréer sont touchées par l’infertilité, potentiellement le double en comptant les partenaires. Par ailleurs, la courbe de la natalité « ne cesse de dégringoler ». En 2024, 663 000 bébés sont nés en France, soit 2,2 % de moins qu’en 2023, et 21,5 % de moins qu’en 2010, selon les données publiées par l’Insee mardi 14 janvier.
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JUILLET 2017 : ARTICLE – Pour Macron, le développement de l’Afrique passe par la baisse de la fécondité
Interrogé sur le développement de l’Afrique au G20, le chef de l’État a ciblé les « 7 à 8 enfants » des femmes africaines comme un problème « civilisationnel ». Des propos défendus par de nombreux spécialistes.
12/07/2017 FRANCE 24 Ségolène ALLEMANDOU
C’est « Le défi de l’Afrique, il est civilisationnel aujourd’hui », a déclaré Emmanuel Macron, samedi 8 juillet, en conférence de presse lors du G20 à Hambourg. « Quels sont les problèmes ? Les États faillis ou les transitions démocratiques complexes, la transition démographique qui est l’un des défis essentiel de l’Afrique”, a-t-il énuméré avant d’ajouter : “Dans un pays qui compte encore sept à huit enfants par femme, vous pouvez décider d’y dépenser des milliards d’euros, vous ne stabiliserez rien.”
Selon le président, la fécondité serait donc un facteur essentiel du sous-développement du continent africain. Les subventions destinées à doper la croissance économique seraient vaines car le problème du continent est avant tout démographique.
Face à de tels propos, les réseaux sociaux n’ont pas tardé à réagir pour dénoncer ce que les Internautes considèrent comme un faux-pas du président français qui cite des chiffres erronés.
Chiffres éloignés de la réalité
Il faut dire que les données avancées par Emmanuel Macron sont éloignées de la réalité. Selon une étude de l’ONG Population Reference Bureau datée de 2016, le taux de fécondité en Afrique s’élèvait à 4,7 enfants par femme contre 2,5 en moyenne dans le monde. En 1950, il était de 6,5.
Seul un pays affiche un taux de fécondité proche de celui évoqué par le président : le Niger avec 7,6 enfants. « Les propos d’Emmanuel Macron ne tiennent pas compte de l’aspect très composite du continent africain », commente Youssef Courbage, démographe à l’Institut national d’études démographiques (INED).
Selon le démographe et ancien expert des Nations unies, la déclaration du président ne concerne en fait que les pays francophones de l’Afrique subsaharienne, où la transition démographique n’a pas encore opéré, comme au Mali (6 enfants par femme) ou au Niger qui affiche le taux de fécondité le plus élevé au monde. « Dans ce pays fortement rural, les enfants sont sortis de l’école pour être utilisés comme une main-d’œuvre gratuite ou à bas coût », poursuit Youssef Courbage.
Selon lui, les pays du Maghreb central, comme le Maroc, la Tunisie ou encore l’Algérie, qui affichent respectivement un taux de 2,4, de 2,4 et de 3,1 – contre 2 pour la France – ne sont pas concernés par cette déclaration, au même titre que les pays subsahariens anglophones comme l’Afrique du Sud (2,4), le Botswana(2,8) ou encore la Namibie (3,6).
Vision anglo-saxone
Reste que la théorie avancée par Emmanuel Macron de réduire la fécondité pour amorcer le développement reflète la pensée de nombreux spécialistes africains. À commencer par Laurent Chalard, géographe de la population et membre du think tank European Centre for International Affairs. « Cette vision détonne car elle s’éloigne du discours habituel français selon lequel le développement économique passe par la lutte contre la corruption, explique-t-il. Le président a choisi de se rapprocher de la vision anglo-saxone, selon laquelle la politique de planning familial est indispensable pour créer un terrain favorable à la croissance ».
La France, qui fait figure des pays natalistes, a tendance à se détourner de la question du planning familial. « Il est difficile d’appliquer ailleurs ce qu’il ne se fait pas dans son propre pays », relève Laurent Chalard.
Mais le constat est sans appel, selon le géographe : aucune ancienne colonie française ne peut se targuer d’une croissance économique forte, affirme le chercheur, qui cite en contre-exemple le cas de l’Éthiopie : 10 % de croissance et 4 enfants par femme.
Facteur d’enrichissement
Autre argument avancé par les spécialistes : la baisse de la fécondité est un facteur favorable à la croissance économique. « Elle permet tout simplement d’augmenter la richesse moyenne par habitant », explique Youssef Courbage. Pour que l’Afrique sorte de la misère, « les pays doivent maintenir leur taux de croissance à 10 % pendant trois décennies, tout en réduisant leur taux de fécondité », surenchérit Laurent Chalard.
Sauf que sur ce point, un travail reste à faire sur les mentalités. D’ici à 2050, la population de l’Afrique devrait doubler, atteignant ainsi 2,4 milliards de personnes, avant de s’établir à 4 milliards vers 2100.