
UN EXÉCUTIF QUI A PRÉVU 23,3 MILLIARDS DE HAUSE D’IMPÔTS ET 35,3 MILLIARDS D’AMPUTATION DU POUVOIR D’ACHAT ACCUSE LE PARLEMENT DE « SORCELLERIE FISCALE »
Le projet de budget 2026 dévoilé par l’exécutif révèle une réalité alarmante pour les Français, marquée par une amputation massive de leur pouvoir d’achat, estimée à 35,2 milliards d’euros.
Contrairement à ce qui a été annoncé, les impôts et taxes supplémentaires atteindront 23,2 milliards, et la hausse des dépenses se chiffre à 29,3 milliards.
Des mesures controversées, telles que le gel du barème de l’impôt sur le revenu, la suppression d’avantages fiscaux, et l’impact sur les retraités, s’ajoutent à la facture.
En somme, les promesses de l’exécutif semblent démenties par une réalité budgétaire aux effets dévastateurs sur le quotidien des citoyens.
« C’est la pelle qui se moque du fourgon » ( ou bien : « C’est l’hôpital qui se moque de la charité »
L’expression « c’est l’hôpital qui se moque de la charité » est employée à l’encontre d’une personne se moquant d’une autre qui a le même défaut qu’elle.
Le Parlement a ajouté des impôts nouveaux, a supprimé des surcroîts d’impôts… avec globalement – semble-t-il – une baisse du niveau de fiscalité. Et cela a réduit la capacité à diminuer le déficit.
Ceci n’empêche pas l’exécutif de reprocher à l’opposition parlementaire des votes de fiscalités nouvelles… « sorcellerie fiscale « .
LES AFFICHAGES DE L’EXÉCUTIF NE RÉSISTENT PAS AUX RÉALITÉS – MENSONGE ET APPROXIMATION ?
METAHODOS a opéré une analyse du budget proposé par Bayrou puis LECORNU . Celle ci donne – malgré bien des opacités – la plus juste mesure possible des effets du projet de budget sur la fiscalite et le pouvoir d’achat.
Les affichages de l’exécutif ne résistent pas aux estimations faites par le Haut Conseil, par les experts ou par l’administration elle même parfois :
PRÉCÉDENTE PUBLICATION
AUTOPSIE DU BUDGET : 35,3 Mds D’AMPUTATION DU POUVOIR D’ACHAT / 23,3 Mds DE FISCALITÉ / 29,1 Mds DE HAUSSE DES DÉPENSES
L’EXECUTIF ORGANISE UNE VÉRITABLE MASCARADE DE VOTE BUDGÉTAIRE
Le gouvernement laisse les différents groupes politiques adopter des mesures à la fois contradictoires et non évaluées…
IL REPRENDRA LA MAIN ( loi spéciale ou ordonnances )
tout en sachant que vraisemblablement les délais ne seront pas respectés et que l’exécutif reprendra la main et fera adopter un budget par loi spéciale ou par ordonnance
MISE À JOUR DU 14 11 25
2. ARTICLE – Budget 2026 : ces quatre amendements à 42 milliards qui ne plaisent pas à l’administration
Trois amendements LFI et un amendement RN créant de nouvelles recettes sont vivement critiqués par Bercy à cause de leurs implications juridiques. «Libération» a consulté les notes de l’administration.
ParAnne-Sophie Lechevallier 13/11/2025 LIBÉRATION
Le gouvernement a choisi de conserver les amendements votés à l’Assemblée lors de la transmission au Sénat des projets de budget, qu’ils lui plaisent ou non. Ce sera le cas de quatre d’entre eux qu’il avait écartés jusqu’à présent de ses chiffrages. Ces dispositifs approuvés dans la première partie du projet de loi de finances pour l’an prochain, à propos de laquelle la discussion vient de reprendre dans l’hémicycle du Palais-Bourbon, ne totaliseraient pas moins de 42 milliards d’euros de recettes supplémentaires.
Ces amendements sont «notoirement anticonstitutionnels» et «notoirement inapplicables», a martelé ce jeudi 13 novembre au matin la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin.
«Il ne serait ni possible ni dans l’intérêt des finances publiques que ces dispositions soient appliquées»,
a-t-elle ajouté devant les députés, afin d’inciter les parlementaires à ne pas les conserver dans la suite de l’examen du texte.
1. ARTICLE – Budget 2026 : Le ministre de l’Economie inquiet de « la sorcellerie fiscale »
Article de 20 Minutes avec AFP
Tout en plaidant pour « un budget de compromis », Roland Lescure juge « inapplicable » la taxe sur les bénéfices des multinationales
Budget 2026 : Le ministre de l’Economie inquiet de « la sorcellerie fiscale »bras de fer budgétaire – Tout en plaidant pour « un budget de compromis », Roland Lescure juge « inapplicable » la taxe sur les bénéfices des multinationales
Un impôt sur la fortune improductiveCette niche fiscale, qui sera débattue à l’Assemblée nationale, est critiquée par le PS notamment, qui y voit un moyen pour diminuer les droits de succession lors des héritages. Elle aurait engendré une perte de recettes fiscales de 5,5 milliards d’euros en 2024, selon Le Monde, qui a consulté une synthèse d’un rapport de la Cour des comptes à paraître dans les prochaines semaines.
Selon un calcul de la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin, les mesures votées jusqu’ici relèvent le taux de prélèvements obligatoires à 45,1 % du produit intérieur brut (PIB), « plus qu’en 2013 où il était à 44,8 % ». Cela n’intègre pas l’impôt sur la fortune improductive voté vendredi soir, qui n’est pas encore chiffré.