
Dupond-Moretti déterre la hache de guerre pour défendre MACRON : LE DERNIER HÉROS ?
Attal une « création du président »,
Philippe est « à la loyauté ce que Richter est au séisme« …
Dupond-Moretti déterre la hache de guerre. L’ancien ministre de la Justice, Éric Dupond-Moretti, s’est fendu d’une sortie remarquée en dénonçant l’attitude de Gabriel Attal et Edouard Philippe.
Les deux ont publiquement « lâché » Emmanuel Macron ces dernières semaines.
Le premier a demandé à Emmanuel Macron de planifier sa démission après l’adoption du budget, tandis que le second s’était vengé de la dissolution en déclarant « ne plus comprendre les décisions » du président de la République.
Édouard Philippe a rempilé sur France 2 : « J’ai beaucoup de respect pour le président qui m’a nommé Premier ministre, mais je ne lui dois rien ». Son départ serait la « seule décision » jugée « digne », car elle « permettrait de contenir une situation de très grande instabilité, dont Emmanuel Macron serait responsable.
Trois anciens Premiers ministres ont en effet tourné le dos au chef de l’État en 48 heures
En seulement 48 heures, trois anciens Premiers ministres ont en effet tourné le dos au chef de l’État. Tandis qu’Édouard Philippe réclame une élection présidentielle anticipée, Gabriel Attal affirme « ne plus comprendre les décisions » d’Emmanuel Macron. De son côté, Élisabeth Borne s’est montrée favorable à une « suspension » de la réforme des retraites, qu’elle a elle-même mise en place.
« Quelques rats quittent le navire »
Un manque de loyauté supposé qui n’a pas plu à Éric Dupond-Moretti. Et ce, déjà il y a trois semaines sur BFMTV lorsqu’il lançait : « Quelques rats quittent le navire ». Invité de Public Sénat ce jeudi 30 octobre, l’ancien avocat a ressorti les « flingues » en qualifiant de « scandaleuse » l’attitude d’Edouard Philippe. « Il est à la loyauté ce que Richter est au séisme, une référence », a-t-il commenté, non sans ironie avant de s’adresser au principal intéressé dont il attend peut-être une réponse : « Vous aviez promis lorsque vous aviez quitté le gouvernement que vous seriez totalement loyal au président. Que nenni, c’est une promesse de nuit… »
Je le fais aussi pour régler des comptes avec certaines personnes
« Il s’agit surtout de moi, et de l’injustice qui m’a été faite par quelques magistrats nommément cités dans le spectacle. Il y a eu 30 000 articles qui ont concerné mon affaire et j’ai compté sur les doigts de la main ceux qui respectaient ma présomption d’innocence. C’est aussi l’occasion pour moi d’expliquer ces choses. »
« Bafoué mais pas perdu, puisque j’ai gagné au procès. Je le fais aussi pour régler des comptes avec certaines personnes, je le dis très clairement. Seulement ces gens-là ne sont pas habitués à ce qu’on dise les choses et qu’on les mette en cause, alors qu’ils se sont tout autorisés avec moi. »
«Dérive sécuritaire» : la passe d’armes entre Dupond-Moretti et Darmanin
L’ancien ministre de la Justice a taclé son successeur en septembre en lui reprochant de commenter les décisions judiciaires. Le garde des Sceaux lui a répondu en affirmant «remettre de l’ordre dans nos prisons».
« Le débat public est tronqué » : Éric Dupond-Moretti attaque la chaîne CNews et Mediapart
En août, l’ancien ministre de la Justice avait accusé la chaîne d’information en continu de nourrir « l’insécurité » et d’entretenir un climat « délétère », visant notamment son animateur Pascal Praud. Qui lui a répondu en l’invitant à venir dans son émission.
Par ailleurs, pour Éric Dupond-Moretti, les journalistes de Médiapart sont « des journalistes militants ».
ARTICLE – Éric Dupond-Moretti, l’avocat d’Emmanuel Macron lancé contre «les rats qui quittent le navire»
Par Tristan Quinault-Maupoil LE FIGARO
De Gabriel Attal à Édouard Philippe, l’ancien garde des Sceaux s’en prend aux macronistes en rupture de ban.
Éric Dupond-Moretti tourne les pages de son agenda pour relever les villes où il est attendu. Pornic le 15 novembre prochain avant Poitiers, Sanary-sur-Mer, Bruxelles ou encore Rabat… Depuis le début de l’année, sa pièce J’ai dit fait le récit de son ancienne vie de ministre. « Sous la Grèce antique, quand ni Gutenberg ni le téléphone portable n’avaient fait leur œuvre, la politique, c’était d’abord le théâtre. J’aime beaucoup ce contact direct », glisse l’ancien garde des Sceaux, victime de la dissolution et des nouvelles alliances contraintes des macronistes.
Je ne suis pas pour que l’on fasse payer les détenus, je ne suis pas pour la suppression du sursisÉric Dupont-Moretti
À distance de l’exécutif, il vient aussi de prendre la plume pour faire le bilan de son action. Dans Juré, craché (Éditions Michel Lafon), il revient sur ses quatre années Place Vendôme. Une longévité rare dont l’héritage peine à être valorisé.« J’ai entendu l’actuel ministre de la Justice parler de révolution… Et même d’une révolution de “bon sens”. J’ai trouvé ça un peu hard… », dit-il de Gérald Darmanin, son ancien…
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