
A. L’indice de liberté économique par pays
L’indice de liberté économique est un indicateur fondé sur un ensemble de dix critères économiques, créé par la Fondation Heritage et le Wall Street Journal en 1995. Son objectif affiché est de mesurer la liberté économique dans les différents pays du monde.
Comme chaque année depuis 1995, l’Heritage Foundation de publie son indice de la liberté économique. Son objectif est de mesurer la liberté économique dans chaque pays du monde, sur une échelle de 0 à 100. Il se base sur 12 indicateurs : le respect des droits de propriété, l’intégrité du gouvernement, l’efficacité de la justice, la pression fiscale, la dépense publique, la santé des comptes publics, la liberté des échanges, la liberté du travail, la liberté monétaire, la liberté des affaires, la liberté de l’investissement et la liberté financière.
NOTA BENE :
Il existe un autre index produit par la fondation canadienne Fraser Institute, qui est idéologiquement peu différente de la fondation Heritage. Ses résultats diffèrent peu ceux de de la fondation Heritage et couvrent une période plus courte.

B. La France n’a cessé de rétrograder pour arriver au 63e rang mondial des libertés économiques…
La Fondation Héritage vient de publier sa dernière édition de l’indice de liberté économique. La France arrive, en 2025, à la 63è position (sur 184).
Déjà en 2025 la France ne figurait ni dans le top 20 mondial, ni dans le top 20 européen. Elle se classait au 62e rang mondial, derrière les Bahamas et devant le Guatemala, et au 32e européen, derrière la Serbie et devant la Bosnie-Herzégovine.
Notre pays chute depuis 2020 et la période covid. De 66, sa note est descendue à 62,5 en 2024. Elle n’est certes pas la seule à voir son indice diminuer, mais elle reste une mauvaise élève parmi les pays développés. Elle a toujours été l‘une des dernières en Europe occidentale depuis la création de l’indice en 1995.


C. DONNÉES ET ANALYSE
Ce sont surtout les dépenses publiques — jugées excessives — et le poids de la réglementation qui tirent la note vers le bas.
En 1995, la France était au même niveau que l’Estonie (ancien membre de l’URSS). Cette année, elle se retrouve 63ᵉ, derrière tous ces anciens pays communistes d’Europe centrale et de l’Est comme l’Estonie (8e), la Lituanie (16e) ou la République Tchèque (20e).
Selon la Fondation Héritage, la liberté économique favorise aussi la santé, l’éducation, l’innovation et la gouvernance démocratique, mais aussi semble-t-il la performance environnementale. A l’inverse l’économie planifiée et l’intervention massive de l’État donnent toujours de moins bons résultats que l’économie de marché. » Les défis structurels de transparence, d’efficacité et de gouvernance restent majeurs. À un moment charnière, les nations doivent choisir entre persévérer dans des politiques inefficaces ou réaffirmer leur engagement en faveur de la liberté économique, facteur clé de prospérité durable. »
La France (2024) a encore perdu cinq places et se situe désormais au soixante-deuxième rang mondial. L’Heritage Foundation explique le mauvais classement de la France comme suit : « La réglementation du travail est rigide et le marché du travail n’a pas la capacité de générer une croissance de l’emploi plus dynamique. Le gouvernement a partiellement ou totalement privatisé de nombreuses grandes entreprises, mais maintient une forte présence dans des secteurs tels que l’électricité, les transports publics et la défense ».
D. NOTRE DOSSIER :
1. ARTICLE D’AOÛT 2025 LA FRANCE RECULE AU 63 ème RANG POUR LES LIBERTÉS ECONOMIQUES
2. ARTICLE DE MARS 2025 : LA FRANCE AU 63 ème RANG
3. ARTICLE DE FÉVRIER 2024 : la France passe du 57e au 62e rang
4. ARTICLE DE MAI 2024 : LA FRANCE DÉGRINGOLE AU 62 ème RANG
5. ARTICLE DE JUIN 2023 : Liberté économique: la France peut beaucoup mieux faire
6. ARTICLE DE DÉCEMBRE 2018 : LA FRANCE RÉTROGRADE ET SE PLACE AU 57 ème RANG
1. ARTICLE D’AOÛT 2025 LA FRANCE RECULE AU 63 ème RANG POUR LES LIBERTÉS ECONOMIQUES
La France 63e au classement mondial des libertés économiques… et voilà à quoi nous le devons
ATLANTICO 22 08 25
La dernière édition de l’indice de liberté économique publié par la Heritage Foundation place la France à la 63e position mondiale. Si l’État de droit ou l’ouverture des marchés obtiennent de bons scores, ce sont surtout les dépenses publiques — jugées excessives — et le poids de la réglementation qui tirent la note vers le bas.
Un classement qui reflète autant la réalité française que la grille de lecture idéologique du think tank américain.Alexandre Delaigue est professeur d’économie à l’université de Lille. Il est le co-auteur avec Stéphane Ménia des livres Nos phobies économiques et Sexe, drogue… et économie : pas de sujet tabou pour les économistes (parus chez Pearson). …
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2. ARTICLE DE MARS 2025 : LA FRANCE AU 63 ème RANG
Le classement 2025 de la liberté économique dans le monde vient de sortir… rien d’euphorique…
Laurent N. 7 mars 2025 CLASSE EXPORT
Publié depuis 1995, le classement de la liberté économique du think tank américain The Heritage Foundation évalue 176 pays en se basant sur douze indicateurs regroupés en quatre grandes catégories : l’Etat de droit (le droit de propriété, l’intégrité du gouvernement, l’efficacité judiciaire), la prépondérance du gouvernement (les dépenses publiques, la pression fiscale), l’efficacité réglementaire (la liberté des affaires, la liberté de travail, la liberté financière) et l’ouverture des marchés (la liberté commerciale, la liberté d’investissement, la liberté financière). La moyenne des notes obtenues dans ces catégories permet d’obtenir un score global de liberté économique.
Pour l’édition 2025 de l’indice de liberté économique, rendue publique il y a quelques jours, les données collectées couvrent la période allant du 1er juillet 2023 au 30 juin 2024. Sur la base des scores obtenus (de 0 à 100), les pays sont classés en cinq catégories en fonction du niveau de liberté économique. Les pays ayant enregistré les scores les plus élevés (entre 80 et 100) sont considérés comme « économiquement libres » et en fin de classement, on retrouve les pays dits « répressifs » qui regroupent ceux ayant des scores inférieurs à 50 points.
Le rapport met en évidence la fragilité persistante de l’économie mondiale. Plusieurs facteurs continuent de peser sur la croissance, notamment les conséquences des politiques économiques adoptées pendant la pandémie, l’inflation élevée, l’invasion de l’Ukraine par la Russie et les tensions au Moyen-Orient. « De nombreux pays ont renoncé aux principes de liberté économique, compromettant ainsi leur reprise et leur résilience à long terme. » Certes, l’indice global de liberté économique s’est légèrement amélioré (+1,1 point à 59,7), mais il reste inférieur au seuil de liberté économique.
Cette année, seuls trois pays (contre quatre en 2024) sont classés comme « économiquement libres » avec des scores supérieurs à 80 : Singapour conserve la première place, suivi de la Suisse et de l’Irlande. Taïwan atteint son meilleur classement historique (4e). Quatre-vingt-neuf pays (soit 50 % de l’échantillon) sont « peu libres » ou « réprimés » avec des scores inférieurs à 60, dont 60 pays « majoritairement non libres » et 29 pays économiquement « réprimés », parmi lesquels la Chine et l’Iran. Parmi les évolutions notables pointées du doigt cette année, les États-Unis qui poursuivent leur déclin, tombant à la 26e place (avec un score de 70,2, l’un des plus bas de leur histoire) en raison d’une dépense publique excessive et l’Argentine qui enregistre l’une des plus fortes progressions, grâce aux réformes économiques du président Javier Milei.
En 1995, la France était au même niveau que l’Estonie (ancien membre de l’URSS). Cette année, elle se retrouve 63ᵉ, derrière tous ces anciens pays communistes d’Europe centrale et de l’Est comme l’Estonie (8e), la Lituanie (16e) ou la République Tchèque (20e). Aucun pays du continent africain ne figure dans la catégorie des économies « libres » et un seul est considéré comme « globalement libre », l’île Maurice.
…
L’Indice 2025 l’affirme une nouvelle fois : Il existe un lien fort entre liberté économique et dynamisme économique. Les pays adoptant des politiques de réduction fiscale, de simplification réglementaire et de lutte contre la corruption enregistrent de meilleures performances économiques. Les économies qualifiées de « libres » ou « majoritairement libres » dans l’Indice 2025 génèrent des revenus par habitant plus de deux fois supérieurs à la moyenne mondiale et plus de cinq fois supérieurs à ceux des pays économiquement « réprimés ».
La liberté économique favorise aussi la santé, l’éducation, l’innovation et la gouvernance démocratique, mais aussi semble-t-il la performance environnementale. A l’inverse l’économie planifiée et l’intervention massive de l’État donnent toujours de moins bons résultats que l’économie de marché. » Les défis structurels de transparence, d’efficacité et de gouvernance restent majeurs. À un moment charnière, les nations doivent choisir entre persévérer dans des politiques inefficaces ou réaffirmer leur engagement en faveur de la liberté économique, facteur clé de prospérité durable. »
3. ARTICLE DE FÉVRIER 2024 : la France passe du 57e au 62e rang ( 54 eme en 2022 )
Classement de la liberté économique : l’intrigant recul de la France, par Rainer Zitelmann
Idées. Cette année, la France passe du 57e au 62e rang mondial dans l’indice de l’Heritage Foundation. En cause, le marché du travail et la présence étatique dans les secteurs de l’électricité ou de la défense.
Par Rainer Zitelmann*. Publié le 27/02/2024 Ludovic MARIN / POOL / AFP
La France continue de reculer dans le classement annuel de la liberté économique. Depuis 1995, l’Heritage Foundation (NDLR : think tank américain de tendance libérale et conservatrice) analyse chaque année l’évolution de la liberté économique dans le monde. Le classement actuel couvre 176 pays et se fonde sur douze critères spécifiques.
La France, qui occupait la cinquante-septième place l’année dernière, a encore perdu cinq places et se situe désormais au soixante-deuxième rang mondial. L’Heritage Foundation explique le mauvais classement de la France comme suit : « La réglementation du travail est rigide et le marché du travail n’a pas la capacité de générer une croissance de l’emploi plus dynamique. Le gouvernement a partiellement ou totalement privatisé de nombreuses grandes entreprises, mais maintient une forte présence dans des secteurs tels que l’électricité, les transports publics et la défense ».
LIRE AUSSI : Johan Norberg : « Le capitalisme sauvera le monde ! »
Selon cet indice, seuls quatre pays (Singapour, Suisse, Irlande et Taïwan) sont considérés comme « libres » au sens le plus large du terme, tandis que vingt-deux pays sont considérés
4. ARTICLE DE MAI 2024 : LA FRANCE DÉGRINGOLE AU 62 ème RANG
Indice de liberté économique 2024 : bonnet d’âne pour la France
1 mai 2024. Aymeric Belaud CONTREPOINTS
Comme chaque année depuis 1995, l’Heritage Foundation vient de publier son indice de la liberté économique. Son objectif est de mesurer la liberté économique dans chaque pays du monde, sur une échelle de 0 à 100. Il se base sur 12 indicateurs : le respect des droits de propriété, l’intégrité du gouvernement, l’efficacité de la justice, la pression fiscale, la dépense publique, la santé des comptes publics, la liberté des échanges, la liberté du travail, la liberté monétaire, la liberté des affaires, la liberté de l’investissement et la liberté financière.
Le rapport l’annonce dès l’introduction : l’économie mondiale est dans une situation de fragilité, qui résulte de « mauvais choix de politique économique depuis la période de la pandémie de coronavirus, d’une inflation plus élevée, de l’invasion de l’Ukraine par la Russie et d’un conflit plus large au Moyen-Orient, parmi d’autres tensions économiques et géopolitiques. » Le think tank américain s’inquiète d’un recul de la liberté économique dans de nombreux pays ; recul d’autant plus regrettable que le rapport 2024 confirme que la liberté économique enrichit et développe les nations qui l’embrassent.
Etat global de la liberté économique dans le monde en 2024 : la France décroche
L’indice de la liberté économique permet de classer rapidement les pays les plus libres du monde. Voici les 20 plus remarquables, dans le monde sur le premier tableau, en Europe sur le second.
Top 20 des pays les plus libres économiquement en 2024

Source : https://www.heritage.org/index/pages/report
Top 20 des pays les plus libres économiquement en Europe

Source : https://www.heritage.org/index/pages/report
Au niveau mondial, c’est Singapour qui domine, devant deux pays européens, la Suisse et l’Irlande. On retrouve aussi au pied du podium Taïwan, suivi du Luxembourg et de la Nouvelle-Zélande.
L’Occident, terre où la liberté a vu le jour, compte 16 pays sur les 20 premiers dont 13 sont européens et 10 membres de l’UE. Notons que les cinq pays nordiques (Danemark, Suède, Norvège, Finlande et Islande), souvent présentés à tort comme des temples de la social-démocratie, sont tous présents dans le top 20 européen.
La France ne figure ni dans le top 20 mondial, ni dans le top 20 européen. Elle se classe au 62e rang mondial, derrière les Bahamas et devant le Guatemala, et au 32e européen, derrière la Serbie et devant la Bosnie-Herzégovine.
Notre pays chute depuis 2020 et la période covid. De 66, sa note est descendue à 62,5 en 2024. Elle n’est certes pas la seule à voir son indice diminuer, mais elle reste une mauvaise élève parmi les pays développés. Elle a toujours été l‘une des dernières en Europe occidentale depuis la création de l’indice en 1995.

Source : https://www.heritage.org/index/pages/all-country-scores
Nous voyons sur ce graphique que la courbe de la France est bien en dessous de celle des autres pays. En 2024, la Suisse est 1èreen Europe, l’Irlande 2e, la Norvège 7e, l’Allemagne 12e, le Royaume-Uni 17e et la France 32e. On peut également y voir la chute inquiétante de la Grande-Bretagne depuis la pandémie de covid : sa note était de 79,3 en 2020 ; elle est descendue à 68,6 en 2024, soit une perte de plus de 10 points en quatre ans. Les leçons de Margaret Thatcher ne semblent plus être écoutées.
Une comparaison avec les pays de l’ex-bloc soviétique qui ont fait le choix du développement économique et de la liberté, montre encore plus nettement le décrochage de la France, adepte de l’étatisme forcené.

Source : https://www.heritage.org/index/pages/all-country-scores
En 1995, la France était au même niveau que l’Estonie (ancien membre de l’URSS) ; en 2024, elle se retrouve derrière tous ces anciens pays communistes d’Europe centrale et de l’Est. L’Estonie, qui a pris un grand virage libéral depuis la chute du bloc de l’Est, a grimpé à la 5e place en Europe en 2024 ; la République Tchèque est 15e, la Croatie 22e, la Pologne 23e et la Roumanie 29e. Dans le top 20 européen des pays les plus libres, il y a 6 pays anciennement communistes (Estonie, Lituanie, Lettonie, République Tchèque, Bulgarie et Géorgie). Ils savent l’importance de la liberté économique dans le développement, les autres données du rapport de l’Heritage Foundation le démontrent.
Un pays plus libre, c’est un pays plus riche, plus développé et plus écologique
Cet indice de la liberté économique 2024 démolit les arguments socialistes et écologistes qui estiment que le libéralisme rend les peuples plus pauvres et pollue l’environnement.
Selon l’Heritage Foundation, la moyenne du PIB/habitant en parité pouvoir d’achat en 2022 était de 103 869 $ pour les pays classés les plus libres économiquement, ceux qui obtenaient une note globale supérieure à 80 (soit les quatre premiers du classement ; rappelons-les : Singapour, la Suisse, l’Irlande et Taïwan) contre 61 052 $ pour les pays plutôt libres (note supérieure à 70 comme la Norvège, l’Australie, le Chili et les Etats-Unis), 32 225 $ pour les pays modérément libres (note de plus de 60 comme le Portugal, le Japon, la France ou la Hongrie), 10 637 $ pour les pays plutôt non-libres (note inférieure à 60 comme la Colombie, le Maroc ou la Russie) et de 10 389 $ pour les régimes dit répressifs tels que le Pakistan, la Chine et le Venezuela.

Source : https://www.heritage.org/index/pages/report
Plus l’économie d’un pays est libre, plus ce pays est riche et moins les habitants sont pauvres ! Comme le montre l’infographie suivante, les pays répressifs et non-libres (de la 82e à la 176e place du classement) ont un taux moyen de pauvreté « multidimensionnelle » de 15,4 % contre 1,9 % pour les pays plutôt libres et modérément libres.

Source : https://www.heritage.org/index/pages/report
Certains objecteront que ces seules données ne peuvent pas refléter la réalité et qu’il faudrait étudier l’indice de développement humain, l’IDH, qui comprend plusieurs variables comme la santé, le niveau de vie et le niveau d’éducation. C’est en effet un bon indicateur… qui démontre là encore la supériorité de la liberté économique. Les pays les plus libres ont en effet l’IDH le plus élevé et moins un pays est libre, plus l’IDH est faible.

Source : https://www.heritage.org/index/pages/report
Et l’écologie dans tout ça ? Selon Sandrine Rousseau et Jean-Luc Mélenchon, le libéralisme et le capitalisme détruisent l’environnement. Eh bien non ! Là encore, l’étude des données de l’Heritage Foundation montre clairement que les pays les plus libres économiquement ont un indice de performance environnementale supérieur à celui des pays moins libres.

Source : https://www.heritage.org/index/pages/report
Légère régression de la liberté économique dans le monde : la France, un cas d’école
L’édition 2024 de l’indice de liberté économique confirme indéniablement les bienfaits du libéralisme (libertés économiques, État aux dimensions réduites et bien géré, respect de la propriété). Toutefois, l’Heritage Foundation s’inquiète. Il fait remarquer que tous les pays « sont confrontés à de nombreux défis structurels à long terme dans les domaines de la transparence, de l’efficacité, de l’ouverture et de l’efficience des pouvoirs publics. » Il pointe le fait que de nombreux pays depuis la pandémie de covid ont renoncé assez brutalement aux principes de la liberté économique et que cela « risque non seulement de compromettre une reprise économique plus forte, pourtant indispensable, mais aussi de sacrifier la résilience et la prospérité économiques à long terme. De nombreux pays dans le monde, par exemple, sont déjà embourbés dans une dette plus lourde qui prolonge la stagnation économique. » Le think-tank le rappelle : « La véritable capacité d’une nation à connaître une croissance et une prospérité durables dépend de la qualité de ses institutions et de son système économique. » La France est un exemple préoccupant. Notre pays est passé de la 57eà la 62e place de l’indice, la dépense publique y est la plus élevée de l’UE (58,1 % du PIB en 2022), la pression fiscale est la plus forte de l’OCDE avec un taux de recettes fiscales de 46,1 % du PIB, le déficit public énorme (5,5 % du PIB en 2023), et la dette publique ne cesse d’augmenter (110,6 % du PIB). Cela se traduit de manière sévère dans le classement : 7e pire pays en termes de pression fiscale, 21e pire pays pour la santé des comptes publics et l’un des pires aussi pour la dépense publique, avec Cuba !
Pour que la France sorte du marasme, les recettes sont évidentes, l’IREF ne cesse de les rappeler : le gouvernement, quel qu’il soit, doit corriger la trajectoire actuelle en s’inspirant des nombreux pays qui ont reconnu la supériorité de la liberté économique, et où elle s’est avérée cruciale sur tous les plans, celui du progrès comme celui de l’épanouissement de l’homme.

5. ARTICLE DE JUIN 2023 : Liberté économique: la France peut beaucoup mieux faire
Charles Wyplos. 27 juin 2023. TELOS
Les pourfendeurs du libéralisme aiment citer les États-Unis comme l’exemple type du capitalisme financier sauvage qui nous menace. Mauvaise pioche ! Dans le dernier classement mondial sur la liberté économique des pays, les États-Unis viennent en 25e place. Sur le podium, on trouve, dans l’ordre, Singapour, la Suisse et l’Irlande. La liberté économique est bien plus subtile qu’on ne le croit.
Ce classement est produit par la fondation américaine Heritage. Cette fondation est idéologiquement conservatrice mais son classement est généralement considéré comme sérieux[1]. Le classement repose sur un indice de liberté économique qui est construit sur la base de 12 critères décrits plus bas et regroupés en quatre catégories :
. Respect du droit
. Efficacité du système judiciaire
. Taille du « gouvernement » (de l’administration) et réglementations
. Ouverture des marchés
La liberté économique ainsi mesurée prend en compte les diverses contraintes qui pèsent sur l’activité économique comme, par exemple, le droit de propriété, la solidité des contrats privés, l’indépendance de la justice, les diverses formes de corruption, la pression fiscale, le poids de la dette publique, l’inclusion des femmes, la productivité du travail et la législation sur les licenciements, ou encore l’ouverture des frontières au commerce international. Une présentation détaillée de la méthodologie est disponible.
On peut, et on doit, toujours remettre en cause la liste des critères et la manière de les mesurer. Ceux qui concernent le système judiciaire ou la corruption ne devraient pas être controversés. D’autres, par contre, le sont. Un bon exemple est le droit de licenciement. Du point de vue strictement économique, tout ce qui le restreint (conditions limitatives ou primes) réduit la capacité des entreprises à être agiles pour faire face aux évolutions des marchés. Sous l’angle social, ces contraintes protègent les salariés, non seulement face aux mouvements économiques, mais aussi face à l’arbitraire des employeurs. C’est un vieux sujet, constamment débattu, qui oppose l’étroite efficacité économique et la justice sociale. La liberté économique n’est donc pas toujours bonne dans l’absolu. Il peut y avoir de bonnes raisons de la restreindre mais il faut alors accepter d’en assumer un coût en termes de croissance et, souvent, de niveau de vie. Le mérite de ce genre de classement est de nourrir le débat, laissant à chacun le soin d’en tirer ses propres conclusions.
Le dernier indice disponible, qui prend des valeurs comprises entre 0 et 100, correspond à l’année 2023. La France y occupe le 57e rang sur 176 pays. À titre de comparaison, l’Allemagne est à la 14e place et la Chine est en 154e position. Le Zimbabwe occupe la dernière place. Le classement complet est aisément accessible. Il est clair que, en comparaison internationale, la France n’a pas été assaillie par une impitoyable vague (néo) libérale. En fait, par rapport aux autres pays, elle a régressé depuis 1970. La figure suivante compare la situation en 1970 à celle de 2023, pour la plupart des pays de l’OCDE, plus Singapour, la Chine et la Russie. L’indice pour 1970 a été construit un peu différemment ; il varie de 0 à 10. Cette année-là, la France occupait la 18e place sur 48 pays classés. Son recul relatif ne signifie pas nécessairement que la liberté économique y a régressé, mais plutôt que de nombreux autres pays se sont libéralisés plus fortement.
Indice de liberté économique, 1970* et 2023

Note (*) : Pour les anciens pays d’Europe de l’Est, l’indice correspond à l’année 1985 au lieu de l’année 1970.
Source : Fondation Heritage.
Un aspect intéressant est l’apparente stabilité relative des différents pays. La France et ses voisins méditerranéens (Espagne, Italie et Grèce) étaient et restent moins économiquement libres que l’Allemagne, la Suisse et les pays scandinaves (qui sont aussi dans le quart nord-est de la figure) alors que la Chine et la Russie restent ancrées dans le coin sud-ouest. L’exception vient de l’Europe de l’Est, comme le montrent les positions de la Hongrie et de la Pologne. Cette observation suggère que, hors changements de régime politique, la liberté économique reflète un équilibre entre ceux qui veulent l’étendre et ceux qui s’y opposent. Ce n’est pas surprenant. Toute libéralisation produit des gagnants et des perdants, qui sont d’autant plus influents qu’ils sont favorisés par la situation de départ. Ce que nous avons vécu lors de la réforme des retraites en est un bon exemple. Avec un âge de départ à la retraite plus bas que dans la plupart des pays de l’OCDE, la réforme a suscité en France une opposition bien plus vigoureuse qu’ailleurs.
Si la liberté économique est une question de gagnants et de perdants, peut-elle servir l’intérêt général ? Une réponse est fournie par la figure ci-dessous qui compare les indices de liberté en 1985, quand a démarré une vague de libéralisation, et le revenu moyen en 2021, dernière année où les données sont disponibles pour la plupart des pays. Sont inclus les 82 pays pour lesquels ces données sont disponibles. L’indice de liberté pour 1985 est compris entre 0 et 5. Le revenu moyen est le PIB par tête calculé en dollars et corrigé des pouvoirs d’achat de chaque pays. Il apparaît très clairement que ces deux mesures sont liées. Les trois pays en tête pour la liberté économique le sont aussi pour le revenu moyen. Singapour arrive très loin en tête, avec un revenu moyen qui excède largement le double de celui de la France. Certes, c’est un petit pays qui a assuré sa richesse en construisant une place financière au cœur de l’Asie. La Suisse aussi bénéficie de sa place financière, mais ce n’est pas, et loin, sa seule source de revenus. L’Irlande est aussi spéciale car elle a utilisé un régime fiscal très attractif pour les multinationales opérant dans la technologie de l’information. Mais si l’on considère que chaque pays est une exception, on ne peut plus rien conclure.
Cela dit, la figure peut être interprétée de deux manières différentes. Il se peut que ce soit la liberté économique qui accroît le revenu moyen ou bien que ce soient les pays riches qui se libéralisent le plus. Cette dernière interprétation est peu probable. D’abord parce que la liberté est intentionnellement mesurée en 1980 et le revenu moyen en 2021 pour décrire le lent impact de la liberté économique sur la croissance subséquente. Ensuite parce que les travaux récents, qui s’efforcent d’établir formellement dans quel sens la causalité opère, concluent que c’est bien la liberté qui promeut la croissance parce qu’il est plus facile d’entreprendre lorsque la liberté économique est plus affermie.
Revenu moyen et liberté économique

Sources : Fondation Heritage et Banque mondiale.
Comme souvent, il est intéressant de comparer l’Allemagne et la France. L’Allemagne a misé sur son industrie. Ses grandes entreprises s’appuient sur une kyrielle d’entreprises de taille moyenne qui irriguent l’activité du pays. Méfiante à l’égard des subventions, elle a mis l’accent sur les conditions cadres qui ont permis à ce système de fonctionner. La France n’a pas eu de telles préventions à l’égard des aide étatiques, désormais bridées par le marché unique européen. Le résultat a été le développement des services, une activité dominée par des plus petites entreprises qui fleurissent en étant innovantes et qui, du coup, sont moins sensibles aux entraves à la liberté économique. Si l’Allemagne et la France sont moins bien classées que bien d’autres pays c’est parce qu’elles ont aussi choisi de protéger les salariés.
Le tableau suivant liste les classements de la France et de l’Allemagne en 2023, critère par critère. Les deux pays sont quasiment ex æquo en position respectable pour ce qui est du commerce international et la finance (réglementation, interventions du gouvernement). Ceci n’est pas surprenant puisque la plupart de ces questions sont décidées au niveau européen. Il en va de même pour les investissements (liberté de déplacer les capitaux depuis et vers le reste du monde, restrictions de nature protectionniste ou sécuritaire) et la liberté des entreprises (réglementations, risques qui pèsent sur les entreprises), sauf que l’écart entre l’Allemagne et la France se creuse. Pour ce qui est du respect du droit de propriété, de l’efficacité du système judiciaire et de l’intégrité du gouvernement, la France suit à distance l’Allemagne, qui est en relativement bonne position. Sur les cinq critères restants, les deux pays s’enfoncent dans les profondeurs du classement. En matière de marché du travail et de liberté des prix (qui prend en compte les mesures qui affaiblissent la libre concurrence comme des interventions sur la fixation des prix et des subventions), la France précède l’Allemagne. Sur les questions budgétaires, le classement est catastrophique. En Europe, en général, les dépenses publiques sont très importantes (elles représentent 58% du PIB en France) car les systèmes de protection sociale y sont plus développés, ce qui nécessite en contrepartie une fiscalité lourde. Par ailleurs, les déficits budgétaires sont souvent récurrents et se traduisent par des dettes publiques désormais très élevées. Mais ici, l’Allemagne fait beaucoup mieux que la France, ce qui explique son meilleur classement en termes de solidité budgétaire.
Classement mondial de la France et de l’Allemagne sur les 12 critères

Source : Fondation Heritage.
Mais ce qui apparaît aux yeux de certains (comme la conservatrice fondation Heritage) comme une intrusion de l’État dans les affaires économiques, est généralement considéré en Europe comme un progrès social, acceptant implicitement d’en payer le coût en matière de fiscalité et de croissance économique. Vu sous cet angle, il s’agit là d’un choix collectif et non d’une atteinte à la liberté économique. Cette idée conduit à recalculer l’indice de liberté économique en ignorant les deux critères des dépenses publiques et du poids de la fiscalité, tout en conservant le critère de solidité budgétaire car maitriser la dette publique croître n’est pas incompatible avec un système social très développé, comme le montre le cas de l’Allemagne.
Le tableau ci-dessous est le résultat de ce calcul. Il présente les deux classements, orignal et modifiés, de la France et de l’Allemagne, ainsi que ceux des cinq pays qui arrivent en tête avec la nouveau classement et, pour la curiosité, les cinq derniers. La France pointe désormais à la 30e position. C’est mieux, mais toujours loin derrière l’Allemagne. Les cinq premiers pays sont maintenant la Suisse et les pays scandinaves. Ces pays combinent liberté économique et un haut niveau de protection sociale qui les pénalise dans le classement original de la fondation Heritage. Au bas du tableau, le classement n’est modifié qu’en ce qui concerne Cuba, qui se flatte de disposer d’un solide niveau de protection sociale.
Classement modifié (sans les deux critères budgétaires)

Plusieurs conclusions émergent.
Premièrement, la liberté économique dope la croissance économique. L’impact sur une année donnée est faible et peut ainsi passer sous le radar mais, accumulé année après année sur des décennies, l’écart se creuse et devient tout à fait substantiel.
Deuxièmement, si le niveau de liberté économique varie considérablement d’un pays à l’autre, il change peut dans chaque pays, même sur des décennies. Une fois en place, les équilibres politiques pourvoient à cette stabilité, ce qui est heureux pour les pays du haut du tableau, mais calamiteux pour les autres. De nombreuses études expliquent cette difficulté à changer la donne par le rôle des groupes de pression qui bénéficient du statu quo.
Troisièmement, l’exemple de la Suisse et des pays scandinaves montre qu’il est possible de combiner la liberté économique et un haut niveau de protection sociale. Le libéralisme économique n’est pas synonyme de régression sociale.
Quatrièmement, la France est mal placée, depuis longtemps. Il appartient à ceux qui prétendent qu’elle a été submergée par une immense vague (néo) libérale de le démontrer. S’il y a eu libéralisation durant ces dernières années, elle a été modeste par rapport à ce qui se passe ailleurs dans le monde.
Cinquièmement, les deux critères qui plombent la France, et plus encore l’Allemagne, sont la rigidité du marché du travail et toutes mesures réglementaires et les subventions qui réduisent la liberté des prix. C’est un résultat que Macron semble avoir accepté au début de son premier mandat, mais il se heurte à toutes sortes de groupe de pression, y compris les contempteurs du (néo) libéralisme.
Sixièmement, on peut se demander ce qui se passerait si la France parvenait à atteindre le (modeste) niveau de liberté économique de l’Allemagne, et ainsi espérer combler son retard de revenu par tête. L’écart était en 2021 de 7300 $ par an. Pour une famille de quatre personnes, cela représente environ 30 000 $. Par rapport au Danemark, la différence est de 13 700 $ par personne, soit 54 700 $ pour quatre personnes. Je n’ose pas mentionner la Suisse.
[1] Il existe un autre index produit par la fondation canadienne Fraser Institute, qui est idéologiquement peu différente de la fondation Heritage. Ses résultats diffèrent peu ceux de de la fondation Heritage et couvrent une période plus courte.
L’AUTEUR
- Charles WyploszProfesseur d’économie, Institut de Hautes Etudes Internationales et du Développement (Genève)Contact Charles Wyplosz
6. ARTICLE DE DÉCEMBRE 2018 : LA FRANCE RÉTROGRADE ET SE PLACE AU 57 ème RANG
La France perd cinq places au classement des libertés économiques
17 décembre 2018. Laurent Pahpy CONTREPOINTS

La France perd chaque année un peu plus de libertés économiques. C’est ce que révèle l’indice des libertés humaines 2018 qui vient d’être publié. Établi par un consortium de think tanks dont le CATO Institute, le Fraser Institute et la Friedrich Naumann Foundation for Freedom, le classement mondial est accablant pour le pays des droits de l’homme : 25ème pour les libertés personnelles, 57ème pour les libertés économiques.



La France perd chaque année un peu plus de libertés économiques. C’est ce que révèle l’indice des libertés humaines 2018 qui vient d’être publié. Établi par un consortium de think tanks dont le CATO Institute, le Fraser Institute et la Friedrich Naumann Foundation for Freedom, le classement mondial est accablant pour le pays des droits de l’homme : 25ème pour les libertés personnelles, 57ème pour les libertés économiques.
L’indice des libertés humaines attribue une note sur 10 à près de 160 pays. Regroupant près de 80 indicateurs, il est divisé en deux grandes catégories. La première évalue l’état des libertés personnelles comme la libre-circulation, la liberté d’association ou la sécurité. La seconde correspond aux libertés économiques telles que le respect du droit de propriété, le système monétaire ou le commerce international. En 2016, date correspondant à la dernière évaluation, les cinq pays les plus libres étaient, dans l’ordre, la Nouvelle-Zélande, la Suisse, Hong-kong, l’Australie et le Canada. En fin de classement, on retrouve la Libye, l’Irak, le Yémen, le Venezuela et, enfin, la Syrie.Figure 1 : carte mondiale de l’indice des libertés humaines en 2016 (HFI 2018)
Figure 1 : carte mondiale de l’indice des libertés humaines en 2016 (HFI 2018)[/caption]
La France, avant-dernière en Europe de l’Ouest
La situation française n’est pas reluisante. Du côté des libertés personnelles, l’Hexagone a regagné les places qu’il avait perdues en 2015 à cause des assassinats terroristes contre Charlie Hebdo. Néanmoins, notre pays reste assez mal classé concernant l’état de droit, la liberté religieuse et la liberté de la presse.Figure 2 : indice des libertés humaines dans les pays d’Europe de l’Ouest
Figure 2 : indice des libertés humaines dans les pays d’Europe de l’Ouest[/caption]The Human Freedom Index 2018. » align= »center » />
Sur les questions économiques, de nombreux points noirs caractérisent la France. Avec une 57ème place, nous nous maintenons mais loin de l’excellence de la plupart des pays d’Europe de l’Ouest et du Nord. Par rapport à l’année dernière, l’Hexagone a même perdu cinq places.
« la France nuit aux libertés économiques par la taille excessive de son État »
Pour Tanja Porčnik, une des auteurs du rapport, « la France nuit historiquement aux libertés économiques par la taille excessive de son État, plus spécifiquement à cause de la dépense publique, de la redistribution et des subventions, et par le niveau de taxation marginale des hauts revenus. »
La France explose tous les records pour les impôts et les taxes : 48 % du PIB de prélèvements obligatoires pour 57 % de dépenses publiques et une dette qui augmente de 2000 € par seconde. Les dépenses publiques, les subventions et les redistributions forcées nuisent par définition à notre liberté de disposer du fruit de notre travail, car l’État choisit à notre place la manière de dépenser notre argent.
L’indice des libertés humaines égratigne aussi la France sur son incapacité à faire respecter les droits de propriété et la liberté contractuelle, comme avec la surprotection légale des locataires ou le droit de préemption de logements ou de terres agricoles. Les barrières tarifaires, mais surtout non tarifaires, font de la France un pays relativement protectionniste. Le libre-échange des capitaux est aussi très limité et réglementé dans notre pays.
Les normes obligatoires sur les activités industrielles et commerciales sont de véritables freins à la croissance. Concernant le marché du travail, la législation en matière de fixation des salaires, de licenciement et de négociation collective anticoncurrentielle contribue à créer du chômage de masse tout en altérant la compétitivité des firmes françaises.
Si notre pays a perdu cinq places, Tanja Porčnik l’explique notamment par « la croissance de la création monétaire en comparaison avec la production réelle, l’augmentation des taxes douanières et les pouvoirs plus importants offerts aux syndicats. » Rappelons que ces indicateurs sont comparés entre les années 2015 et 2016.
Liberté économique, liberté individuelle et démocratie sont intimement liées
Le classement des libertés humaines est bien entendu limité par son caractère théorique, par la nécessité de pondérer les différents éléments de l’évaluation et par la difficile définition de standards internationaux. Il présente néanmoins un intérêt pour révéler certaines tendances de fond.
La première concerne le lien empirique entre liberté individuelle et liberté économique. Aucun pays ne peut avoir l’un sans l’autre. Pour l’économiste Milton Friedman, « l’accroissement de la liberté économique va de pair avec l’accroissement des libertés civiles et politiques »[[Milton Friedman, Capitalisme et liberté, 1962.]]. Pour le prix Nobel, le marché libre et le droit de propriété sont des freins indispensables pour éviter de se retrouver avec un pouvoir politique despotique. Figure 3 : indice des libertés économiques en fonction des libertés personnelles
Figure 3 : indice des libertés économiques en fonction des libertés personnelles[/caption]The Human Freedom Index 2018 ; Gwartney et al., Economic Freedom of the World: 2017 Annual Report, traduit par l’IREF. » align= »center » />
La seconde tendance est que la liberté humaine est fortement corrélée à la prospérité (à l’exception notable des pays du Golfe assis sur la rente pétrolière). Les travaux d’Hernando de Soto sur la pauvreté montrent que reconnaître formellement le droit de propriété et la liberté contractuelle est indispensable pour éliminer la misère et permettre à tous de bénéficier du système productif.

Figure 5 : état de la démocratie et des libertés humainesFigure 5 : état de la démocratie et des libertés humaines[/caption]The Human Freedom Index 2018; Economist Intelligence Unit, Democracy Index 2016, traduit par l’IREF. » align= »center » />
Le classement des libertés humaines permet de rappeler les liens indissociables entre liberté individuelle, liberté économique, prospérité et démocratie. La situation française reste toujours aussi préoccupante, particulièrement sur les libertés économiques, ce qui pénalise la création de richesses et d’emplois. De nombreux pays ont su faire des réformes et ont rapidement atteint les premières places du classement. Des sources d’inspirationpour le gouvernement actuel ?Figure 6 : détail de l’indice des libertés humaines pour la France
Figure 6 : détail de l’indice des libertés humaines pour la France[/caption]The Human Freedom Index 2018. » align= »center »