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LE TRÈS GRAND NOMBRE DE PERSONNES PRIVÉES DE TRAVAIL CONSTITUE UN PROBLÈME GRAVE POUR NOTRE SOCIÉTÉ

« L’absence d’emploi fracture la nation, nourrit la division, pèse sur la croissance », estime un collectif transpartisan d’acteurs publics

Un collectif de députés et d’acteurs publics, parmi lesquels Bruno Morel, Marie-Agnès Poussier-Winsback et Stéphane Viry, plaide dans une tribune au « Monde » pour une réduction de l’inactivité professionnelle. Ils n’y voient pas seulement une mesure bénéfique pour les finances publiques, mais aussi pour l’équilibre social et la cohésion nationale.

A l’heure où la France consomme plus qu’elle ne produit, un mot d’ordre résonne : il faudrait travailler plus. Soit. Pour ceux qui le souhaiteraient, pour ceux qui le pourraient, travaillons plus. Mais, surtout, travaillons tous !

La véritable faiblesse de notre économie n’est pas tant le nombre d’heures travaillées que le nombre de personnes privées de travail. L’enjeu n’est pas seulement la productivité, c’est l’inclusion par l’activité de tous ceux qui sont exclus de l’emploi, avec toutes les conséquences sociales et économiques que cette exclusion génère. Pourtant, il existe une solution simple, forte, capable de rassembler les sensibilités, de retisser le lien national, de redonner chair à notre pacte républicain. Cette solution, c’est l’emploi pour tous.

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Derrière les 7 % de chômage, ce chiffre abstrait que l’on présente trop souvent comme un relatif succès, se cache une réalité contrastée. D’un côté, des secteurs entiers en pénurie de main-d’œuvre qualifiée et, de l’autre, ceux qui, privés de toute activité, sombrent dans l’isolement, l’exclusion et la perte de repères. Dans un cas comme dans l’autre, la conclusion est la même : l’absence d’emploi fracture la nation, nourrit la division, pèse sur la croissance et mine la cohésion.

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Cette fracture a un prix. Au moment où l’Etat traque 44 milliards d’euros d’économies, rappelons que la privation d’emploi coûte 43 milliards chaque année. Voilà la véritable dette sociale, voilà le vrai fardeau, celui qui épuise les comptes publics et fragilise la société.

Le meilleur levier d’insertion

Réduire l’inactivité, ce n’est pas seulement une ambition sociale, c’est aussi un calcul intelligent en faveur des finances publiques pour permettre aux personnes privées d’emploi de contribuer par leurs apports au redressement des comptes et à la prospérité économique de la nation. Seuls des moyens suffisants alloués par les pouvoirs publics aux dispositifs de retour vers l’emploi permettront de répondre durablement à cette ambition …

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