
MACRON ET BARROT VEXÉS (?) RESTENT SILENCIEUX PENDANT 5 Heures
Il aura fallu attendre 5 heures pour qu’E Macron réagisse en remerciant le Président Allemand en le qualifiant de « tiers de confiance « .
Un avion militaire allemand va le transférer cet après-midi d’Alger vers Berlin, accompagné par l’ambassadeur d’Allemagne
Transféré en Allemagne pour être soigné en Allemagne.
« Cette demande a retenu son attention en raison de sa nature et de ses motifs humanitaires », a indiqué la présidence en précisant que « l’État allemand prendra en charge le transfert et le traitement » de Boualem Sansal.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a exprimé devant les députés son « soulagement à l’annonce des autorités algériennes, d’avoir gracié Boualem Sansal »
Le Premier ministre français a exprimé devant les députés son « soulagement à l’annonce des autorités algériennes, d’avoir gracié Boualem Sansal », souhaitant que l’écrivain « puisse rejoindre ses proches au plus vite » et « être soigné ». Il a aussi « remercié du fond du cœur celles et ceux qui ont contribué à cette libération, fruit d’une méthode faite de respect et de calme ».
Nombreuses réactions de soulagement, Présidente de l’AN, Psdt du Sénat, Atal, Le Pen, Glucksman…
Retailleau dit sa «très grande joie» à l’annonce de la grâce de Sansal par Alger
L’ancien ministre de l’Intérieur et patron de la droite Bruno Retailleau, partisan d’une ligne ferme à l’encontre de l’Algérie, a réagi très sobrement mercredi à l’annonce de la grâce de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, exprimant son «immense soulagement» et sa «très grande joie».
«Après un an de détention arbitraire, Boualem Sansal va enfin retrouver les siens et retrouver la France à laquelle il avait tant manqué. C’est un immense soulagement et une très grande joie», a écrit sur le réseau social X l’ancien patron de la place Beauvau.
RSF espère que la grâce de Sansal sera suivie de la libération de Gleizes
L’ONG de défense de la presse Reporters sans frontières (RSF) a espéré mercredi que la grâce de l’écrivain Boualem Sansal par l’Algérie sera suivie de la libération du journaliste français Christophe Gleizes, qui doit être rejugé dans ce pays début décembre.
«La libération de (Boualem) Sansal est un geste d’humanité qui amorce un apaisement des relations franco-algériennes. Nous espérons que Christophe Gleizes, condamné à sept années de prison pour avoir fait son travail de journaliste, pourra retrouver les siens à l’issue de son procès en appel le 3 décembre prochain», a réagi Thibaut Bruttin, directeur général de RSF, dans un communiqué.
1. ARTICLE – L’Algérie gracie l’écrivain Boualem Sansal après une demande du président allemand
L’Algérie a accepté une demande de l’Allemagne de gracier et transférer l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, emprisonné depuis un an, dans ce pays pour qu’il puisse y être soigné.
Par Les Echos. 12 nov.
L’écrivain Boualem Sansal est libéré. L’Algérie a accepté une demande de… l’Allemagne de gracier et transférer l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, emprisonné depuis un an, dans ce pays pour qu’il puisse y être soigné, a indiqué un communiqué de la présidence algérienne ce mercredi.
Le président algérien Abdelmadjid Tebboune « a répondu favorablement » à une demande de son homologue Frank-Walter Steinmeier, « concernant l’octroi d’une grâce en faveur de Boualem Sansal », selon le communiqué officiel. Le président allemand avait demandé que l’écrivain, condamné en appel en juillet à cinq ans de réclusion, soit gracié et bénéficie de soins médicaux en Allemagne « compte tenu de son âge avancé […] et de son état de santé fragile ». « Le président a réagi à cette demande, qui a retenu son attention en raison de sa nature et de ses motifs humanitaires », selon le communiqué.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a exprimé devant les députés son « soulagement à l’annonce des autorités algériennes, d’avoir gracié Boualem Sansal », souhaitant que l’écrivain « puisse rejoindre ses proches au plus vite » et « être soigné ». Il a aussi « remercié du fond du coeur celles et ceux qui ont contribué à cette libération, fruit d’une méthode faite de respect et de calme ». La semaine dernière, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, avait souligné que la France menait un « dialogue exigeant » avec Alger pour obtenir sa libération….
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2. ARTICLE – Boualem Sansal gracié par le président algérien : on vous raconte près d’une année de combat pour obtenir la libération de l’écrivain
franceinfo 12/11/2025
L’Algérie a accepté mercredi une demande de l’Allemagne de gracier l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, emprisonné depuis presque un an jour pour jour. Critique du pouvoir algérien, il était au cœur d’une brouille diplomatique entre Paris et Alger et avait été condamné en appel à cinq ans de prison ferme en juillet, notamment pour « atteinte à l’unité nationale ».
La fin du calvaire. L’Algérie a accepté, mercredi 12 novembre, une demande de l’Allemagne de gracier et transférer dans ce pays l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, 81 ans, emprisonné depuis près d’un an et malade. Ses soutiens n’ont eu de cesse de se mobiliser, en secouant le monde politique et en frappant aux portes des grandes institutions pour demander qu’il soit libéré et ait accès à des soins médicaux. Mercredi après-midi, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a exprimé le « soulagement » du gouvernement après l’annonce de la grâce de l’écrivain.
Arrêté le 16 novembre 2024 en Algérie, Boualem Sansal s’est retrouvé au cœur d’une bataille diplomatique entre Paris et Alger. Il avait été condamné en première instance, puis en appel, à cinq ans de prison ferme, notamment pour « atteinte à l’unité nationale », par la justice algérienne.
Tout a commencé avec une étrange disparition, au mitan du mois de novembre 2024. Plusieurs médias évoquent alors une arrestation de l’écrivain à l’aéroport d’Alger, alors qu’il revenait d’un déplacement en France. Habitué des provocations et des critiques envers le pouvoir autoritaire algérien, Boualem Sansal a franchi une ligne rouge dans une interview accordée au média d’extrême droite Frontières. Dans cet entretien, il estime que l’Algérie a hérité sous la colonisation française de territoires appartenant jusque-là au Maroc.
Le monde littéraire se mobilise
Cinq jours après cette « disparition », Emmanuel Macron se dit « très inquiet » de la situation de l’écrivain. Les proches de Boualem Sansal vont alors rapidement s’organiser. Gallimard, sa maison d’édition, réclame sa « libération immédiate » après son « arrestation par les services de sécurité algériens ». A l’initiative de la Revue politique et parlementaire(Nouvelle fenêtre), un premier comité de soutien international avec de nombreuses personnalités est monté afin de faire pression sur les autorités françaises et ne pas oublier l’écrivain, atteint d’un cancer.
« Cette détention (…) s’assimile à une non-assistance à personne en danger. »Le comité de soutien de Boualem Sansal
dans un communiqué
Dès les premiers jours, le monde littéraire se mobilise. « Son arrestation m’insupporte. La place d’un intellectuel est autour d’une table ronde, autour d’un débat d’idées et non en prison », réagit son compatriote Yasmina Khadra. L’auteur franco-algérien Kamel Daoud, prix Goncourt 2024, dénonce dans Le Point(Nouvelle fenêtre) le fait que son « frère » soit « derrière les barreaux, comme l’Algérie tout entière ». Les prix Nobel de littérature Annie Ernaux, Jean-Marie Le Clézio, Orhan Pamuk et Wole Soyinka, ainsi que plusieurs écrivains dont Salman Rushdie et Roberto Saviano, réclament à leur tour la « libération immédiate » de leur collègue dans une tribune(Nouvelle fenêtre).
Mais rapidement, l’affaire Boualem Sansal se retrouve au cœur de la plus grave crise diplomatique entre Paris et Alger depuis des décennies, avec des désaccords tenaces sur les dossiers de l’immigration ou encore du Sahara. L’Algérie « entre dans une histoire qui la déshonore, à empêcher un homme gravement malade de se soigner. Ce n’est pas à la hauteur de ce qu’elle est », tance Emmanuel Macron début janvier. « Des propos du président français qui déshonorent, avant tout, celui qui a cru devoir les tenir de manière aussi désinvolte et légère », réagit le ministère des Affaires étrangères algérien, dénonçant « une immixtion inacceptable dans une affaire interne algérienne ».
Sa captivité devient politique
Les soutiens de l’écrivain ne relâchent pas pour autant la pression. En parallèle des actions auprès de la justice algérienne, ils tentent aussi de mobiliser la communauté internationale. L’avocat de l’écrivain saisit ainsi le Haut-Commissariat des droits de l’homme de l’ONU pour contester une « détention arbitraire ». Au Parlement européen, une résolution(Nouvelle fenêtre) est largement votée pour condamner « l’arrestation et la détention de Boualem Sansal » et réclamer« sa libération immédiate et inconditionnelle ».
Les initiatives se multiplient et le 18 février, une soirée de soutien est organisée à l’Institut du monde arabe à Paris. « Les dernières nouvelles n’étaient pas excellentes. Trois mois, c’est long pour lui », déclare son éditeur Antoine Gallimard. « Surtout quand on ne sait pas si ces trois mois vont se transformer en six mois, en un an… » De son côté, Le Figaro(Nouvelle fenêtre) publie une tribune de membres du comité de soutien, appelant Emmanuel Macron à utiliser « des leviers » pour « faire libérer ». Ils évoquent alors « une remise en cause du régime favorable des visas consenti à l’Algérie par l’accord du 27 décembre 1968 ».
« Amadouer le pouvoir algérien ne fonctionne pas. »Des membres du comité de soutien à Boualem Sansal
dans « Le Figaro », en février 2025
L’affaire prend un tour politique. La droite et l’extrême droite montent en première ligne sur le dossier. Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, ne rate pas une occasion de déclarer son admiration pour l’écrivain et le groupe d’extrême droite propose au Parlement européen la nomination de l’écrivain pour le Prix Sakharov. La droite reproche aussi à l’Elysée une stratégie trop passive. De fait, le gouvernement français navigue entre la ligne dure souhaitée par le ministre de l’Intérieur de l’époque, Bruno Retailleau, et la volonté de ne pas perdre le dialogue du côté du ministère des Affaires étrangères.
A l’Assemblée nationale, une nouvelle résolution est adoptée début mai appelant à la « libération immédiate » de Boualem Sansal et à subordonner au respect des « engagements internationaux en matière de droits humains » toute « coopération renforcée » entre l’Algérie et la France, et plus généralement l’Europe. Le texte, sans valeur contraignante, est adopté avec 307 voix contre 28 – une partie de la gauche critique la formulation de certains paragraphes, jugés trop offensifs. Puis à l’initiative du Rassemblement national, une résolution est votée fin octobre pour abroger l’accord de 1968 afin de faire pression sur le pouvoir algérien. « Je ne crois pas à l’abrogation de cet accord, mais à sa renégociation », réagit alors le Premier ministre Sébastien Lecornu.
Une grâce comme dernier espoir
En parallèle, les actions symboliques se poursuivent. A l’initiative de David Lisnard (LR), président de l’Association des maires de France, une soixantaine de municipalités rendent hommage en juin à travers l’opération #JeLisSansal. Au festival d’Avignon, des lectures sont également organisées pour rendre hommage à l’auteur. Il est même élu à l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique. Début novembre, le prix Renaudot poche est même décerné à Boualem Sansal pour son roman Vivre (Folio, 2025). Mais ni les pétitions, ni les résolutions, ni les distinctions honorifiques ne permettent à l’auteur du Serment des barbares et de 2084 : la fin du monde de sortir de prison.
Après la confirmation de sa condamnation en appel, l’écrivain renonce à se pourvoir en cassation et ses proches se tournent alors vers la possibilité d’une grâce du président algérien Abdelmadjid Tebboune. L’écrivain algérien Yasmina Khadra plaide d’ailleurs la cause de son compatriote auprès du dirigeant algérien. Mais les espoirs sont régulièrement douchés, comme le 5 juillet, lors du 63e anniversaire de l’indépendance de l’Algérie. « Le gouvernement algérien nous a baladés pendant deux mois », déplore la présidente de son comité de soutien, l’ancienne ministre Noëlle Lenoir, sur France Inter(Nouvelle fenêtre).
« Nous gardons espoir, nous pensons qu’il sera libéré. C’est impossible que l’Algérie prenne la responsabilité de sa mort en prison. »Noëlle Lenoir, présidente du comité de soutien de Boualem Sansal
sur France Inter, en juillet 2025
Le comité de soutien de l’écrivain revendique alors 1 500 membres issus de 20 nationalités, mais l’inquiétude continue de grandir concernant l’état de santé de Boualem Sansal. Fin août, la fille de l’écrivain montre des signes d’impatience, en assurant « ne pas voir de lumière au bout du tunnel ». « J’attendais beaucoup plus » du gouvernement français, lâche Sabeha Sansal, « désespérée », lors d’une soirée de soutien à Autun (Saône-et-Loire). Le bout du tunnel a fini par arriver. « J’étais pessimiste mais j’y ai toujours cru »,a déclaré Sabeha Sansal à l’AFP quelques minutes après l’annonce de la grâce de son père.
https://www.pandesmuses.fr/megalesia25/noii/fum-liberte
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