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ENCORE UNE PROMESSE (237) PRÉSIDENTIELLE VIOLÉE : LE MERCOSUR

« La FNSEA et la Coordination rurale folles de rage après le revirement de Macron sur le traité commercial »

TITRE 20 Minutes avec AFP 07/11/2025 QUI POURSUIT : « Après avoir affirmé au monde agricole « sa ferme opposition » à cet accord, Emmanuel Macron se dit désormais plutôt enclin à l’accepter, déclenchant la colère des agriculteurs »

DE « FERME OPPOSITION «  À « TOUT CELA VA DANS LE BON SENS »

« Tout ça va dans le bon sens », a déclaré Emmanuel Macron à l’issue du dernier Conseil européen, le 23 octobre à Bruxelles, évoquant l’accord commercial entre l’Union européenne (UE) et les pays du Mercosur. Il qualifiait pourtant ce même accord d’« inacceptable » en février, face à la foule réunie au Salon de l’agriculture.

Qu’est-ce qui a bien pu changer entre ces deux événements ? Certainement pas le texte de l’accord, de l’aveu même de la Commission européenne.

LA TRIPLE FAUTE DE MACRON SUIVIE D’UNE TRAHISON

Macron n’avait pas été vigilant au moment de la négociation, ni à sa conclusion et a finalement accepté un texte qu’il jugeait inacceptable.

En faisant le choix de suivre la Commission européenne sur l’accord UE-Mercosur il a également decidé de tourner le dos aux agriculteurs.

ABSENCE D’INFLUENCE À BRUXELLES

Des clauses de sauvegarde ont été ajoutées mais elles ne constituent à aucun moment une protection solide pour le monde agricole : nous savons en revanche qu’elles ne sont qu’une grossière couverture pour masquer le revirement d’Emmanuel Macron. Ces clauses de sauvegarde permettraient ainsi d’augmenter temporairement les droits de douane sur les produits agricoles importés des pays du Mercosur afin de stopper des préjudices graves pour l’agriculture européenne.

Une nouvelle promesse après la trahison : des clauses dans le vent

Le texte de loi les concernant ne sera voté qu’après l’adoption de l’accord en lui-même, et non en même temps que celui-ci. Autant dire qu’il s’agit là d’une promesse dans le vent.

FNSEA : « un reniement total » et une « rupture avec l’agriculture française »

Les représentants agricoles, la FNSEA – syndicat majoritaire – ont ni plus ni moins dénoncé « un reniement total » de Macron et une « rupture avec l’agriculture française ».

3ème posture : La « tête basse » de l’impuissance et de la tromperie révélées

Des déclarations qui ont conduit – de l’étranger – à changer une troisième fois de posture : il a tenté de nuancer ses propos : « Je suis plutôt positif, mais je reste vigilant parce que je défends aussi les intérêts de la France »,

ARTICLE – La FNSEA dénonce « une rupture avec l’agriculture française » après des propos d’Emmanuel Macron

Le principal syndicat agricole déplore « un reniement total » d’Emmanuel Macron, qui s’est dit jeudi soir « plutôt positif » face à la possibilité d’accepter l’accord commercial entre l’Union européenne et le Mercosur. 

Le Monde avec AFP. 07 novembre 2025 LE MONDE

L’accord commercial entre l’Union européenne et le Mercosur doit permettre à l’Europe d’exporter, entre autres, plus de voitures, de machines ou de vins. Mais il facilitera aussi l’importation de bœuf, de volaille, de sucre ou de miel venant de l’autre côté de l’Atlantique. Alors que les agriculteurs font front contre lui, Emmanuel Macron s’est dit jeudi soir « plutôt positif » sur la possibilité de l’accepter.

« Je suis plutôt positif, mais je reste vigilant parce que je défends aussi les intérêts de la France », a déclaré le président français aux journalistes au sujet de cet accord très critiqué, s’exprimant en marge du sommet des chefs d’Etats qui précède la COP30 à Belem, au Brésil.

« Nous avons été entendus par la Commission, qui non seulement nous a donné une réponse positive sur les clauses de sauvegarde, mais a souhaité aussi apporter des soutiens en particulier au secteur de l’élevage, apporter aussi un renforcement des protections de notre marché intérieur avec un renforcement de notre union douanière », a ajouté Emmanuel Macron.

Dans « les semaines qui viennent », la Commission européenne va mener un « travail » avec le Mercosur « pour que ces clauses soient acceptées », a-t-il complété.

Emmanuel Macron assure être « cohérent »

Destiné à libéraliser les échanges entre l’Union européenne et les pays d’Amérique du Sud, dont les deux géants Brésil et Argentine, le traité du Mercosur avait été signé à la fin de 2024. Adopté le 3 septembre 2025 par la Commission européenne, le texte doit encore être approuvé par les 27 pays membres avant d’entrer en application.

Emmanuel Macron avait auparavant affirmé à plusieurs reprises que cet accord n’était « pas acceptable en l’état », alors que les agriculteurs français redoutent une « concurrence déloyale » des Sud-Américains.

« J’ai été cohérent depuis le début. J’ai dit qu’en l’état, il n’était pas acceptable, c’est pour ça que je vous dis qu’il est en train d’être changé. Et donc si ces clauses sont bien mises en œuvre qui n’existaient pas dans l’accord, à ce moment-là nous considérons que cet accord peut être acceptable », a-t-il affirmé à Belem.

Les clauses de sauvegarde mentionnées par le chef de l’Etat ouvrent la voie à une augmentation temporaire des droits de douane sur les produits agricoles importés des pays du Mercosur, en cas de préjudices pour l’agriculture européenne.

Pour Annie Genevard, « le compte n’y est pas »

Mais beaucoup doutent de l’applicabilité de ces clauses. La FNSEA, le principal syndicat agricole, dénonce pour sa part vendredi « un reniement total » d’Emmanuel Macron et « une rupture avec l’agriculture française ». 

« Cette déclaration, prononcée qui plus est à Belem, au cœur du territoire de nos concurrents agricoles, sonne comme un nouvel affront, déplore ainsi Arnaud Rousseau, son président, sur  le réseau social X. Nous ne laisserons pas brader notre modèle, nos emplois ni notre souveraineté. Nous appelons les eurodéputés français à faire bloc pour s’opposer à cet accord inacceptable et à défendre nos producteur. »

La ministre de l’Agriculture Annie Genevard a reconnu elle-même vendredi que les garanties obtenues par la France n’étaient pas suffisantes. « Les lignes rouges de la France sont connues depuis le départ (…) Et aujourd’hui, même s’il y a des avancées, le compte n’y est pas », admet-elle dans un message posté sur X.

Mercredi, à l’issue d’une rencontre entre le président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, la présidence brésilienne a annoncé dans un communiqué qu’ils étaient « disposés à signer » l’accord lors du sommet du Mercosur, le 20 décembre à Rio de Janeiro.

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