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LES PROPOSITIONS DU « FRONT ÉCONOMIQUE » : SUFFIT-IL DE SE RÉCLAMER DU « CERCLE DE LA RAISON » POUR ÉVITER DES RECETTES QUI N’ONT PAS MARCHÉ ?

PRINCIPAL SOUTIEN (DERNIER?) ET INSPIRATEUR DE MACRON, LE MEDEF (ET LE CERCLE DE LA RAISON) PROPOSE LES SOLUTIONS DE … 2017

Le MEDEF et le cercle de la raison ont inspiré la politique économique depuis 2017. Ils ont observé depuis la mauvaise application de leurs recettes sans savoir alerter véritablement.

Cette politique économique préconisée repose quasi exclusivement sur une vision pro-entreprise de l’économie. Faute d’une application raisonnée de ce noyau et faute d’une vision globale, nous sommes face à un échec.

La politique prétendument de l’offre ( réduction des coûts de production principalement) s’est accompagnée par le laisser aller total d’Emmanuel Macron dans le domaine des dépenses publiques ( politique de la demande dite keynésienne, à l’opposé de celle de l’offre et l’abandon des réformes et soutiens aux politiques publiques. L’augmentation des dépenses de fonctionnement de l’Etat et de la dette a conduit à une impasse.

Malgré cette injection forte de dépenses publiques la croissance s’est ralentie. Aujourd’hui, le logiciel prétendument de la raison ne s’est pas renouvelé. Les préconisations sont limitées à certains secteurs de l’économie et il n’y a pas de vision globale de la société.

VOIR CERTAINES DE NOS PUBLICATIONS RELATIVES À LA POLITIQUE DE L’OFFRE

UNE POLITIQUE DITE DE L’OFFRE, CONTRARIÉE PAR UN KEYNESIANISME DÉBRIDÉ

https://metahodos.fr/2025/08/03/offre/

BUDGET : LE PASSIF CYCLOPÉEN DU RÉGIME MACRON DEVRA ÊTRE REMBOURSÉ PAR LES FRANÇAIS

https://metahodos.fr/2025/07/20/budget-le-passif-cyclopeen-du-regime-macron-devra-etre-rembourse-par-les-francais/

BILAN ÉCONOMIQUE DU RÉGIME MACRON : L’ÉCHEC D’UNE PRÉTENDUE POLITIQUE DE L’OFFRE

https://metahodos.fr/2025/07/29/lheure-du-bilan-economique-du-regime-macron-lechec-dune-pretendue-politique-de-loffre/

LES PRÉCONISATIONS DE LA « RAISON »

Le MEDEF soutient le plan Bayrou malgré qqs critiques de dernière minute heure. il avait largement dicté le programme Macron de 2017.

C’est Patrick Martin qui les a présentées espérant qu’elles inspireront le débat politique.

Une centaine de personnes, partageant une depuis octobre en sept groupes thématiques, sur la production, le taux d’emploi et les finances publiques.

Ses propositions sont variées et il est difficile d’en voir une ligne stratégique et en tout cas une vision globale de l’économie nationale.

Il est suggéré notamment de limiter le poids de l’État en diminuant le nombre de fonctionnaire « d’1,5 million », en supprimant 20.000 collectivités locales ou en limitant le nombre de ministres à 23.

Le « Front économique » propose également pour une nouvelle réforme des retraites, pour « travailler jusqu’à 64 ans et plus », avec l’introduction d’un âge pivot variable et de capitalisation pour améliorer la pension des retraités.

POUR UN NOUVEAU CHOC FISCAL AU BÉNÉFICE DES ENTREPRISRS COMME EN 2017

Ils réclament un « choc fiscal » en faveur des entreprises consistant à réduire les impôts de production en échange de la suppression d’aides jugées peu efficaces.

Ils proposent de remonter à 500.000 les constructions annuelles de logements. Ils sont enfin favorables à la signature du traité Mercosur, « sinon quelqu’un signera à votre place, la Chine », a estimé l’économiste Emmanuel Combe lors de la présentation du rapport à la presse.

Le « Front économique » avait été lancé dans la foulée des législatives anticipées de juin avec l’économiste Philippe Aghion. Patrick Martin a expliqué avoir ressenti alors « une forme de dépit » devant la campagne électorale, des sujets « importants » n’ayant « pas été pris en compte ou sous un angle insuffisamment travaillé et pertinent ».

LE REGARD BIEN DIFFÉRENT D’UN CHEF D’ENTREPRISE ENGAGÉ : M.E. LECLERC

« UTILISONS L’ARGENT DES RICHES »: LECLERC DÉNONCE UNE « DRAMATURGIE » AUTOUR DE LA DETTE ET APPELLE À RELANCER LA CROISSANCE

TITRE BFM QUI POURSUIT :

« Michel-Edouard Leclerc, président du comité stratégique du leader français des supermarchés E.Leclerc, a qualifié ce lundi 1er septembre lors du JT de France 2 de « dramaturgie » les propos du gouvernement autour de la question de la dette, appelant à parler croissance.

« Personne ne parle de croissance », a constaté Michel-Édouard Leclerc, interrogé par Léa Salamé. Or selon lui, « la meilleure manière de rembourser une dette, c’est d’aller chercher du chiffre d’affaires, c’est d’aller chercher de la croissance ». « Ce n’est pas la peur qui va mobiliser les Français », estime-t-il.

« Il y a presque 10 millions de personnes qui sont en dessous du seuil de pauvreté. Donc en fait, ils sont avides (…) de chercher des promos », etc. Mais « aujourd’hui, le contexte politique, l’illisibilité, les effets d’annonce, aussi bien des parlementaires que du gouvernement accroissent cette anxiété », selon le grand patron.

Favorable à une réforme fiscale pour plus de justice sociale

« À la fin, ce ne sont pas les financiers qui vont foutre en l’air la croissance de la France, qui vont déclasser la France, c’est la consommation qui va tomber en panne. Or, aujourd’hui, la moitié de la croissance, c’est la consommation ».

Selon lui, « une réforme fiscale pour plus de justice sociale se justifie en elle-même ». « La moitié des Français retraités ou salariés gagnent moins de 1.900 balles par mois. Qu’est-ce qu’on va aller chercher pour leur demander des efforts supplémentaires pour la gestion des comptes publics ? », a dit Michel-Édouard Leclerc.

Donnant l’exemple du logement social et de l’hôpital, il affirme: « utilisons l’argent des riches, créons un fonds souverain. Il y a des actifs à la clé, ce n’est pas grave de faire de la dette pour financer des actifs ».

Interrogé par Léa Salamé sur la possibilité qu’il se présente à l’élection présidentielle de 2027, Michel Edouard Leclerc a répondu non. « Je pense qu’aujourd’hui, on m’attend sur le terrain », a-t-il déclaré. »

1. ARTICLE – Travail, fiscalité, formation… Le Medef dévoile les propositions du Front économique pour enrayer le décrochage français

Par  Gilles Boutin LE FIGARO 30 08 25

Sous l’impulsion de l’organisation patronale, une centaine d’économistes, chefs d’entreprise et experts ont élaboré un document de 35 grandes propositions, pour rattraper le retard économique et budgétaire accumulé.

« Ce qui avait conduit à la constitution de ce Front économique  l’année dernière est encore plus vrai aujourd’hui. » Au lendemain de l’université d’été du Medef, la Rencontre des entrepreneurs de France (REF), le « patron des patrons » Patrick Martin continue d’alerter sur le marasme politique et budgétaire actuel ainsi que sur la conjoncture internationale menaçante. Ce « Front » constitué d’une centaine de chefs d’entreprise, économistes et experts, présidé par Philippe Aghion, et adossé à plusieurs think-tanks, avait été lancé en fanfare en octobre 2024 dans une situation politique incertaine – déjà.

Il entend proposer des solutions clé en main à tous les gouvernements à venir, pour enrayer « le décrochage français », en s’inspirant de ce qui fonctionne chez nos voisins. Le temps perdu par la France sur ses voisins, qui, eux, ont opéré les réformes structurelles et les réorientations budgétaires nécessaires au financement de leur industrie et de leur défense, ne peut…

…/…

2. ARTICLE – « Cessons de tourner en rond » : le patron du Medef Patrick Martin présente les propositions du Front économique

Le Front économique mis sur pied par Rexecode et le Medef a présenté 35 propositions économiques. En vue de peser sur le débat politique en général, et sur l’élection présidentielle de 2027 en particulier.

PIERRE-HENRI DE MENTHON. 29 AOÛT 2025 CHALLENGES

Patrick Martin, le président du Medef, a terminé une semaine très dense en présentant ce vendredi 29 août avec des économistes et des dirigeants de grandes entreprises 35 propositions : « Une pièce de doctrine pour provoquer un sursaut ». Sous le label de Front économique, l’initiative coordonnée par l’institut Rexecode vise à donner matière à réflexion, et à « nourrir »les politiques dans la perspective, bien sûr, de l’élection présidentielle de 2027. « Dépité par la tournure du débat public, court-termiste et tactique », le président du Medef veut lui redonner de la profondeur, tout en cultivant pragmatisme et réalisme : « On tourne en rond, il nous faut un récit ».

Cercle de la raison

Même si Garance Pineau, ex-conseillère d’Emmanuel Macron et actuelle directrice générale du Medef est l’une des chevilles ouvrières de ces travaux, qui ont mobilisé depuis des mois une centaine d’experts, d’universitaires et de dirigeants d’entreprise, Patrick Martin insiste sur le fait que les propositions n’engagent pas son organisation, sachant que « le Medef sera bien sûr amené à s’en inspirer ».

La seule limite, explique l’économiste Emmanuel Combe (Paris I Panthéon Sorbonne, Skema), qui a participé aux travaux, était de rester dans « le cercle de la raison ». Le Front économique, dont on ne sait pas très bien quel sera le destin, a en effet vocation à dégager des consensus, qui peuvent être applicables et insérés dans des programmes politiques.

Signer le Mercosur

Consensus par exemple, dixit le même Emmanuel Combe, sur la nécessité de signer d’urgence des accords commerciaux bilatéraux, (comme le traité Mercosur), alors que Donald Trump multiplie les barrières tarifaires et enterre le multilatéralisme. Concernant les efforts liés à la transition écologique, le Front économique ne cède pas à la pression américaine du backlash. Il faut continuer à investir massivement (de 60 à 80 milliards d’euros par an selon Rexecode), tout en prenant en compte le fait que les finances publiques sont exsangues.

La solution est la taxe carbone et le mécanisme de marché conçu par l’Europe, cher à Christian Gollier (par ailleurs éditorialiste de Challenges), « même s’il doit être amélioré ». Autre solution : la mobilisation de l’épargne, avec un mécanisme incitatif de fléchage. Et cela même si, en France, « entre les fourmis et les génies, il y a toujours Bercy » souligne drôlement Ross McInnes, président de Safran.

Le message des patrons à Bayrou

Ce dernier a porté l’un des chantiers les plus brûlants du moment. Celui des finances publiques et des aides publiques aux entreprises. Un rapport sénatorial a chiffré ces dernières à 211 milliards d’euros par an, et le Premier ministre François Bayrou a convenu la veille à l’université d’été du Medef (La Ref) que ce chiffre était surévalué, en parlant de 100 milliards. Ross McInnes, lui évoque malicieusement le montant de 50 milliards d’aides directes, qui figurait dans un rapport du haut-commissaire au plan François Bayrou.

Effacement parallèle

Ce dernier, lors de son « grand oral patronal » du 27 août, a de nouveau proposé de réduire ces aides en échange d’un engagement de simplification des normes qui entravent l’activité des entreprises. Un « deal » qui ne sied pas vraiment au Front économique qui prône « l’effacement parallèle » qui consiste en gros a réclamé une baisse de 50 milliards des impôts de production en échange d’une baisse de 50 milliards du niveau des aides aux entreprises.

Le terme d’« aide », d’ailleurs ne fait pas partie de la novlangue patronale. « Je préfère parler de compensation, mais notez qu’à la fête de l’Humanité, ou j’ai mon rond de serviette, on parle plutôt de cadeaux aux entreprises », rigole Patrick Martin. Partisan du dialogue, le patron du Medef, qui la veille a fait taire les sifflets visant Manuel Bompard (LFI) à la Ref, est beaucoup moins sévère que d’autres sur le bilan de l’actuel gouvernement.

Patrick Martin, dernier allié de François Bayrou

Il considère par exemple que le « conclave » sur les retraites aura permis des avancées, notamment concernant l’acception du concept de « capitalisation » qui est « de moins en moins tabou ». Et qui figure bien sûr dans les 35 propositions du Front économique.

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